Un dernier tour de piste pour Jérémi Roch

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En cinq ans, Jérémi Roch a battu plusieurs records du Vert & Or, en plus d'en abaisser quelques-uns au football universitaire tant québécois que canadien.

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(SHERBROOKE) Jérémi Roch disputera son dernier match au Stade de l'Université de Sherbrooke, samedi, dans le cadre de la Coupe du maire, contre les Gaiters de Bishop's.

Le petit Jérémi, comme se plaisaient à l'appeler les vétérans de l'équipe lorsqu'il est débarqué dans le vestiaire, imberbe, en 2015, est devenu grand, et avec une grande barbe.

« Ce surnom du ''Petit Jérémi'' fait référence au jeune chanteur du même nom, qui était pas mal populaire à l'époque. Mon colocataire Pierre-Marc Langevin et moi, on a décidé de l'appeler comme ça parce qu'on trouvait ironique qu'un joueur aussi jeune pût mener une équipe de vétérans comme la nôtre à l'époque », s'est rappelé l'ancien joueur de ligne à l'attaque du Vert & Or, Renaud Lafrance-Longtin.

« À la seconde où il est entré dans le vestiaire, on l'a tout de suite considéré comme un vétéran, un des nôtres, mais on utilisait l'expression ''le p'tit Jérémi'' pour lui rappeler qu'il était encore une recrue. »

L'anecdote de Lafrance-Longtin en dit long sur l'impact qu'a eu Roch et ce, dès son arrivée en provenance des Cheetahs de Vanier, au football collégial, où il avait fracassé moult records et gagné le Bol d'Or.

En 2010, il était le joueur le plus convoité par les programmes universitaires.

Le plus grand quart-arrière de la courte histoire du Vert & Or depuis sa renaissance en 2003, et assurément l'un des plus grands du football universitaire canadien.

Non seulement sa personnalité a-t-elle laissé une marque indélébile sur le programme de football, mais ses exploits sur le terrain et sur les bancs d'école se chargeront de perpétuer cette image de l'étudiant-athlète par excellence.

En cinq ans, Jérémi Roch a battu plusieurs records du Vert & Or, en plus d'en abaisser quelques-uns au football universitaire tant québécois que canadien.

Il fut sans contredit l'un des plus grands ambassadeurs du club, et de l'Université, par le fait même.

Cinq ans après être débarqué à Sherbrooke et enfilé le numéro 12 qu'avait porté fièrement son prédécesseur Jean-Philippe Shoiry, Roch tire sa révérence.

Une cinquième et dernière année remplie de promesses, après une saison régulière plus qu'intéressante, et des séries éliminatoires où lui et ses coéquipiers auront la chance d'écrire l'histoire. Peut-être.

Mais ne comptez pas trop sur le principal intéressé pour tergiverser pendant des heures sur les records qu'il a maintenant à son nom. Ce n'est tout simplement pas son genre.

« Honnêtement, je n'y pense pas trop. Oui je suis content et c'est très satisfaisant, mais ce n'est pas la raison pour laquelle j'ai choisi l'Université de Sherbrooke. Je crois que ces records reflètent plutôt la qualité de l'organisation ici et de l'encadrement. Tu as besoin de gars autour de toi pour réaliser des choses, et j'ai eu cette chance. »

« Ce que je retiens, surtout, c'est l'expérience humaine, les liens que j'ai tissés avec les gars au sein de ces cinq équipes en cinq ans qui furent toutes différentes au fil des ans, mais qui n'avait qu'un seul objectif. J'ai rencontré un paquet de monde, bâti des amitiés. Je vais garder ce bagage-là », dit-il, en esquissant un sourire lorsqu'on lui remémore son surnom du « P'tit Jérémi ».

« Le plus drôle, c'est qu'à ma deuxième année avec l'équipe, on disputait le Shrine Bowl contre les Stingers, à Concordia, et le vrai Petit Jérémi était le porte-parole de l'événement. Les gars m'ont agacé un peu, ils me demandaient de chanter. Je voyais ça davantage comme une marque d'attention. »

Jérémi Roch n'a jamais été le genre d'athlète à élever la voix, à briser des choses dans le vestiaire afin d'encourager ses coéquipiers.

Leader silencieux, prêcher par l'exemple fut sa concrétisation d'un leadership qu'il a appris à développer avec le temps.

« J'ai toujours été un meneur par l'exemple et j'ai jamais voulu sortir de ça. Par moment, j'ai été un peu plus ''vocal'' et ce fut apprécié. J'ai cependant toujours cru que s'adresser à l'équipe était un droit qui se méritait. Il faut mettre le temps et les efforts pour mériter ce droit-là. Je me suis senti prêt à endosser ce rôle à partir de ma troisième année », a-t-il indiqué.

Ses parents et son frère Alexandre ont été d'un appui indéfectible au fil du temps. « Mes parents n'ont jamais raté un match depuis que je suis à l'université, ni même un camp d'entraînement. C'est clair que je ne voulais pas me traîner les pieds devant mes parents, qui m'appuyaient sans réserve et étaient toujours là pour moi. J'ai appris cette discipline grâce à eux.

Une dizaine de joueurs de l'équipe disputeront leur dernier match à domicile, samedi.

Un passage émotif pour ces jeunes qui entreront de plain-pied dans le monde adulte une fois la graduation confirmée.

La nostalgie de ces derniers kilomètres au compteur d'une aventure bien particulière est bien présente, dit Jérémi Roch.

« Avec les gars, on s'arrête et on en parle, on se remémore plein de moments. On a vécu plein de choses ensemble. Je n'échangerais ça contre rien au monde. Et en même temps, on essaie de ne pas trop y penser. »

Jérémi Roch terminera sa maîtrise en commerce électronique en avril prochain.

Ses plans futurs ne sont pas arrêtés.

La Coupe du maire est programmée pour 13 h

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