Tous les espoirs sont permis

Les Harfangs de l'école secondaire du Triolet amorceront... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Les Harfangs de l'école secondaire du Triolet amorceront la 57e édition du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec jeudi, contre la République tchèque.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) « Quand tu es un jeune hockeyeur, tu rêves de jouer un jour dans la LNH. Quand tu regardes ton parcours, avec du recul, parmi tous les souvenirs dont tu te rappelles le plus, une participation au Tournoi international pee-wee de Québec arrive en tête de lice. »

L'entraîneur-chef de l'équipe pee-wee AAA des Harfangs de l'école secondaire du Triolet Samuel Collard sait très bien de quoi il parle.

Alors que sa troupe amorcera sa participation à la 57e édition du tournoi jeudi contre les Knights de la République tchèque, Collard s'est remémoré sa propre participation à cette classique annuelle. Il avait alors un certain David Perron comme ailier.

« On représentait à l'époque les Castors de Sherbrooke et on était dans la classe Québec, si je me souviens bien. On s'est rendus en demi-finale contre les petits Remparts de Québec, un match disputé devant 13 000 personnes au Colisée de Québec. C'était vraiment impressionnant, pour des petits gars de 11 ou 12 ans de jouer devant autant de monde. Ça fait partie de mes très bons souvenirs! »

Collard n'a pas eu à chercher très loin pour trouver les bons mots afin de motiver sa troupe, et de la garder concentrée, en vue de ce match de jeudi, disputé dans le tout nouveau Centre Vidéotron.

« Les gars ne sont pas nerveux, mais plutôt excités, je dirais. On a mis surtout l'accent sur la visualisation de l'exécution, sur ce que chacun des joueurs a à faire sur la glace, et non à soulever la coupe à la fin du tournoi. On se concentre sur ce qui est gérable, afin d'être prêts avant la grosse tornade que représente ce tournoi. Il y a énormément de distractions pour tout le monde et c'est correct; il faut profiter du moment tout en restant concentrés sur les objectifs », a dit Collard.

Ce dernier dirige une formation solide, qui fait partie de l'élite de sa catégorie au Québec.

En conséquence, il est logique de croire que les Harfangs peuvent faire un bout de chemin. S'ils gagnent jeudi, ils poursuivront leur périple en disputant leurs matchs subséquents au Centre Vidéotron.

Dans la Ligue d'excellence du Québec, les Harfangs trônent en tête du classement de la division Centre grâce à une fiche de 18 victoires, cinq défaites et sept matchs nuls, donc 70 points au classement en 30 rencontres.

Au classement général, ils sont deuxièmes au Québec derrière les Lions du Lac Saint-Louis Nord, avec leurs 20 victoires, trois défaites et cinq matchs nuls pour 71 points au classement.

L'approche qui a guidé les Harfangs pendant toute la saison sera très utile à Québec, suggère Samuel Collard. En effet, pas facile de se préparer à affronter un adversaire lorsqu'on ne le connaît pas.

« Justement, on a une belle saison jusqu'à présent, car on n'a jamais focusé sur l'équipe qu'on allait affronter. J'ai toujours dit aux gars, tu dois battre le gars en face de toi. On n'a pas de stratégie précise, même si on peut s'ajuster en cours de match tout en respectant les paramètres, les forces, de notre équipe. »

« C'est notre profondeur qui explique notre deuxième position au Québec, tout le monde peut contribuer aux succès de l'équipe. De la fin octobre à la fin de la période des Fêtes, on n'a pas perdu de match, on a fait la finale au Tournoi de Saint-Hyacinthe, début janvier et ensuite, on a connu des difficultés avec notre implication. À Waterloo, on a perdu nos trois matchs, mais on a chauffé la Beauce, qui a gagné le tournoi », a rappelé Samuel Collard, à propos de son équipe qui comprend seulement deux joueurs de première année.

« On n'est pas encore dans la phase compétition, de notre processus. Logiquement, on atteint cette phase à temps pour les séries éliminatoires. Mais pour l'instant, le processus amène des résultats, même si le résultat du match n'est pas ce qu'il y a de plus important. On veut prendre un match à la fois, à Québec, et je veux qu'on s'engage à fond à chaque match. On verra où ça va nous mener. »

Pour ce tournoi à Québec, les Harfangs porteront les couleurs du Phoenix de Sherbrooke.

Une équipe expérimentée

Les Harfangs de l'école secondaire du Triolet se présentent à Québec avec une formation aguerrie, puisque seulement deux de ses joueurs sont de première année, soit Mathis Perron et Carl-Étienne Michel. Mais il est à parier que les projecteurs seront braqués en grande partie sur Justin Robidas qui, en plus d'être le meilleur compteur de l'équipe, et l'un des meilleurs au Québec au pee-wee AAA, est le fils de Stéphane Robidas, défenseur pour les Maple Leafs de Toronto.

À la différence de son paternel, Justin évolue plutôt à l'attaque, où il fait montre d'un flair offensif certain, dit son entraîneur.

« J'irais même jusqu'à dire que c'est un petit génie pour son âge, il a une excellente capacité d'anticipation et de très bonnes habilités individuelles. On l'a vu venir depuis l'an dernier et il remplace même avec le bantam AA. C'est un gars capable de créer de l'offensive. »

Samuel Collard et le personnel d'entraîneurs des Harfangs peuvent aussi compter sur le paternel pour donner un coup de pouce lors des entraînements.

Présentement sur la liste des joueurs blessés à long terme chez les Leafs, Stéphane Robidas a tout de même reçu la permission de Toronto de pouvoir, à l'occasion, chausser les patins et prodiguer quelques conseils aux défenseurs de l'équipe.

« Depuis quelques semaines, il s'implique avec nous et c'est vraiment super pour les gars. Tout le monde bénéficie de sa présence. Il m'aide aussi dans ma progression en tant qu'entraîneur; je lui demande son avis sur le déroulement des rencontres ou sur d'autres aspects pertinents et il le fait avec détachement; des fois, avoir un regard externe permet de réaliser plein de choses », a dit Samuel Collard.

Samuel Collard avait aussi de bons mots pour Zachary Michaud, qui évoluait pee-wee AA l'an dernier. « Il progresse une étape à la fois et il a cette capacité d'élever son jeu quand la situation le commande. Il est déterminé, travaillant et engagé. »

Quant aux deux jeunes de sa formation, M. Collard croit qu'ils sont sur la bonne voie.

« Carl-Étienne est originaire de Magog et il était attaquant, auparavant. Il s'est converti au poste de défenseur l'été passé et jusqu'à présent, il se débrouille plus que bien. Il a une bonne vision, une bonne technique, et c'est un joueur qui ne panique pas. »

« Quant à Mathis Perron, c'est un excellent athlète qui fait aussi très bien en soccer. Il a une excellente compréhension du jeu, au-dessus de la moyenne, même. Dans le jargon, on dit qu'il a un bon hockey sense. C'est aussi un très bon marqueur. Notre relève se porte bien! »

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