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« On a passé une tempête et il y en aura d'autres »

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C'est un Marc Bergevin d'excellente humeur et particulièrement amusant qui est monté sur la scène du Victorin de Victoriaville, afin de s'adresser aux membres de la Chambre de commerce et d'industrie Bois-Francs/Érable.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Peut-être rendu plus loquace par l'heureuse séquence de son équipe, c'est un Marc Bergevin d'excellente humeur et particulièrement amusant qui est monté sur la scène du Victorin de Victoriaville, mercredi soir, afin de s'adresser à 450 personnes d'affaires membres de la Chambre de commerce et d'industrie Bois-Francs/Érable.

Le directeur général des Canadiens de Montréal a blagué sur les rumeurs de transaction, affirmant qu'il avait reçu un « texto » d'un homologue plus tôt dans la journée, et n'a pas manqué de revenir sur le début de saison de sa formation.

« On a passé une tempête et il y en aura d'autres tempêtes, assure l'homme de hockey. Dans ce temps-là, il faut rester concentré sur les choses qu'on a à faire. À Chicago, on a gagné la coupe en 2010 avant de se faire éliminer en première ronde contre Phoenix l'année suivante. Il y a des hauts et des bas dans une saison de hockey ».

Félicité par un homme d'affaires sur sa capacité à prendre le blâme pour les récents insuccès de la Sainte-Flanelle, Bergevin n'a pas caché que ça a discuté fort dans l'entourage de l'équipe au cours des journées qui ont suivi sa sortie publique. Si son rôle commande qu'il prenne les choses en main, il doit tout de même s'assurer que ses acolytes remplissent leurs fonctions adéquatement.

« Je ne suis pas quelqu'un qui va pointer du doigt, je prends mes responsabilités et je les assume. Je n'ai pas toutes les réponses, mais je suis entouré de gens qui voient 125 parties de hockey par année », ajoute-t-il.

Souvent l'objet des reproches des partisans, le dg des Canadiens depuis mai 2012 aurait pu continuer de se la couler douce, loin des caméras, à titre de directeur adjoint des Blackhawks de Chicago, mais il ne regrette absolument pas de s'être joint à la formation de son enfance. Il estime être l'homme de la situation.

« La différence entre Montréal et Chicago, c'est qu'ici les gens sont passionnés. Après une défaite, les partisans lancent leur chandail, ils parlent constamment du rendement de l'équipe, essaient de trouver des solutions, y vont de leur suggestion. Des fois, ça peut être plus difficile, mais ce sont des passionnés et je ne changerais pas d'endroit, j'adore ça », statue-t-il.

Dans son plan de carrière, Marc Bergevin s'était donné comme objectif de prendre les rênes d'une équipe à l'âge de 50 ans. Les Canadiens lui ont permis de devancer quelque peu cette planification, l'embauchant à 47 ans.

Le mot pour rire

Si c'était la première fois que Bergevin s'adressait à une foule aussi importante, il n'a rien laissé paraître. Vif d'esprit, le directeur s'est lancé sans filet. Généreux et très drôle, il a épaté la galerie de ses anecdotes.

Il a notamment raconté que sa résidence natale de Pointe-Sainte-Charles était tellement petite qu'il devait sortir à l'extérieur pour se changer les idées et qu'il avait obtenu son permis de conduire dans la boutique arrière d'un concessionnaire automobile, avec l'aide de Denis Savard, sans jamais avoir suivi de cours de conduite. « Certains diront que ça paraît », a-t-il rigolé.

La journée de repêchage de Marc Bergevin a été particulièrement mémorable. Lorsqu'il a entendu son nom être nommé par les Blackhawks, il était tellement nerveux qu'il a glissé et a descendu les estrades sur son postérieur. C'est son habit blanc qui en a subi les conséquences. « À tous les repêchages, j'espère qu'un autre joueur tombe, mais ça n'arrive pas », a-t-il lancé.

En tant que joueur, Bergevin a changé d'équipe à sept reprises. Il a raconté qu'à un certain moment, il changeait d'équipe assez fréquemment que ses bagages étaient toujours une destination derrière. Il se souvient de son arrivée avec les Canucks de Vancouver, au lendemain de l'incident Bertuzzi-Moore, son directeur général, Brian Burke, lui avait indiqué que sa présence dans le vestiaire était inespérée et que son rôle était de détendre l'atmosphère.

« Je l'ai regardé et je lui ai dit : mon stock est dans mon auto. Je vais le chercher où je ne fais que m'occuper du vestiaire », se souvient-il.

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