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Deux bagues et des histoires de hockey pour Stéphane Waite

Président d'honneur du Fonds du sport et du... (Archives, La Presse)

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Président d'honneur du Fonds du sport et du loisir sherbrookois cette année, l'entraîneur des gardiens du Canadien de Montréal, Stéphane Waite, était de passage dans sa ville natale mercredi.

Archives, La Presse

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Alexandre Faille
La Tribune

(SHERBROOKE) L'entraîneur des gardiens de but du Canadien de Montréal, Stéphane Waite, a livré une entrevue devant public lors de son passage à la soirée-bénéfice de mercredi du Fonds du sport et du loisir sherbrookois, un organisme qui aide les jeunes moins nantis à pratiquer leur sport. Voici quelques extraits de cet entretien à la fois sérieux et ludique.

Tu es ici pour la cause, mais as-tu toi-même, au cours de ta carrière, déjà vu des jeunes dont les parents n'ont pas les moyens de payer pour leur sport?

Ça fait 28 ans que j'ai mon école de hockey et chaque année, je vois des parents qui se serrent la ceinture pour inscrire leur enfant. Le hockey est malheureusement de plus en plus un sport de riches. C'est dommage pour les jeunes et on va passer à côté de beaucoup de talents. Depuis cinq ou six ans, mon école de hockey est pleine avec des listes d'attentes interminables. Les gens me disent que je devrais augmenter mes prix, mais le but, c'est que ce soit accessible, justement. Ce n'est pas quelque chose dont j'ai besoin pour vivre l'école de hockey. Si les parents sont fortunés tant mieux, mais les gens qui ont moins les moyens, ça vient me chercher.

Ton frère Jimmy a suivi tes pas et est aujourd'hui l'entraîneur des gardiens de but des Blackhawks de Chicago. Que lui as-tu recommandé?

Je suis content de l'avoir influencé. Quand il a pris sa retraite comme gardien de but, il m'a parlé de vouloir devenir entraîneur comme moi. Je lui ai dit que c'était beaucoup plus de travail que d'être joueur, mais je dois lui donner du crédit, il est allé à Chicoutimi avec les Saguenéens durant trois saisons et a fait ses classes. Je n'ai pas été gêné quand Joel Quenneville (l'entraîneur des Blackhawks de Chicago) m'a appelé pour me dire qu'il cherchait un entraîneur des gardiens de but de lui affirmer que mon frère était son homme.

On pourrait même dire qu'il a connu un succès plus rapide que toi...

Ce que j'ai dit à Jimmy, c'est qu'il est arrivé en poste et le travail était déjà réalisé! Tout ce qu'il avait à faire, c'était de mettre sa cravate.

As-tu une anecdote que tu pourrais nous raconter sur tes années dans Ligue nationale de hockey?

À Philadelphie, durant la série de la coupe Stanley, nous étions un groupe d'entraîneurs dans un restaurant italien la veille du sixième match, mais c'était un restaurant qui avait l'air un peu louche. On a commandé une bouteille de vin, puis on s'en fait offrir une autre et une troisième, mais on a refusé la dernière. On termine notre repas et quitte le restaurant en remerciant les patrons. Avant de sortir, on demande au gérant qui sont ces hommes qui nous offraient le vin. Il nous répond que ce sont deux grands partisans des Flyers, des gens très respectés dans le milieu... Je ne pense pas qu'ils étaient des personnes très recommandables! Disons qu'on a eu l'impression qu'ils voulaient qu'on soit en lendemain de veille pour le match. On a finalement remporté ce sixième match et la coupe.

Et une anecdote sur un joueur en particulier?

À Chicago, l'un de mes gardiens avec qui j'avais une très bonne relation, Nikolai Khabibulin, était un phénomène. Parfois, on trouve qu'on a quelques livres à perdre et c'est une guerre en perdre seulement une. Khabibulin, lui, à chaque match, perdait entre dix et douze livres, c'était incroyable.

Quel joueur intimide le plus Carey Price?

C'est P.K.! P.K., dans les entraînements, n'a aucune idée où il décoche ses tirs. Sinon, dans la ligue, il n'est pas intimidé par personne, je crois plutôt que c'est le contraire.

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