Le Rouge & Or sans pitié

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Le quart-arrière du Rouge et Or Hugo Richard, sans être flamboyant par la passe (11 en 22 pour 138 verges, un touché et deux interceptions) a couru pour 80 verges et un majeur.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Le Rouge et Or de l'Université Laval n'allait certainement pas se faire chauffer les fesses par le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke à deux reprises.

Si le premier duel entre les deux équipes disputé lors de la deuxième semaine fut haletant et s'est décidé en prolongation au profit de Québec par 27-24, le duel de dimanche n'aura été égal que pendant un peu moins d'une demie.

Avec une victoire convaincante de 36-7, le Rouge et Or prend une sérieuse option sur le titre du football universitaire québécois, alors que virtuellement, le Vert & Or terminera au troisième rang, ce qui signifiera un duel face aux Carabins, à Montréal, en demi-finale.

Sherbrooke se retrouve au troisième rang du classement avec une fiche de 4-3, la même que les Stingers de Concordia; Sherbrooke a cependant gagné le seul duel entre les deux équipes, ce qui lui confère le bris en cas d'égalité.

Laval est toujours au sommet avec 6-1 et Montréal suit avec une fiche de 5-2.

Québec part fort

Le Rouge et Or a lancé les hostilités sur le quatrième jeu du match grâce à un retour de botté de dégagement de 74 verges d'Anthony Dufour pour le majeur.

Le Vert & Or n'a pas baissé les bras pour autant et quelques minutes plus tard, Jérémi Roch égalait le record RSEQ du plus grand nombre de passes de touché en carrière avec un lancé d'une verge à Anthony Gosselin.

Ce record de 66 passes de touché était détenu par l'ancien quart-arrière du Rouge et Or, Benoît Groulx.

À 7-7, tous les espoirs étaient encore permis.

Justement, ces espoirs sont demeurés des espoirs.

Québec a scié les jambes des Sherbrookois en fin de deuxième quart; une passe de touché de Hugo Richard à Félix Faubert-Lussier, complètement oublié en zone payante, et les Rouges retraitaient au vestiaire pour la demie avec une avance de 19-7, et on sentait que le fort vent qui balayait le terrain pendant tout le match n'irait plus en direction du Vert & Or.

Et c'est justement ce qui s'est produit en deuxième demie; comme a son habitude, le Rouge et Or s'est rangé derrière sa ligne de mêlée et il a contrôlé le match jusqu'à la fin.

Cet avantage s'est traduit par une nette domination des Rouges au sol avec une récolte totale de 256 verges, dont 149 et un touché par le porteur Maxime Boutin.

De l'autre côté, l'attaque terrestre des Verts n'a jamais été dans le coup, ne cumulant que 59 maigres verges.

« C'est très décevant, j'ai le même feeling qu'après notre défaite à Montréal. Notre offensive fut inexistante, complètement, c'est fou. On a assisté à un écrasement complet de notre front offensif, qui a livré une performance très ordinaire. Chapeau à Mathieu Betts, qui a livré tout un match. On a voulu établir l'attaque au sol, mais on n'a pas été capables. Il faut faire mieux, il faut mieux jouer, mieux « coacher », mieux tout faire », a dit l'entraîneur-chef David Lessard.

« Le touché de Faubert-Lussier a coupé les jambes; ensuite, quand tu laisses ta défensive sur le terrain pour plus de 40 jeux en première demie, un moment donné, elle va céder. »

Si Jérémi Roch a égalé le record de passes de touché de Groulx, ce fut là son seul moment de réjouissance.

La ligne à l'attaque devant lui a été incapable de le protéger et la super recrue Mathieu Betts s'est fait un malin plaisir de le terrasser à toutes les occasions possibles; au total, Québec a réussi sept rabattements du quart, dont quatre par Betts. Roch a complété 17 de ses 37 passes pour 189 verges, un touché et deux interceptions.

Hugo Richard, sans être flamboyant par la passe (11 en 22 pour 138 verges, un touché et deux interceptions) a couru pour 80 verges et un majeur.

« La clé, c'est d'éviter de donner des gros jeux, et d'en créer, en attaque et sur les unités spéciales, et c'est ce qui nous a fait défaut, on a manqué d'opportunisme et on n'a pas fait les gros jeux qui auraient pu nous donner le momentum », a dit le secondeur Alex Gagné.

« C'est sûr que si tu donnes un touché sur le premier jeu en unités spéciales, ça coupe les jambes un peu, mais on s'est relevé; on n'a juste pas pu poursuivre. »

« Pourtant, on avait de bonnes chances, on a eu des gars ouverts, mais on n'a pas été capables de protéger, c'est ça qui résume le match. Contre le Rouge et Or, tu ne peux pas gagner en reculant; ils ont gagné la bataille de positionnement du terrain, entre autres à cause des punitions à l'attaque et des sacks du quart, on partait nos séquences de très loin », a analysé Jérémi Roch.

« On a perdu nos batailles individuelles, ils ont clairement été la meilleure équipe dans les trois facettes, ils ont couru plus qu'on voulait, et quand tu commences le match en accordant un touché sur les unités spéciales, ça part mal. On s'est relevé, mais ça nous a rattrapés; lors des trois premiers quarts, il n'y a pas une série où on n'a pas pris de punition qui nous ont fait reculer: un manque de concentration, la nervosité? Je ne sais pas. »

Et comble de malheur, le Vert & Or a perdu les services du botteur Mathieu Hébert, pendant le match, lui qui s'est blessé au genou gauche au troisième quart; il n'est pas revenu dans le match.

Sherbrooke affronte Bishop's (1-6), samedi prochain, lors de la coupe du maire.

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