Les erreurs coulent la saison du Vert & Or

Simon Benoit tente de se frayer un chemin... (La Presse, Robert Skinner)

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Simon Benoit tente de se frayer un chemin à travers la défense des Carabins.

La Presse, Robert Skinner

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(Montréal) On dit souvent que le football est un jeu d'erreurs. Que l'équipe qui en commet le moins à le plus de chances de gagner. Ce fut tout à fait le topo samedi après-midi à Montréal.

Si le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke et les Carabins de l'Université de Montréal ont tour à tour commis des erreurs qui ont fait pencher la balance, en bout de ligne, ce sont les Carabins qui ont commis les erreurs les moins coûteuses, en route vers un gain de 31-24 contre Sherbrooke.

Une victoire qui met la table pour une finale entre les Carabins et le Rouge et Or de l'Université Laval, la fin de semaine prochaine à Québec. Laval a facilement défait les Stingers de Concordia 52-8, samedi, dans l'autre demi-finale.

Ainsi, pour une deuxième année consécutive, la saison du Vert & Or a pris fin sur le synthétique des Carabins.

Mais ce n'est pas que le Vert & Or n'a pas été dans le coup; au contraire. Après une première demie, disons, ordinaire, où ils tiraient de l'arrière 15-2, les Verts ont mis en application les ajustements suggérés par les entraîneurs et ils ont marqué 22 points sans réplique au troisième quart; un échappé recouvré pour le touché par le joueur de ligne défensive Rami Saintus, une passe de touché de 19 verges de Jérémi Roch à son bon ami Vincent Cléroux-Gaudreau, et un spectaculaire retour de botté de dégagement de 87 verges de Frédérick Caron, ont fait tourner le vent en faveur de Sherbrooke.

Ce vent, qui a tournoyé et virevolté tout le match, a une fois de plus changé de direction, au quatrième quart, cette fois en faveur des locaux.

Le quart Gabriel Cousineau (14 en 23 pour 191 verges, deux touchés) a d'abord orchestré une poussée de 92 verges pour le majeur.

Audace

À sa possession offensive suivante, le Vert & Or a choisi l'audace sur un troisième essai et une verge à franchir à sa ligne de 27; la faufilade du quart de Jérémi Roch s'est terminée par un ballon échappé, recouvré par les Carabins, qui ont marqué sur une course d'une verge de Sean Thomas Erlington (28 portées, 219 verges et deux touchés) quelques minutes plus tard, coupant ainsi définitivement les ailes des Verts.

On parlera donc encore longtemps de ce choix de jeu plutôt audacieux du Vert & Or, qui a choisi d'y aller pour un premier essai plutôt que de dégager le ballon.

Précisons que le botteur Mathieu Hébert n'était pas du match, remplacé par Louis Désautels sur les bottés de précision et l'ailier rapproché Olivier Émond pour les dégagements.

« On était confiants de réussir ce jeu, on avait la bonne formation, la preuve on a gagné trois verges sur le jeu, mais on a échappé la balle. On était confiant de l'avoir, on avait la bonne formation, on a eu trois verges sur le jeu, c'est juste qu'on a échappé la balle. C'est sûr qu'avoir eu Mathieu, qui est le meilleur au Canada, la décision aurait peut-être été différente, et ce n'est rien contre Olivier, qui nous dépanne, mais je regrette pas, on prendrait la même décision à 100 % du temps », a indiqué l'entraîneur-chef David Lessard.

« C'est plate pour Jérémi qui est à mes yeux le plus grand quart du SIC (Sport interuniversitaire canadien), j'espère qu'il ne sera pas défini par ce jeu-là. »

« C'est pas compliqué, on a fait des erreurs, ils en ont profité. Ils ont fait des erreurs, ont n'a pas pu en profiter. C'est décevant, on les avait, même si on tirait de l'arrière 15-2 à la demie. On savait qu'on pouvait revenir. On a juste pas pu tenir au quatrième quart. »

Encore une fois, l'attaque sherbrookoise a manqué de rythme, forçant la défense à passer beaucoup de temps sur le terrain.

Jérémi Roch a complété sa dernière journée de travail en complétant 50 % de ses passes (16 en 32) pour 186 verges, avec une passe de touché et une interception. Deux fois, l'offense a écopé de punition (procédure et retenue) alors qu'elle était dans la zone critique, rallongeant ainsi les tentatives de placement de Désautels, sorti de la retraite pour remplacer Hébert. Deux fois, en première demie, il a dû se contenter de simples.

visite des Anciens

Plusieurs anciens joueurs du Vert & Or assistaient au match et sont venus saluer leurs anciens coéquipiers sur le terrain après le match.

C'était le cas de Jean-Christophe Beaulieu (Alouettes), Nicolas Boulay (Alouettes) et Kevin Régimbald (Saskatchewan).

« C'était l'fun de voir les gars venir nous voir; Nicolas nous a parlé avant le match et ce fut très inspirant », a dit Roch.

« On a regardé les stats à la demie, on avait autant de verges que les Carabins, on a bien bougé le ballon, surtout au sol, on a très bien joué en défense, on a créé des revirements et même marqué un touché. Même chose sur les unités spéciales, c'était notre premier retour de botté pour un touché de l'année, ça nous a fait du bien, ça a permis à l'attaque d'embarquer et de se joindre au pointage. Mais les équipes championnes trouvent un moyen de gagner en fin de match et on n'a pas réussi à le faire », a-t-il dit, les yeux un peu rougis.

Quant au troisième essai et une verge, Jérémi Roch n'a pas remis en cause l'appel de ses entraîneurs. « J'ai échappé le ballon, j'ai plongé, et en tombant, je me suis fait frapper. On les a tous réussis, ce genre de jeux en saison, et pour la première fois dans ma carrière, je l'ai bien fait; on l'avait, je n'ai tout simplement pas pu tenir le ballon. »

« Je suis déçu; pendant cinq ans, on a travaillé tous les jours afin de bâtir un programme qui gagnerait un championnat. Maintenant, on passe le flambeau aux gars de troisième et de quatrième année et on espère qu'ils vont réussir à faire ce qu'on n'a pas pu faire. »

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