Merci, oncle Gary

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Les séquences heureuses s'enchaînent pour Kyle Patterson du secteur Baldwin Mills à Coaticook, un passionné de chasse qui, à 16 ans, vient de récolter ce trophée de 115 kilos (254 lb) avec l'arme qu'il avait reçue en cadeau de son parrain à Noël.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) Kyle Patterson a été ému, en décembre dernier, en déballant le cadeau de Noël de son parrain Gary. Belle marque de confiance, celui-ci lui a offert une arme pour chasser le gros gibier.

« J'étais surpris et touché, car je savais combien que c'était un achat coûteux. Mon oncle m'a dit : c'est un cadeau pour la vie », raconte l'adolescent de 16 ans qui, comme il se doit, a pris l'engagement d'utiliser sa carabine de façon sécuritaire et d'en prendre un soin jaloux.

Les mois à attendre la saison de chasse ont fini par passer et s'est présentée l'occasion de tester l'efficacité du cadeau avec lequel Kyle s'en est offert un autre tout aussi mémorable : un trophée ne se démarquant pas nécessairement par son panache de 7 pointes, mais dont le poids de 115 kilos (254 lb) fait l'envie de bien des chasseurs.

« Je l'avais vu quelques jours avant l'ouverture. Sur pattes, il était imposant, plus corpulent que les deux autres mâles matures comptant huit et dix pointes qui sont dans notre secteur. J'avais hâte que la chasse commence ».

Samedi matin, Kyle a aperçu un mâle aux trousses d'une femelle, mais il n'a pas eu le temps d'épauler.

« J'ai grunté en pensant qu'il pourrait revenir, mais ce ne fut pas le cas. »

Tout de même un excellent réflexe, car j'ai déjà eu du succès avec cette technique en pareille circonstance.

À la fin de la journée, Kyle est retourné à son poste de guet bordant une prairie de Baldwin Mills, dans le secteur rural de Coaticook.

« Des femelles broutaient calmement, puis elles ont détalé. Elles sont réapparues au bout d'un certain temps et j'ai compris ce qui les avait précédemment préoccupées en voyant le gros buck s'amener à son tour. Cette fois, il a complètement ignoré les femelles. Il était perpendiculaire à moi à une cinquantaine de mètres, je ne pouvais espérer une meilleure chance », décrit-il.

Le chasseur a douté durant un instant de son tir en voyant le chevreuil déguerpir. Celui-ci n'a toutefois franchi que quelques dizaines de mètres avant de s'effondrer.

« J'étais fou de joie. Je pleurais à chaudes larmes en pensant à mon oncle Gary. J'avais peine à raconter la scène à mon père au téléphone. Il a fallu se mettre à quatre personnes pour aller récupérer la bête. Franchement, comme poids, il me faudra attendre longtemps pour battre ça», se conditionne déjà celui qui accompagne son père Angus à la chasse depuis l'âge de 4 ans.

Une passion familiale que partage aussi Mikhayla, la soeur de Kyle, qui a également fait mouche à l'ouverture en récoltant un mâle, qui avait un panache de 4 pointes.

« Je ne suis pas chasseuse, mais après avoir vu Kyle aussi fier, ça donne le goût de commencer », lance spontanément sa belle-mère Michèle Madore.

À nous, chasseurs, ça donne la patience de persévérer!

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