La force du petit nombre

L'empreinte de Jean-François Joncas sur les Cougars du Collège Champlain... (Imacom, René Marquis)

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L'empreinte de Jean-François Joncas sur les Cougars du Collège Champlain est de plus en plus évidente au fil des ans, et celle-ci a son rôle à jouer lorsqu'il est question de recrutement.

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Nous sommes en 2015 après Jésus-Christ. Toute la division1 de football du Réseau du sport étudiant du Québec (RSÉQ) est dominée par les grands collèges de Montréal et Québec... Toute? Non! Car un petit cégep peuplé d'irréductibles Cougars résiste encore et toujours aux camps du Vieux-Montréal, Garneau et Vanier.

Au point où si les Cougars l'emportent samedi contre les Élans de Garneau, il s'agira de la septième fois que la formation atteint la finale du Bol d'Or sous les dix années de règne de Jean-François Joncas. Pas mal pour un établissement qui compte environ 5000 étudiants de moins que ses rivaux. À l'exception du Collège Champlain, la dernière équipe à avoir gagné le Bol d'Or hormis celles déjà mentionnées fut les Condors de Beauce-Appalaches... en 1988.

Lorsqu'on demande à l'entraîneur-chef de dresser un court bilan de sa décennie à la barre du Collège Champlain, c'est pourtant tout autour de lui qu'il dit de regarder pour comprendre les succès du bucolique établissement de l'arrondissement de Lennoxville sur la scène du football collégial de première division.

«La première année, j'ai repris une équipe en plein milieu de la période de recrutement au mois de février. On était 42 dans l'équipe et on avait perdu en finale du Bol d'Or. Je regarde où on est rendus aujourd'hui, avec le terrain synthétique, l'agrandissement du centre sportif et le fait que je sois rendu entraîneur à temps plein au football après l'avoir été en même temps que j'enseignais et c'est le jour et la nuit comparativement à 2006, soutient Joncas. On s'améliore et chaque année on essaie d'améliorer un autre élément.»

Pas de potion magique

Selon lui, le travail abattu par le personnel du Collège Champlain n'a rien à envier aux institutions de plus grande envergure.

«Le directeur des sports, Sylvain Laflamme, c'est un passionné et ça part de là. Il travaille très fort, mène ça de main de maître. Et l'école comprend l'importance d'une équipe de football en terme de visibilité. C'est une belle vitrine pour se faire voir non seulement à travers la province, mais à travers le pays et on nous donne les outils pour progresser.»

La dimension restreinte de la communauté peut même s'avérer une force, à l'en croire Jean-François Joncas, qui a une fiche de 73 victoires et 37 défaites depuis ses débuts comme entraîneur-chef.

«Le secret, c'est qu'on est juste 1000 étudiants. Tout le monde se connaît et il y a un esprit de famille au collège et dans l'équipe. C'était important quand moi je jouais ici, mais ça l'est encore en 2015. Les jeunes sont des frères, ils jouent l'un pour l'autre, et dans les matchs importants, ça paraît.»

Parce qu'il n'a gagné qu'une seule fois le Bol d'Or en six participations à la finale, Joncas ne peut s'empêcher de rire lorsqu'on tente maladroitement de dresser un parallèle entre les succès de sa formation et ceux du Rouge et Or de l'Université Laval, avec qui il a notamment remporté deux coupes Vanier en tant que joueur en 1999 et en 2003.

«Si on avait gagné chaque année, on pourrait peut-être en parler, mais c'est une tout autre sorte de dynastie!» s'esclaffe-t-il.

Il concède cependant avoir eu un héritage non négligeable de son passage à l'Université Laval, qu'il tente de mettre en application jour après jour à Champlain.

«Ce que je retiens de mon passage à Québec, c'est le travail et l'attention aux détails. Mes entraîneurs Glen Constantin et Jacques Chapdelaine portaient une attention vraiment, vraiment importante aux détails. Comme jeune entraîneur, j'essaie d'apporter la même attention et c'est important pour les Cougars. Chaque jour, on travaille sur des petites choses qui vont nous permettre d'accomplir de grandes choses au bout de la ligne.»

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