Éric Lucas se rapproche du ring

Maintenant qu'il a réglé le conflit qui l'opposait... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Maintenant qu'il a réglé le conflit qui l'opposait à Interbox et à son bon ami Jean Bédard, Éric Lucas a la ferme intention de s'impliquer davantage dans la boxe. Et ce retour passe par le Club de boxe de Sherbrooke, où Lucas sera de plus en plus présent, auprès des jeunes.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Les jeunes athlètes du programme sport-études boxe de l'école secondaire le Triolet ont eu toute une surprise, mardi matin, alors que l'ancien champion du monde Éric Lucas est venu mettre les mitaines d'entraîneurs avec certains d'entre eux.

Maintenant qu'il a réglé, à l'amiable, le conflit qui l'opposait à Interbox et à son bon ami Jean Bédard, un conflit qui l'a tenu à l'écart de la boxe pendant quelques années, Lucas est de retour, le sourire aux lèvres, avec la ferme intention de s'impliquer davantage.

Et ce retour passe par le Club de boxe de Sherbrooke, où Lucas sera de plus en plus présent, auprès des jeunes.

« Ça fait partie de mon cheminement pour mon retour dans le monde de la boxe, j'ai peut-être le goût de commencer à coacher, alors j'ai demandé à Marcel (Toulouse, l'ancien président du Club de boxe de Sherbrooke) si je pouvais venir faire un tour et voir. Je suis venu trois ou quatre fois jusqu'à présent et j'aime bien ça; boxer et coacher, c'est très différent! », a mentionné Lucas.

« Je dois m'habituer, voir ce qui se passe; j'ai l'intérêt dans ma tête, mais je dois voir si quand je suis sur place c'est encore la même chose. Être entraîneur, c'est beaucoup plus de responsabilités qu'être boxeur. »

Lucas a disputé 50 combats chez les pros, présentant une fiche de 39 victoires, 8 défaites et 3 nuls, avec 15 victoires par KO. Il a été champion du monde poids super-moyen WBC de 2001 à 2003, lorsqu'il perdit sa ceinture aux mains de l'Allemand Markus Beyer, lors d'un combat dont l'issue fait toujours jaser encore aujourd'hui.

Il a disputé son dernier combat le 28 mai 2010, devant abandonner contre Librado Andrade. C'est en 2004 que Lucas s'est d'abord investi auprès d'Interbox, sauvant littéralement la compagnie de la faillite.

« J'aime la boxe et encore plus depuis que j'avais pris du recul; ça m'a manqué, je regarde ça d'un autre oeil. Il y a de belles choses que je peux montrer aux jeunes, d'abord, et au niveau professionnel aussi. Je m'en cache pas j'aimerais coacher chez les pros, ça fais déjà plusieurs mois que je parle avec Stéphan Larouche, c'est mon mentor; j'aimerais travailler avec lui dans le futur pour développer des boxeurs pros. Mais avant, tranquillement, je m'en viens ici me faire la main avant d'aller voir le maître! »

Éric Lucas semble sur un nuage; on le serait à moins. Quelque cinq ans après le litige qui l'a opposé à Jean Bédard, les deux amis ont fait la paix, l'automne dernier. Depuis, Lucas a repris sa place auprès d'Interbox et de la Cage - Brasserie sportive. Un immense poids en moins.

« C'est un soulagement; le plus dur c'est que j'ai dû me retirer de la boxe à cause de ça et la boxe m'a manqué. Je reviens avec une famille, dans un milieu que j'aimais, avec des gens que j'apprécie et que j'ai côtoyés pendant 25-30 ans. Je suis toujours propriétaire d'un café à Magog, mais il est à vendre; j'ai des acheteurs potentiels. C'est ma femme et moi qui gérons ça, et je manque de temps. Il y a beaucoup de travail qui m'attend en boxe, en plus de mes obligations comme porte-parole. »

Fidèle à son habitude, Éric Lucas n'a pas tout bousculé lorsqu'il a franchi les portes du Club de boxe de Sherbrooke, avec sous le bras ses gants d'entraîneurs.

« C'est moi qui étais gêné! Je voulais faire attention, ces jeunes-là ont tous un entraîneur, je ne veux rien changer! C'est la première fois que je mettais les mitaines avec les jeunes aujourd'hui (mardi), et c'était l'fun. Le groupe est petit, j'ai pu prendre ma place, j'ai pris le temps. C'est ce que j'ai travaillé avec les jeunes. J'ai donné quelques conseils et des commentaires de temps en temps. »

Éric Lucas n'a pas d'échéancier précis pour ses projets à venir; mais c'est le sourire aux lèvres qu'il a quitté le Club de boxe de Sherbrooke, mardi. Parions qu'il rendra plusieurs jeunes heureux au cours des prochaines semaines.

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