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Autre saison difficile pour les Gaiters : des changements inévitables

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L'attaque des Gaiters n'a produit que quatre touchés pendant toute la saison. Le jeune quart de première année Mathieu Demers a appris à la dure.

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(Sherbrooke) La Coupe du maire aura une signification diamétralement opposée pour les deux équipes impliquées, samedi.

D'un côté, le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke s'accroche à sa fiche de 4-3 et souhaite une victoire afin d'améliorer son positionnement pour les séries éliminatoires.

Mais de l'autre, les Gaiters disputeront le dernier match d'une saison 2015 qui fut, à bien des égards, aussi difficile que celle de 2014.

Avec une fiche de 1-6 à l'aube de disputer cette Coupe du maire, et sortant d'une difficile saison 2014 où les Gaiters n'ont remporté qu'un seul match (1-7), disons que le moral a déjà été plus haut et qu'on est loin des prouesses de la saison 2013.

Cette année-là, le pivot Jordan Heather a mené l'attaque dévastatrice des Mauves à une fiche de 6-2, en plus de remporter le prestigieux trophée Hec Crighton, remis au joueur par excellence du football universitaire canadien.

L'entraîneur-chef des Gaiters, Kevin Mackey, était quant à lui nommé entraîneur-chef de l'année au Canada. Rien de moins.

Avec une attaque qui n'a produit que 60 points cette saison, et seulement cinq touchés, dont l'un inscrit sur un retour de botté, les visages sont longs, chez les Gaiters.

L'offensive des Mauves accumule en moyenne 140 verges par match, et sa défense en concède plus de 430. Dur d'avoir du succès dans ces conditions.

À sa dernière année de contrat, Mackey rencontrera la direction de l'Université Bishop's dès la semaine prochaine afin de trouver des solutions.

Un troisième entraîneur?

Et parmi les hypothèses avancées, l'embauche d'un troisième entraîneur à temps plein devient de plus en plus incontournable, dit-il.

Rappelons que les Gaiters ont seulement deux entraîneurs à temps plein; Mackey et le coordonnateur à l'attaque Brent Bailey. Ils sont les parents pauvres du RSEQ, à ce chapitre.

« Avoir un autre coach pourrait grandement aider au recrutement. C'est la clé du succès pour un programme de football. Il faut trouver des gars qui veulent venir jouer ici, des gars qui peuvent avoir un impact immédiat. Il faut les trouver et les convaincre, c'est un dur travail; on est une petite université d'à peine 2400 étudiants, sans gros programme de kinésiologie ou d'éducation physique. C'est compliqué et délicat en même temps. Et lorsqu'on connaît deux saisons difficiles de suite, la tâche du recrutement est encore plus ardue », a dit Mackey, qui veut poursuivre l'aventure avec l'équipe.

Ces problématiques ne sont pas chose nouvelle pour les Gaiters; ce qui est plus inquiétant, c'est de voir des programmes comme Concordia ou McGill faire de grands bonds en avant sur le terrain grâce à des embauches et à un recrutement plus agressif. Deux universités anglophones qui visent un peu la même clientèle que Bishop's.

Stingers et Redmen inondent d'ailleurs les médias sociaux depuis quelque temps de nouvelles concernant le recrutement de nouveaux joueurs pour les prochaines années.

« C'est une manière de procéder, dit Kevin Mackey, pensif. Mais je ne veux pas rentrer 40 gars dans le programme ici et qu'il ne m'en reste que 10 après un an. Je ne suis pas fort sur les certificats. Un moment donné, ce sont des étudiants-athlètes, ou le contraire? »

« Peut-être que les résultats ont été difficiles sur le terrain, mais on est fiers de dire que les 11 finissants qui joueront un dernier match avec nous samedi ont tous leur baccalauréat en poche. Je n'ai pas l'intention de vendre mes valeurs, ce qui me tient à coeur. »

« Pour ce qui est de mon contrat, et de toutes les autres questions, on va s'asseoir avec la direction à la fin de la saison pour établir un plan clair; on s'entend pour dire que cette saison-là n'est pas facile et il faut nous forcer à trouver une solution. Des fois, il faut voir si on doit seulement entretenir la maison ou faire de grosses rénovations. Tous nos gars vont bien à l'école, notre groupe est jeune, mais talentueux. La fondation est là, mais notre développement est plus long, notre cycle est plus long. »

Mackey peut sûrement compter sur l'appui de son nouveau directeur des sports; Jean-Benoît Jubinville a été l'entraîneur-chef des Volontaires du Cégep de Sherbrooke lors de leurs quatre conquêtes consécutives du Bol d'Or, il y a quelques années. « Il nous donne un bon coup de pouce pour trouver des solutions », dit Mackey.

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