La fin d'un cycle

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Au total, 14 joueurs du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke complètent leur parcours football cette saison.

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(SHERBROOKE) Il y a beaucoup plus que la victoire à l'enjeu, aujourd'hui sur le synthétique du CEPSUM de l'Université de Montréal, pour le match de demi-finale du football universitaire entre le Vert & Or et les Carabins.
Il y a l'avenir.

Au total, 14 joueurs du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke complètent leur parcours football cette saison. C'est beaucoup. C'est la fin d'un cycle important, avec le départ entre autres du pivot Jérémi Roch.

Ce dernier, qui a réécrit le livre des records chez les passeurs du football canadien pour le nombre de verges gagnées, tirera sa révérence.

On saisit mal, néophytes que nous sommes, la portée de la présence d'un joueur de cette trempe dans le vestiaire d'une formation.

Aujourd'hui, Roch disputera peut-être son dernier match. Ou peut-être pas.

L'an prochain, l'attaque du Vert & Or aura un tout autre visage, avec un autre meneur; le vétéran Mathieu Loranger? Le jeune Alexandre Jacob-Michaud, qui évolue en division 3 avec Valleyfield cette saison?

Il y aura certes une transition. Qui sera parfois houleuse.

C'est le lot commun des sports étudiants, d'autant plus dans le sport universitaire. Le défi est d'atténuer les creux, dans ces inévitables cycles de développement. Parlez-en aux Gaiters de Bishop's.

Le Vert & Or est à maturité cette saison. À plusieurs positions clé. Et malgré une intéressante fiche de 5-3, un seul Vert fut couronné d'une étoile par le RSEQ à la fin de la campagne.

C'est comme ça, à Sherbrooke. Depuis deux ans, le Vert & Or n'a vu que deux de ses représentants être étoilés. Deux en 2014, deux en 2013.

Et en 2012, aucun. C'était l'année des gilets «No all stars, U mad?», portés par les joueurs sous leur dossard vert et or. Ironiquement, le Vert & Or avait battu les Carabins en demi-finale, cette année-là, justement sur le synthétique du CEPSUM.

C'est comme ça, à Sherbrooke, qui doit lutter contre Montréal et Québec pour le recrutement des meilleurs joueurs francophones.

Devant la grande difficulté à attirer les meilleurs joueurs de division 1, le Vert & Or s'est tourné vers un concept collectif, misant l'apport de tous.

Sur le terrain, les résultats sont là pour le prouver; Sherbrooke a présenté l'une des meilleures défenses cette saison, en misant sur un effort collectif, sans gros noms, sur l'utilisation maximale de tout le personnel.

Bon an, mal an, le Vert & Or se positionne toujours parmi les trois premières équipes au Québec avec tout ce qui vient avec, c'est-à-dire un calendrier pas commode, dont deux matchs contre Montréal ou Québec.

Cette année, ils ont battu Montréal et perdu contre Québec en prolongation. C'est bien, mais ce n'est pas encore assez.

La victoire, qu'on le veuille ou non, est le baromètre ultime en terme de rendement.

Vert & Or et Carabins sont entrés au football universitaire à un an d'intervalle; les résultats diffèrent, jusqu'ici, les moyens aussi. Financiers, humains, et autres.

Sherbrooke s'est présenté deux fois en finale de la Coupe Dunsmore depuis 2010, Montréal a gagné la Coupe Vanier, l'an dernier.

Deux philosophies différentes s'affrontent aujourd'hui à Montréal. Laquelle des deux prédominera?

Les futurs joueurs universitaires observent avec attention. Et les gestionnaires aussi.

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