Vert & Or : la bataille des botteurs

Si on attendait un duel aérien entre les pivots Roch et Cousineau lors du... (Archives, La Tribune)

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(SHERBROOKE) Si on attendait un duel aérien entre les pivots Roch et Cousineau lors du premier affrontement Sherbrooke-Montréal, il se peut bien que le duel d'aujourd'hui en soit un de botteurs.

Mathieu Hébert du Vert & Or et le tandem formé de Louis-Philippe Simoneau et de Félix Ménard-Brière, sont en effet parmi les meneurs au Québec dans leurs catégories respectives.

Et au football canadien, qui se joue à trois essais, le rôle du botteur, autant comme pointeur avec ses placements, que comme acteur pour le positionnement sur le terrain, avec ses dégagements, est primordial.

Ce fut le cas lors du dernier duel entre les deux équipes, il y a deux semaines; Hébert s'est fait bloquer un botté qui fut retourné pour un touché.

Malgré tout, Mathieu Hébert est en tête des pointeurs au football québécois avec 37 points (huit placements réussis en 11 tentatives, 10 bottés d'après touché et trois simples), à égalité avec Dominic Lévesque.

Louis-Philippe Simoneau est tout juste derrière avec 35 points.

Le rôle du botteur est la plupart du temps ingrat. « C'est 0% ou 100% aux yeux des gens, qui s'attendent à ce que je réussisse tous les bottés de précision. Il faut négocier avec ça, c'est notre job. Il faut rapidement passer à autre chose lorsqu'on rate un botté, c'est un travail qui est toujours à améliorer. Botter, je sais faire, je connais ma technique; je travaille davantage sur l'aspect mental de mon jeu », a dit Hébert, qui en est à une troisième année avec le Vert & Or.

« J'ai compris dès le Cégep que j'avais une grosse influence sur le déroulement des matchs; si mes bottés de dégagement sont chaque fois 10 verges plus loin que mon vis-à-vis, je sais que je donne une bonne position de terrain à notre attaque. »

Hébert s'est d'abord fait un nom avec ses longs bottés de dégagement, au Cégep, art qu'il a transporté au niveau universitaire. Ses bottés voyagent en moyenne 43,9 verges, ce qui le place au deuxième rang au Canada, derrière, justement, Félix Ménard-Brière des Carabins (moyenne de 44 verges par botté).

« J'ai beaucoup jasé avec William Dion (l'ancien botteur du Vert & Or, NDLR) récemment, et on n'a pas parlé de technique, seulement de l'approche mentale. Il m'a donné quelques trucs, ce à quoi il pensait avant de faire ses bottés de précision. Il m'a dit que l'important, c'est d'offrir des prestations égales, de toujours avoir la même approche. »

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