Du hockey au sommet du tennis

Dernier Canadien à avoir remporté l'Omnium du Canada... (Imacom, Julien Chamberland)

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Dernier Canadien à avoir remporté l'Omnium du Canada en simple masculin au tennis, Robert « Bob » Bédard a dominé sur la scène canadienne entre 1952 et 1970. Il discute ici avec Claude Métras.

Imacom, Julien Chamberland

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(SHERBROOKE) Avec du recul, certains pourraient dire qu'il s'en est fallu de peu pour que le portrait de Robert Bédard soit complètement différent de celui que le Panthéon des sports de Sherbrooke a intronisé mercredi.

Dernier Canadien à avoir remporté l'Omnium du Canada en simple masculin au tennis, exploit qu'il a accompli en 1955, 1957 et 1958, c'est légèrement le fruit du hasard qui a conduit « Bob » Bédard vers le sport qu'il aura dominé sur la scène canadienne pendant près de 20 ans entre 1952 et 1970. Sportif accompli, l'ancien enseignant de français et de géographie au Bishop's College School, qui a également porté les couleurs des Castors seniors de Sherbrooke au hockey, avait plusieurs options sur la table au début des années 1950, jusqu'à ce que sa mère finisse par trancher.

« J'avais une offre avec les Indians de Cleveland pour aller à Charlotte et je ne savais même pas où c'était et finalement c'était trop loin. Je suis allé au camp des Rangers de New York et ils voulaient quant à eux m'envoyer avec les Citadelles de Québec, mais je n'avais pas fini mon cours encore et je voulais terminer mes études. Ma mère m'a donc dirigé vers le tennis par la suite », indique celui qui a finalement pris la route de l'Université de la Californie, aux États-Unis, pour parfaire du même coup son jeu sur les courts.

« Je pense que chacun des sports que j'ai pratiqués m'a aidé à performer dans les autres »

«Totalement différent»

Maintenant âgé de 84 ans, Robert Bédard, qui a notamment figuré au tableau principal à deux reprises à Roland-Garros, à quatre occasions à Wimbledon et 11 fois au U.S. Open, en plus de faire partie d'Équipe Canada en Coupe Davis de 1953 à 1961 et en 1967, s'est dit honoré d'entrer au Panthéon des sports de « sa » ville mercredi.

« C'est totalement différent. Sherbrooke, c'est ma ville et c'est plus sincère que d'autres honneurs que j'ai pu recevoir. J'ai vécu ici 40 ans et ça me rappelle plusieurs souvenirs d'être de retour, que ce soit au tennis, au baseball ou au hockey. »

Son partenaire de longue date en double, François Godbout, souligne que Bédard imposait le respect sur le circuit.

« Il avait une puissance de caractère ce bonhomme-là qui en imposait à tout le monde. En double, quand j'étais au filet, je voyais la face des adversaires et tout le monde le respectait. De jouer avec lui en double c'était une expérience passionnante, parce que j'avais l'impression que j'étais deux fois meilleur que je l'étais. »

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