Comme à la belle époque...

Selon les observations de chasseurs, la période d'accouplement... (Photo SÉPAQ par Steve Deschênes)

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Selon les observations de chasseurs, la période d'accouplement des orignaux est quelque peu décalée cet automne. Les chances des adeptes de l'arc et de l'arbalète pourraient s'en trouver améliorées au cours de la saison de six jours commençant samedi.

Photo SÉPAQ par Steve Deschênes

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

J'ai rarement croisé autant de gens comblés par l'arrivée des nuages et de la pluie que cette semaine. Les chasseurs attendaient avec impatience les dépressions gorgées d'eau pour sortir le gros gibier de l'oisiveté.

Les orignaux ont l'habitude de s'activer dès la mi-septembre en prévision de la période d'accouplement, très souvent concentrée durant les deux semaines suivantes. Comme le reste de la nature, leur horloge biologique semble avoir pris du retard.

« Nous arrivons de La Tuque et l'activité a été beaucoup moindre que d'habitude. Elle n'a commencé que vers la fin de notre séjour. Ça m'amène à croire que l'appel donnera de bons résultats aux chasseurs de l'Estrie la semaine prochaine », croit le vétéran Laurent Cloutier.

Sur le chemin du retour d'un séjour en Gaspésie, Frédéric Bolduc me faisait part hier d'observations semblables.

« Rien de comparable avec l'an dernier pour ce qui est des réponses aux appels. Nous n'avons vu que quelques souilles de mâles. Plus les jours passaient par contre, plus ça bougeait. La grosse période commençait », a constaté M. Bolduc dans cet autre coin de la province ayant connu la vague de beau temps avant la cassure des derniers jours.

Ceux qui ont pu chasser le chevreuil à l'arc cette semaine ont vu évoluer les comportements.

« Les orignaux se sont mis à se déplacer dès que les températures ont chuté. Il y avait de la trace partout. La meilleure semaine pour l'orignal, à mon avis, ça aurait été cette semaine. Plusieurs paires étant formées, ça risque d'être plus calme durant le weekend. Surtout que le cheptel a baissé. Les orignaux étant moins nombreux, ça magasine moins longtemps », évalue Yves Beauregard, qui chasse sur ses terres de Ham-Sud.

« J'ai entendu, moi aussi, des appels de femelles et les réponses d'un mâle cette semaine. Mais alors que le rut tire habituellement à sa fin à l'ouverture de la chasse, là, j'ai confiance que nous aurons quelques bonnes journées pour l'exploiter », juge Daniel Fecteau, une référence parmi les chasseurs d'orignaux de la MRC de Coaticook.

Le paysage commence à peine à se colorer. Il y a très peu de feuilles qui sont tombées, beaucoup moins qu'habitude au début d'octobre. Ça pourrait compliquer les choses pour les archers et les arbalétriers qui chassent l'orignal en se déplaçant, car ceux-ci ont davantage de corridors de tirs lorsque la forêt est dénudée. Un rien peut faire dévier une flèche.

« L'inverse est aussi vrai, les orignaux sont moins méfiants quand il y a des feuilles », soupèse Yves Beauregard.

Si le décalage automnal a eu un effet hormonal sur les orignaux, les chasseurs ne s'en plaindront pas. Ce sera à leur avantage. Comme autrefois.

Comme du temps où la saison à l'arc tombait dans le pic du rut en Estrie. Celle-ci a depuis été déplacée afin de diminuer la pression sur le cheptel qui, malgré cela, n'a cessé de décliner.

Même sans succès éclatants, une année avec de l'action redonnerait de la confiance à celles et ceux qui ont trouvé ces dernières années que la forêt sonnait creux durant la période de chasse à l'orignal. Ça ferait du bien au moral.

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