L'expérience d'une vie

L'ancien directeur général du Phoenix, Patrick Charbonneau, garde... (La Tribune, archives)

Agrandir

L'ancien directeur général du Phoenix, Patrick Charbonneau, garde évidemment un goût amer à la suite de son congédiement. Il profitera des prochains jours pour demeurer en famille avant d'analyser les différentes options qui se présentent à lui.

La Tribune, archives

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) L'ancien directeur général du Phoenix de Sherbrooke connaîtra une période des Fêtes différente de celle prévue. Congédié en compagnie de l'entraîneur-chef Judes Vallée après s'être donné corps et âme pendant près de quatre ans, Patrick Charbonneau a accepté de revenir sur son passage avec le Phoenix, qu'il décrit comme étant l'expérience d'une vie.

« J'ai eu la chance d'occuper les fonctions de directeur-gérant d'un club d'expansion : je ne pourrai jamais revivre cela ailleurs, lance-t-il. J'ai collaboré au choix des couleurs et du logo du Phoenix, j'ai aidé à former l'identité de cette équipe et j'ai bâti un alignement avec mon personnel en partant de rien. Le Phoenix m'a donné ma première chance et ce fut un défi incroyable et extrêmement enrichissant. »

Patrick Charbonneau aurait toutefois préféré terminer le travail amorcé. Les actionnaires en ont décidé autrement.

« J'ai été très surpris de la décision, admet l'ancien DG, onze jours après avoir appris la mauvaise nouvelle. Je suis resté bouche bée. Je mentirais si je disais que je n'ai jamais craint d'être remercié lorsque l'équipe connaissait des moments difficiles cette saison. Tout comme Judes, j'ai respecté la décision des actionnaires, mais je ne l'accepte toujours pas. »

Même si le Phoenix forme une équipe redoutable sur papier, et ce grâce au travail de Patrick Charbonneau et des recruteurs, le club sherbrookois n'a pas répondu aux attentes en début de campagne. Ce qui a amené Jocelyn Thibault à prendre le relais avec le nouveau pilote Stéphane Julien.

« Je crois sincèrement que le Phoenix n'a pas été à la hauteur de son réel talent, estime Charbonneau. On aurait dû être meilleurs avec le groupe de joueurs qu'on avait. Je ne dois pas chercher à comprendre les raisons de mon congédiement. Je suis évidemment très déçu de ce qui est arrivé. Le plus difficile, c'était de l'annoncer à mes enfants. Le hockey faisait partie de notre routine. J'ai consacré les quatre dernières années au Phoenix après tout. »

« Je travaillais parfois jusqu'à 20 heures par jour, sept jours sur sept, ajoute-t-il. Mon horaire était déjà planifié pour les deux prochains mois, surtout avec la période de transactions qui a été lancée samedi dernier. Du jour au lendemain, je me retrouve à la maison avec beaucoup de temps libre. J'ai négligé en quelque sorte ma famille et je savourerai tous ces instants passés avec ma femme et mes enfants durant les Fêtes. »

Plusieurs propositions

Depuis son congédiement, les offres d'emploi pleuvent. Patrick Charbonneau souhaite toutefois prendre une courte pause et réfléchir à son avenir avant d'accepter une proposition.

« Je reste à l'affût. Je regarde de près tout ce qui se passe dans la LHJMQ durant la période de transactions. Je resterai assurément dans le monde du hockey. Des postes de directeur général, il y en a seulement 18 dans le circuit et c'est un privilège de remplir ce rôle », confie Charbonneau.

De beaux souvenirs

Fier du travail accompli, Patrick Charbonneau conservera de nombreux souvenirs.

« Je suis content d'avoir fait partie d'une organisation comme celle-là. Les actionnaires, la direction, le personnel et les joueurs sont investis à cent pour cent. Je suis fier d'avoir bâti une équipe en respectant mes valeurs et celle du club. Je crois avoir fait beaucoup plus de bons coups que de mauvais. »

« Le rôle de DG ne se résume pas seulement au recrutement et aux transactions, précise-t-il. Il y a également l'élément humain à ne pas négliger. On travaille avec des jeunes de 16 à 20 ans et je me suis toujours dit que je ne ferai jamais quelque chose à un joueur que je ne ferais pas à mes enfants! Il ne me reste qu'à leur souhaiter bonne chance! »

En rafales

Ses meilleurs coups :

«L'acquisition de Cameron Darcy et Jean-François Plante ainsi que le repêchage 2014 avec la sélection d'Evan Fitzpatrick et Thomas Grégoire notamment. »

Son amour pour Sherbrooke :

« Je viens de Saint-Jean-sur-Richelieu. J'ai vraiment aimé la ville. Je ne sais pas où mon prochain travail me mènera, mais j'aurais voulu rester ici. Le Phoenix a de bons partisans. Parfois ils m'ont louangé, d'autres fois ils m'ont critiqué, mais ça fait partie du métier. »

Sa vision concernant le hockey junior à Sherbrooke :

« Je crois en la viabilité du Phoenix à Sherbrooke. Les actionnaires sont sérieux et tout le monde a l'équipe à coeur. Avec le temps, les amateurs seront de plus en plus attachés à leur club. »

Son plus beau souvenir :

« La première saison a été mémorable. Il y avait parfois 3000 à 3500 personnes dans les gradins. Le Phoenix n'a pas encore gagné de rondes éliminatoires, mais je me souviendrai toujours de nos victoires contre les Islanders au premier tour l'an dernier. »

Ses regrets :

« J'ai effectué quelques changements que je ne referais peut-être pas aujourd'hui, mais sur le coup, c'était la meilleure décision à prendre. J'ai dû effectuer environ 75 transactions et chaque fois, je les remettais en question en espérant avoir pris la bonne décision. Aussi, je n'ai pas amélioré le club tôt cette saison pour différentes raisons. J'assume par contre mes choix. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer