Ça prend du sang neuf

Ce n'était qu'une question de temps! La Traversée... (Archives, La Tribune)

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Ce n'était qu'une question de temps! La Traversée internationale du lac Memphrémagog (TILM) ne pouvait pas survivre dans le contexte empoisonné actuel.

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(MAGOG) Commentaire / Ce n'était qu'une question de temps! La Traversée internationale du lac Memphrémagog (TILM) ne pouvait pas survivre dans le contexte empoisonné actuel.

Un budget de plus en plus difficile à boucler, de l'argent neuf qui ne vient pas, des organisateurs épuisés qui ne rajeunissent pas, la relève qui brille par son absence, l'indifférence de la population face aux activités culturelles, sportives et de financement et quoi encore.

Pourtant, vous ne le croirez pas, mais il fut un temps, n'en déplaise aux gens de la Traversée internationale du lac St-Jean, où il y avait plus de spectateurs à Magog pour accueillir les Paul Asmuth, Stéphane Lecat, Shelley Taylor Smith, Petar Stoychev et compagnie qu'à Roberval. Sauf qu'il y a eu une cassure, surtout au cours des trois ou quatre dernières années même si les foules étaient encore acceptables au marathon de 34 km.

La TILM a essayé de se réinventer à plusieurs reprises, parfois avec succès, parfois ça ressemblait à un coup d'épée dans l'eau. Mais ne comptez pas sur moi pour tomber à bras raccourcis sur les têtes dirigeantes de la TILM, particulièrement Jean-Guy Gingras, Serge Laurendeau et Kathy Bourgeois. Ils ont tout donné à cet événement qu'ils chérissaient tant.

Le plus grand voeu de ce trio de bénévoles était de dénicher de la relève. Ils y étaient parvenus il y a à peine quelques années lorsqu'un nouveau conseil d'administration avait pris place. Cela n'a pas duré. Pourtant, les gens à la tête du volet sportif étaient jeunes, originaux et remplis de bonnes intentions. Le changement était palpable, mais l'aventure a tourné au vinaigre. Disons que ceux qui étaient à la tête du volet sportif n'ont pas reçu l'appui qu'ils auraient dû et ce fut bonsoir la visite après un an.

L'avenir

Je n'entrerai pas dans la guerre des chiffres. S'il fut un temps où l'industrie touristique dans la région Magog-Orford a profité pleinement de la TILM, c'était moins vrai depuis quelques années. Faut-il lever le nez pour autant sur cet événement? Bien sûr que non. Mais je me demande justement pourquoi ceux à qui la TILM pourrait profiter le plus ne s'engage pas davantage. Maintenant, on le sait, ça prend du sang neuf sans quoi ce sera la fin, à tout jamais.

Récemment, lors d'un entretien téléphonique, je mentionnais à l'homme d'affaires Gilles Bélanger qu'il était le gars tout désigné pour relancer la TILM. Pas avec ses dollars, mais bien avec ses idées novatrices, son dynamisme contagieux, sa connaissance du milieu, sa vision et son amour pour les athlètes d'endurance, ce qu'il est lui-même, soit dit en passant. Le gars a assurément d'autres chats à fouetter, j'en conviens, mais ce serait toute une prise.

Entretemps, chapeau au trio Gingras-Laurendeau-Bourgeois et tous les autres qui les ont précédés. Vous avez droit à un repos bien mérité.

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