Sébastien Roulier dompte l'Orford

À première vue maigrichon, Sébastien Roulier s'impose comme un géant et un... (Imacom, René Marquis)

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(MAGOG) À première vue maigrichon, Sébastien Roulier s'impose comme un géant et un homme de fer au coeur sensible. L'ultra marathonien de Sherbrooke a été égal à lui-même en fin de semaine : impitoyable pour les défis qu'il se lance, dont le dernier en lice était l'ascension du mont Orford qu'il escomptait faire 20 fois dans le cadre du projetCourir pour Leucan du mont Orford au mont Everest en 24 heures.

Au final, Roulier s'est payé le luxe de 25 ascensions, en 24 heures, pas une minute de plus.

Pour les amateurs de statistiques, cela représente une distance parcourue d'environ 160 kilomètres et 12 250 mètres de dénivelé positif. À sa 18e ascension, Sébastien Roulier avait déjà atteint l'équivalent du sommet du mont Everest qui est situé à 8848 mètres.

À ce moment-là, l'idée de mettre fin à son aventure ne lui a même pas frôlé l'esprit. «Bien au contraire. Je me suis dit que je vais rendre ça encore plus difficile pour le prochain qui va s'essayer», a-t-il blagué.

Accueilli en héros

Il va sans dire que Sébastien Roulier a été accueilli en héros au moment de ses dernières foulées dans la piste de 4 kilomètres. Et aucun signe de faiblesse ou de fatigue extrême chez ce pédiatre intensiviste. «J'ai profité de l'énergie des autres qui m'ont accompagné, particulièrement dans la nuit. Ce n'était pas une course contre la montre pour moi. Sans m'arrêter, je prenais le temps de jaser avec les gens autour de moi. À deux ou trois reprises j'ai senti une petite baisse d'énergie, mais jamais assez pour me remettre en question. J'avais les jambes un peu plus lourdes également dans les dernières montées et descentes, mais sans plus», affirme celui qui n'a jamais pris le temps de s'allonger ou de profiter d'une petite sieste.

«Ça ne faisait pas partie du plan de match. Au bas de la montagne, je prenais le temps de saluer quelques personnes présentes qui étaient là pour moi, de faire des bisous à mes enfants et je repartais de plus belle.»

«Quel ambassadeur il est pour Leucan Estrie.»


S'agit-il de son plus grand exploit, lui qui est assurément le coureur le plus connu en Estrie? «Je ne m'arrête vraiment pas à ça. À mes yeux, la destination n'est pas le plus important. C'est plutôt le chemin que j'emprunte que je retiens. Les découvertes que tu fais, les hauts et les bas, la résilience. J'ai plusieurs inspirations, dont les enfants qui combattent le cancer», fait valoir Roulier.

Inhumain

Parmi les fidèles qui se succédaient pour accompagner Roulier dans son défi, Maxime Mercier de Montréal s'est permis 12 ascensions. «J'ai 15 ans de moins que lui. C'est évident que je n'ai pas son bagage, mais peu importe, il était hors de question que j'en fasse plus. C'est carrément inhumain ce qu'il vient d'accomplir, jamais sans maugréer, toujours le sourire accroché aux lèvres, un bon mot pour les autres. Je suis renversé par ce que je viens de voir.»

Du côté de Leucan Estrie, la coordonnatrice régionale Suzelle Lacroix n'allait pas rater ce rendez-vous historique. «Quel ambassadeur il est pour Leucan Estrie. Nous sommes tellement chanceux de le compter avec nous pour différentes collectes de fonds comme celle-ci. Mais encore plus important, c'est le message qu'il envoie aux enfants atteints de cancer.

Pas par pas, des montées et des descentes, mais en fin de compte il y a toujours de l'espoir. Chacun dans leur sphère, Sébastien et les enfants qui se battent contre le cancer ont le même vécu», soutient Suzelle Lacroix.

En passant, Sébastien Roulier sera bel et bien à son poste lundi matin au CHUS. Cela vous étonne-t-il?

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