Le Vert & Or devra s'ajuster

Le demi défensif Justin Roy, l'entraîneur-chef David Lessard,... (Imacom, Maxime Picard)

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Le demi défensif Justin Roy, l'entraîneur-chef David Lessard, le receveur de passes Carl Gagnon-Bisaillon et les autres membres du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke se concentreront sur les bonnes décisions, plutôt que sur les gros jeux, samedi, contre les Carabins de l'Université de Montréal.

Imacom, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Si la défense du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke a réussi à faire le boulot contre les Carabins de l'Université de Montréal, en saison régulière, il faudra que l'attaque en fasse autant, samedi, si Sherbrooke veut atteindre la finale provinciale du football universitaire.

Cette demie-finale disputée dans la métropole sera le troisième affrontement entre les deux équipes et, pointages combinés, Sherbrooke n'a inscrit que 29 points, dont seulement trois touchés.

Pis encore, le quart-arrière Jérémi Roch a lancé cinq interceptions lors de ces deux rencontres, et n'a récolté que 406 verges.

« Offensivement, on sait que ce sera un match de quatre quarts et cette semaine, en préparation, on a mis l'accent sur notre capacité d'adaptation à ce que les Carabins vont nous montrer en défense. Ils ont une excellente unité défensive et on sait qu'on ne marquera pas de touchés à chacune de nos séquences. Mais il faut faire progresser le ballon », a confirmé l'entraîneur-chef David Lessard.

« Jérémi est notre leader à l'attaque, le leader de cette équipe. Mais il a un rôle bien précis à jouer, un rôle qui n'est pas plus grand ou important que les autres. Il ne peut pas tomber dans le piège de trop vouloir en faire, car c'est trop souvent dans ces moments-là que surviennent les erreurs. »

« Il ne faut pas nécessairement courir après les statistiques impressionnantes, mais prendre les bonnes décisions. Le score du premier duel à Montréal (défaite de 32-13) ne reflète pas l'allure réelle du match, on courait trop après les gros jeux, on voulait être ce joueur qui initie le vent de changement dans la partie, et là, tu oublies la base et tu fais une erreur. Moi le premier, je me voyais déjà danser avec les gars dans la zone des buts », s'est rappelé le receveur de passes Carl Gagnon-Bisaillon, qui a échappé une passe parfaite de Roch au centre du terrain, pour ce qui semblait se dessiner comme un gain important.

Si l'attaque doit marquer davantage, la défense voudra reproduire le travail accompli lors du dernier match, alors qu'elle n'a accordé que des placements aux Montréalais.

En deux matchs, la défense des Verts a intercepté le prolifique Gabriel Cousineau à cinq reprises.

« Les 12 gars sur le terrain ont fait tout un travail collectif. Et le mérite des interceptions ne revient pas qu'aux demis défensifs. D'habitude, quand il y a une interception, c'est que le front défensif a mis beaucoup de pression; et quand il y a un rabattement du quart, c'est que la couverture était solide. Ce fut le cas entre autres lors du dernier match », a expliqué le demi défensif de première année, Justin Roy.

Ce dernier, un produit des Volontaires du Cégep de Sherbrooke, a réussi trois interceptions à sa première année et vu beaucoup de temps de jeu. Plus qu'il ne l'avait prévu, en tout cas.

« Je ne m'attendais pas à jouer autant à ma première année, mais je savais qu'il y avait deux vétérans qui quittaient à l'issue de la saison. Je ne croyais pas avoir ma chance aussi vite. Je remercie les entraîneurs de m'avoir fait confiance et de m'avoir donné la chance de me faire valoir. »

« J'étais plus nerveux pour mon premier match chez les universitaires que je ne le serai pour mon premier match éliminatoire; on y a déjà joué une fois cette saison, et de manière que le stade est fait, le son est plus fort qu'ailleurs. On y prêt peu d'attention lorsqu'on est sur le terrain. »

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La défense du Vert & Or devra avoir la recrue Louis-Mathieu Normandin à l'oeil, lui qui a capté 12 ballons pour  231 verges de gain et trois touchés cette saison.

Archives, La Tribune

« Chaque erreur est payée chèrement »

Des passes de touché, de longues courses, beaucoup de points au tableau, les deux duels entre les Carabins de l'Université de Montréal et le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke en saison régulière 2015 promettaient du jeu offensif explosif.

Mais force est d'admettre que, tant lors de la victoire de 32-13 des Carabins en septembre que celle de 17-12 du Vert 7 Or en octobre, ce sont plutôt les erreurs de chaque formation qui ont été déterminantes dans le résultat des matchs.

Dans le premier match, les Carabins ont bloqué un botté de dégagement et ont ramené le ballon pour le touché. Ils ont également recouvert un échappé, dans la zone des buts, et réussi une interception. Le Vert & Or, lui, n'a pas été en mesure de tirer profit des trois interceptions réussies aux dépens de Gabriel Cousineau.

Scénario un peu identique lors du match retour à Sherbrooke; sauf que cette fois, ce sont les Carabins qui ont été incapables de profiter des quatre interceptions réussies contre Jérémi Roch. Le Vert & Or, lui, a aussi intercepté deux des passes de Gabriel Cousineau.

Doit-on s'attendre à pareil scénario pour le match de demi-finale que se livreront les deux équipes, samedi, sur le synthétique du CEPSUM de l'Université de Montréal?

Il s'agira du cinquième affrontement en six ans en demi-finale entre ces deux équipes; et l'an dernier, c'est une tentative de botté de dégagement bloquée par les Carabins qui a fait basculer le match en faveur des éventuels champions de la Coupe Vanier.

Jusqu'à présent, chaque équipe a remporté deux victoires.

« C'est un fait, on se connaît très bien et nos rencontres sont toujours intenses et physiques. Le match de samedi ne devrait pas faire exception et je serais très surpris que l'issue soit décidée avant le quatrième quart », a indiqué l'entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia.

« Nos deux duels cette saison montrent à quel point il faudra limiter les erreurs et protéger le ballon » a-t-il consenti.

Même s'il peut compter sur un passeur de premier plan en Gabriel Cousineau, Maciocia connaît la valeur de son attaque au sol, qui lui a entre autres permis de battre Québec il y a trois semaines.

Le rendement fut plus mitigé contre Sherbrooke, par contre (116 verges le premier match et 50 lors du second). « On ne peut pas se permettre d'attaquer Sherbrooke avec seulement l'attaque aérienne, on a besoin d'une attaque au sol productive et solide. »

La défense du Vert & Or devra une fois de plus avoir la super recrue Louis-Mathieu Normandin à l'oeil; le jeune receveur de première année provenant des Spartiates du Vieux-Montréal a capté 12 ballons pour 231 verges de gain et trois touchés.

« Bien évidemment, on a besoin de lui, mais on doit aussi distribuer le ballon, car il sera sûrement étroitement surveillé. D'autres receveurs prendront alors le relais. L'important, c'est de ne pas être trop prévisible. »

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