Se croiser les doigts

N'en déplaise à Marc Bergevin, les spectateurs ne... (Archives, La Presse)

Agrandir

N'en déplaise à Marc Bergevin, les spectateurs ne sont pas dupes, ils voient chaque soir que le Canadien a de la difficulté à compétitionner, car il manque cruellement de talent offensif.

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) COMMENTAIRE / La présente descente aux enfers du Canadien a été largement documentée, les principales raisons ont été évoquées, et les quelques solutions possibles, avancées. La contrition du directeur général du Canadien Marc Bergevin fut, à cet égard, révélatrice. Il faut se croiser les doigts.

Arrêtez de chercher midi à quatorze heures pour trouver les raisons pour lesquelles le CH culbute au classement; le mal est fait. Maintenant, les solutions à apporter ne sont pas légion.

Marc Bergevin le sait, Michel Therrien le sait, les joueurs le savent.

Oubliez une transaction majeure; les besoins du Canadien sont, au moins, d'ajouter deux attaquants pour son top- 6, dont un joueur de centre établi et un ailier droit.

En échange, le Canadien n'a que trop peu à offrir et seules ses valeurs sûres (Price, Galchenyuk, Pacioretty, Subban et Gallagher) doivent susciter de l'intérêt chez les homologues de Marc Bergevin, et on comprendra l'état-major de ne pas vouloir céder à la tentation.

Et acquérir un joueur vedette n'est pas toujours gage de succès; regardez la saison de Phil Kessel avec les Penguins de Pittsburgh et vous comprendrez...

Oubliez aussi le congédiement de Michel Therrien; en conséquence des éléments mentionnés précédemment, il serait injuste de faire payer Therrien pour les insuccès de l'équipe. Les spectateurs ne sont pas dupes, ils voient chaque soir que le Canadien a de la difficulté à compétitionner, car il manque cruellement de talent offensif.

Cette équipe, son système de jeu et son âme, tout ça est bâti autour de Carey Price. Il est le meilleur joueur de l'équipe, le meneur, l'inspiration. Son absence n'explique pas l'aplaventrisme de ses coéquipiers en son absence, mais ça, c'est une autre histoire.

Alors il ne reste plus qu'à espérer que la blessure de Carey Price ne compromette pas sa saison; qu'il puisse revenir quelque part en février, et que le Canadien puisse se maintenir près des séries éliminatoires en attendant.

Mais ne soyez pas dupes, si la descente aux enfers se poursuit, il se pourrait fort bien que Price soit opéré pour cette blessure qu'on ne connaît pas vraiment. Ce qui signifierait la catastrophe. Mais le CH n'est pas encore là.

L'exercice de relations publiques effectué par Bergevin jeudi était habile; dans le fond, ce qu'il a dit, c'est que les autres DG à travers la ligue voient eux aussi le bourbier dans lequel est plongé le CH; et qu'ils attendent Bergevin dans le détour. C'est normal, ça marche comme ça.

Voilà pourquoi Bergevin doit se contenter des Dale Weise, Paul Byron et Torrey Mitchell de ce monde pour colmater les brèches; les gros échanges, il n'y en a plus. Ou presque.

Alors croisez-vous les doigts.

Phoenix et Canadien, même combat

Le congédiement d'un entraîneur, qui plus est, en plein milieu d'une saison, est un pari risqué. Et les bénéfices escomptés peuvent se faire attendre.

S'il est trop tard pour le CH à ce chapitre, la saison étant beaucoup trop avancée, le Phoenix a choisi une voie différente en faisant le ménage, le 9 décembre dernier.

Mais les résultats de ce coup de barre se font toujours attendre.

Depuis son arrivée à la barre de l'équipe, le tandem Stéphane Julien/Jocelyn Thibault présente une fiche de 4-10, avec 38 buts marqués et 46 buts accordés.

Bien souvent, le Phoenix présente l'effort nécessaire pour gagner, mais les victoires se font attendre.

Si le Phoenix veut gagner, il doit obtenir un meilleur rendement de ses meilleurs éléments. À ce chapitre, la production offensive du défenseur Jérémy Roy fait sourciller : s'il a 30 points jusqu'ici en saison, avec 6 buts, il faut remonter au 6 novembre 2015 pour retracer son dernier but. Une disette de 16 parties. C'est beaucoup.

Même scénario pour Julien Pelletier; le choix de 3e tour des Blue Jackets de Columbus n'a pas marqué à ses 11 derniers matchs.

Dernier point à noter, soulevé par le collègue Jérôme Gaudreau lors de son compte-rendu du dernier match du Phoenix, contre Victoriaville; le pourcentage d'efficacité sur les mises en jeu. Seulement 23 réussites sur 64, ce soir-là. Un scénario qui se reproduit trop souvent et qui mine le temps de possession de rondelle.Installé au 15e rang (avant le match de vendredi soir), le Phoenix est peut-être à trois points d'une exclusion des séries, il n'est de l'autre côté qu'à quatre points de la 12e place.

Comme le Canadien, les partisans du Phoenix devront se croiser les doigts.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer