Éric Lucas croit aux chances de Lucian Bute

Tous les espoirs sont permis pour Lucian Bute... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Tous les espoirs sont permis pour Lucian Bute lors de sa tentative de redevenir champion du monde le 28 novembre, croit Éric Lucas, qui est passé sensiblement par le même chemin que le Roumain dans sa carrière.

Imacom, Jocelyn Riendeau

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(Sherbrooke) Janvier 2006. Un peu moins de trois ans après sa défaite contre l'Allemand Markus Beyer, Éric Lucas, alors âgé de 34 ans, s'apprête à monter dans le ring pour affronter la vedette Mikkel Kessler lors d'une seconde et ultime chance de redevenir champion de monde.

Un scénario semblable à celui que s'apprête à vivre Lucian Bute en novembre, un peu plus de trois ans après avoir perdu par K.O. aux mains de l'Anglais Carl Froch.

À l'âge de 35 ans, Lucian Bute (32-2-0, 25 KO) devra vaincre un autre Anglais, James DeGale (21-1-0, 14 KO), le 28 novembre, au Centre Vidéotron de Québec, s'il veut se réapproprier la ceinture IBF chez les 167 livres. Fort possiblement sa dernière chance de le faire, estime Éric Lucas.

« Si on parle d'un combat serré ou d'une décision partagée, on sait bien qu'il y aura un autre combat, mais s'il perd lors de cette chance-là en championnat du monde, ce serait d'étirer la sauce un peu trop de poursuivre », mentionne celui qui parraine le Club de boxe de Sherbrooke.

« Ce sera très difficile pour Lucian », ajoute cependant Lucas.

« Il revient de loin et l'ombre de Carl Froch plane toujours au-dessus de lui. Si on se fie aux combats qui ont suivi son affrontement avec Froch, les séquelles sont toujours présentes, mais il a changé d'entraîneur et il a changé d'environnement depuis. Peut-être que c'est ce que ça prenait pour lui redonner confiance. Lucian a encore une bonne mécanique et il peut encore cogner dur. Il peut surprendre et je pense que Lucian a plus de chance de gagner contre DeGale que Lemieux en avait contre Gennady Golovkin. La boxe, c'est la boxe et tout est possible, même si je pense que ça va être difficile. »

Il ne remet pas en doute la confiance qui habite le Roumain à l'idée de se frotter à DeGale, qui est de six ans son cadet. Après tout, lui-même était persuadé à l'époque qu'il avait de véritables chances de l'emporter contre Kessler, qui était à ce moment invaincu en 36 combats.

« Honnêtement, on se sent en confiance quand même dans cette situation, jure Éric Lucas. Je me suis posé la même question à propos de Lucian et c'est certain qu'il n'a pas le choix d'attaquer ce combat avec de la confiance et je suis persuadé qu'il croit qu'il a des chances de l'emporter, tout comme David Lemieux croyait qu'il pouvait battre Golovkin. C'est comme ça qu'il faut que ce soit et c'était comme ça dans mon temps au moment d'affronter Mikel Kessler. Même si tout le monde autour de moi doutait de mes chances de gagner le combat, moi, j'y croyais. »

De son propre aveu, Lucian Bute est mieux outillé pour réussir son défi que lui-même pouvait l'être lorsqu'il s'est envolé au Danemark avec l'espoir de continuer de surprendre le monde de la boxe.

« À sa défense, je dirais que Lucian a gardé la forme tout le temps. De mon côté, j'avais eu beaucoup de blessures, j'avais été longtemps inactif et je revenais de loin contre Kessler, un monstre que je ne connaissais pas bien dans le fond! Heureusement pour Lucian, c'est que James DeGale n'est peut-être pas un gros cogneur, même s'il est un bon technicien. Sauf que c'est un champion et un ancien champion olympique, ce n'est pas rien. Ça reste une grosse pointure et on va souhaiter que Lucian gagne. »

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