La vibe des snipers

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De plus en plus d'adeptes, comme Simon St-Onge, s'adonnent à la chasse au coyote en Estrie une fois les saisons du gros gibier terminées. Il n'est toutefois pas aisé de déjouer ces carnassiers rusés, surtout les adultes.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Les trappeurs ont longtemps été les principaux « élagueurs » de l'arbre généalogique des carnassiers. Cette tâche de régulation est maintenant partagée puisqu'un nombre croissant d'adeptes s'adonne à la chasse au coyote en Estrie.

Les premières semaines de la saison (à compter du 25 octobre) sont celles des « justiciers », qui sont portés à éliminer des concurrents dans la traque du gros gibier. Le coyote qui s'approche négligemment d'un chasseur de chevreuil risque fort de le regretter.

Lorsque s'amènent décembre, la neige et le froid mordant de l'hiver, les passionnés sortent les cagoules, les mitaines et les cagoules pour aller rivaliser de ruse avec le petit cousin du loup.

« C'est une chasse exigeante, mais exaltante. Plusieurs jeunes veulent vivre cette expérience. L'information sur les différentes techniques de chasse au coyote est abondante sur le web et on en discute beaucoup sur les médias sociaux. Les tirs étant généralement effectués sur d'assez longues distances, ça augmente le coefficient de difficulté et ça ajoute au défi », raconte Simon St-Onge, qui a délaissé le trappage des animaux à fourrure pour les chasser.

L'effet de contagion est effectivement un trait de génération, car on recense pas moins de 3200 amis sur la page Facebook de Coyote Québec contre 1700 sur celle des « Trappeurs du Québec ». La vibe des snipers s'inscrit dans le courant des sports extrêmes prisés par les jeunes.

Extrêmement méfiants, les coyotes ne sont toutefois pas faciles à leurrer même en reproduisant le bruit de proies en détresse. Ils redoublent toujours de prudence avant de s'amener à découvert dans un champ, dans une éclaircie ou sur un étang gelé, leur terrain de prédilection pour prendre avantage sur les cerfs qui, eux, n'ont pas de semelles griffées.

Les chasseurs de coyote qui débarquent sur des terrains privés sont mal vus.

« Nous nous faisons un devoir de demander les autorisations préalables. Une fois la chasse au gros gibier terminée, les propriétaires sont plus enclins à nous accorder la permission de chasser. Surtout qu'ils savent que c'est une façon de protéger le cheptel de chevreuils. »

La chasse au coyote est autorisée de la fin octobre à la fin mars. À partir du 1er décembre, les chasseurs n'ont plus à porter de dossard. Le permis requis est celui du petit gibier.

Gare aux conclusions hâtives

Ne vous fiez pas aux données préliminaires du registre des « Statistiques de chasse » du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs pour comparer la récolte de cerfs de cette année à celles des précédentes saisons. Des erreurs survenues durant la transmission des données faussent le tableau. Le personnel de la Faune s'emploie à les corriger.

À cause de cela, le bilan de fin de saison sera vraisemblablement repoussé au début de la prochaine année. Les données rigoureuses seront plus utiles que les conclusions hâtives.

Néanmoins, si les chiffres définitifs vont dans le sens des témoignages que je reçois, le taux de succès sera aussi maigre que de la tourtière au chevreuil...

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