C'est déjà Noël pour Maude Poulin-Labelle

La hockeyeuse sherbrookoise Maude Poulin-Labelle s'est fait offrir... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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La hockeyeuse sherbrookoise Maude Poulin-Labelle s'est fait offrir une bourse complète par l'Université du Vermont pour évoluer avec les Catamounts, en première division de la NCAA, à compter de la saison 2018-2019.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(S) Maude Poulin-Labelle a bien fait ses devoirs cette saison et le père Noël a décidé de lui livrer son présent pendant que d'autres en sont encore à se contenter des chocolats du calendrier de l'Avent.

La hockeyeuse sherbrookoise, qui s'aligne avec les Spartans du Collège Stanstead, s'est entendue verbalement avec l'Université du Vermont pour rejoindre les rangs des Catamounts, en première division de la NCAA, à compter de la saison 2018-2019.

L'institution américaine lui a offert une bourse d'études complète.

« Quand je suis allée visiter le campus avec mes parents, je ne m'y attendais tellement pas! Lorsque l'entraîneur Jim Plumer m'a fait cette offre, j'étais sans voix. Je ne savais pas quoi dire tellement j'étais surprise et contente! C'était fou. Je réalise un rêve », s'enflamme Maude Poulin-Labelle.

« C'est énorme! soutient quant à elle l'ancienne olympienne Sarah Vaillancourt, qui dirige les Spartans. Sans connaître les statistiques, on parle au moins de plus de 200 000 joueuses en Amérique du Nord, sans compter les Européennes qui sont de plus en plus populaires auprès des universités. C'est aussi exceptionnel, parce que chaque école en donne (des bourses complètes) peut-être quatre ou cinq par année. C'est une grande nouvelle pour elle et pour sa famille. Il faut maintenant qu'elle continue à progresser et s'investir pour qu'elle soit prête à jouer le moment venu. »

Rapide et physique

Poulin-Labelle, qui évoluait à la défense depuis qu'elle a commencé à jouer au hockey à trois ans et demi, a été mutée à l'avant en 2015-2016. La Sherbrookoise de 16 ans a répondu en s'installant au premier rang des pointeuses de son équipe avec une récolte de quatre buts et huit mentions d'aide en 11 rencontres depuis le début de la campagne.

« On a décidé de la faire jouer à l'avant cette année pour exploiter sa vitesse et on ne s'est pas trompé, souligne Vaillancourt. Elle s'est ajustée très rapidement et ça montre son intelligence sur la glace et en tant que joueuse de hockey. Elle travaille aussi très fort en classe et son anglais s'est beaucoup amélioré au cours de la dernière année. Ce sont toutes des raisons qui en ont fait un très bon choix pour l'Université du Vermont. »

Même si elle ne se démarque par nécessairement par son gabarit à 1,65 m (5'5'') et un peu moins de 60 kg (132 lbs), Poulin-Labelle détient néanmoins un avantage qui pourrait la mener loin, évoque celle qui a remporté l'or aux Jeux olympiques avec Équipe Canada en 2006 et 2010.

« Elle n'est pas la plus imposante, mais elle joue gros. Elle a joué dans des ligues masculines pendant un certain temps et ça parait. Pour jouer au prochain niveau, dans les universités américaines et éventuellement sur l'équipe nationale, il faut jouer physique et Maude l'a. Ça lui donne un plus sur d'autres joueuses.

« C'est le genre de jeu que j'aime », résume tout simplement Poulin-Labelle, qui rétorque en insistant sur les éléments qu'elle devra améliorer au cours des deux années qui lui restent à passer dans le programme des Spartans.

« Le jeu est différent d'une position à l'autre et je commence à m'habituer, mais je vais devoir améliorer mes mains. Je pourrais plus me servir de ma vitesse et pratiquer mon lancer pour avoir une coche de plus. Et avec Sarah, je vais continuer à apprendre plein de choses qui vont me permettre d'élever mon jeu d'un cran. »

Un rêve préparé depuis sept ans

« C'est un rêve qui se réalise » a lancé à plusieurs reprises Maude Poulin-Labelle au cours de l'entrevue accordée à La Tribune.

C'est que l'athlète qui vient de souffler 16 bougies prépare son accession à la NCAA, le circuit universitaire américain, depuis déjà plus de sept ans.

« Quand j'avais neuf ans, je jouais avec les garçons et ils disaient tous rêver à la Ligue nationale de hockey. J'étais pareille comme eux, sauf que mon père m'a dit que pour les filles, c'était la NCAA, donc je fais tout depuis ce temps pour y accéder. Je suis concentrée là-dessus. »

Sachant qu'elle devait maîtriser la langue de Shakespeare, la jeune Poulin-Labelle a même demandé à ses parents d'aller à l'école Saint-Antoine, dans l'arrondissement Lennoxville, pour compléter son primaire.

« C'est moi qui l'ai demandé à mes parents, parce que c'était moitié anglais et moitié français durant l'année. Ça m'a bien préparée. Le hasard a voulu par la suite que Sarah Vaillancourt me remarque lors d'une partie amicale à Stanstead et j'ai pu y aller même si c'est totalement anglophone. C'est une game pour le fun qui change ma vie et permet de réaliser mon rêve. »

Mais aussi les efforts et l'entêtement d'une fillette de neuf ans.

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