La Coupe Grey en Estrie en décembre

Le Magogois Mathieu Boulay a soulevé la Coupe... (Collaboration spéciale, Johany Jutras)

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Le Magogois Mathieu Boulay a soulevé la Coupe Grey, dimanche soir.

Collaboration spéciale, Johany Jutras

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(SHERBROOKE) Finalement, le Magogois Mathieu Boulay pourra dire que sa saison 2015 avec les Eskimos d'Edmonton fut réellement une saison de rêve.

Un peu plus de 24 heures après avoir soulevé la Coupe Grey à bout de bras sur le synthétique du Stade du Groupe Investors des Bluebombers de Winnipeg, Boulay plane toujours sur le nuage de bonheur fabriqué par la victoire des Eskimos de 26-20 contre le Rouge et Noir d'Ottawa lors de la 103e présentation de la finale du football canadien.

« Je n'ai pas dormi beaucoup, dans les faits, l'adrénaline est encore dans le fond. Je commence à peine à réaliser qu'on a gagné la finale. C'est vraiment spécial. On avait plein de spectateurs qui nous attendaient à Edmonton à notre arrivée », a précisé Boulay, qui a atterri lundi à Edmonton en compagnie de ses coéquipiers.

« C'est un peu incroyable comme sentiment, surtout lors de la dernière séquence à l'attaque de notre unité offensive, quand on a gagné le premier jeu, qui confirmait notre victoire, ça ne se décrit pas, ce feeling. Tout ce que je peux te dire, c'est que ça doit être intenable d'être de l'autre côté. »

« Ce fut un match très physique, serré, les gars d'Ottawa étaient venus pour jouer. Ils ont pris les devants 13-0 et c'est dur, généralement, se remettre de ça. On a pris le premier uppercut, mais on a pu se reprendre. »

Unités spéciales

Boulay et les unités spéciales des Eskimos ont fait le boulot en fin de match, limitant le positionnement du Rouge et Noir, après qu'Edmonton eut pris les devants 26-20.

Dans les faits, ils ont fait le boulot tout le match. Et Boulay fut la plupart du temps impliqué directement dans l'action.

« Il restait environ trois minutes au match, ils ont un très bon retourneur, ce n'était pas le temps de leur accorder un long retour et un bon positionnement sur le terrain qui leur aurait donné une chance de marquer. On a réussi à faire le plaqué. »

Sur ce jeu, Boulay fut crédité du plaqué à la ligne de 28 d'Ottawa.

« Nos unités spéciales ont fait tout un travail lors de cette finale, on a continué le boulot qu'on a fait toute l'année. On a joué à 100 milles à l'heure, on s'est surpassé. Trop souvent, les amateurs tiennent le jeu sur les unités spéciales pour acquis; mais au football canadien, il y a plus de bottés, c'est une facette très importante du jeu. »

Mathieu Boulay s'accordera quelques jours de congé avant de revenir pour six mois en Estrie.

Il ne sera cependant pas seul. « Je vais amener la Coupe en région, aller faire un petit tour à l'Université Bishop's et chez moi, à Magog. Si tout se passe bien, ça devrait se faire quelque part en décembre. Une victoire comme ça, ça se partage! »

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