Premiers signes porteurs

Les restrictions imposées aux chasseurs au cours des... (Archives, La Presse)

Agrandir

Les restrictions imposées aux chasseurs au cours des dernières années semblent avoir permis de freiner la décroissance du cheptel d'orignaux en Estrie.

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) Les restrictions imposées aux chasseurs au cours des dernières années semblent avoir permis de freiner la décroissance du cheptel d'orignaux en Estrie.

Les restrictions imposées aux chasseurs au cours des... (Infographie La Tribune) - image 1.0

Agrandir

Infographie La Tribune

C'est l'une des conclusions se dégageant du tableau de chasse de l'automne qui s'achève alors que la récolte a légèrement rebondi, inversant ainsi la courbe de décroissance observée depuis presque dix ans.

Ce constat positif se limite toutefois à la zone 4 - la plus giboyeuse pour l'orignal et la plus chassée - puisque la récolte dans la zone 6 se maintient à des creux qui semblent vouloir devenir la norme.

Les 491 orignaux abattus cette année dans la zone 4 représentent une augmentation de 11 pour cent par rapport à l'an dernier. La hausse est de 27 pour cent dans le segment des mâles adulte, qui comptent pour 65 pour cent des bêtes enregistrées en 2015.

« Ça nous ramène pratiquement aux récoltes de 2012 et 2013, y compris chez les mâles. Non seulement les résultats de 2014 avaient-ils été bas, mais ce n'était pas très rassurant non plus de constater que la pression avait été accentuée sur les veaux qui représentent la relève », analyse le biologiste Éric Jaccard, responsable de la gestion du gros gibier à la direction régionale du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Malgré cela, le gouvernement provincial devrait confirmer sous peu de manière officielle que la protection des femelles sera maintenue en 2017 et 2019, qui auraient normalement dû être des années permissives.

«Le cheptel demeure précaire»

« Le cheptel demeure précaire et nous ne voulons pas compromettre les efforts des dernières années en levant les barrières trop rapidement. Nous devons approfondir nos analyses de mortalité naturelle causée par les tiques avant d'envisager à un retour au prélèvement des femelles, même de façon contingentée », précise M. Jaccard.

Si vous décodez la même chose que moi, ce n'est pas demain la veille qu'on verra réapparaître en Estrie la chasse universelle à la femelle en suivant le cycle d'alternance ayant été brisé en 2013 et 2015 pour des motifs de protection de l'espèce.

Ce n'est surtout pas ce que suggère le portrait de la zone 6. La récolte n'y a été encore cette année que de 69 bêtes. C'est seulement un orignal de moins qu'au cours des saisons 2013 et 2014, mais ça demeure beaucoup plus bas que ce que les chasseurs ont déjà connu.

Dans cette zone, la récolte totale (mâles et veaux) demeure inférieure depuis 2012 à ce qu'avait été la seule récolte de mâles (90) en 2010.

« Il y a une étonnante stabilité dans cette zone. Celle-ci nous garde par contre à la limite de la marginalité de l'orignal sur ce territoire. La zone 6 a subi d'importantes transformations et l'habitat a été perturbé. De façon très réaliste, on ne peut espérer revenir à des récoltes de 100 bêtes et plus dans cette zone. Mieux vaut doser les attentes », croit le biologiste Jaccard.

J'avais choisi le titre « pire que pire » pour résumer le bilan régional de la chasse en orignal 2014. Cultivons la patience, c'est déjà mieux!

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer