Un artisan du sport estrien s'éteint

Robert Martimbeault s'est éteint jeudi matin à l'âge... (Photo archives, La Tribune)

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Robert Martimbeault s'est éteint jeudi matin à l'âge de 69 ans.

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(Sherbrooke) Le milieu sportif de la région a perdu l'un de ses artisans les plus loquaces jeudi matin, alors que Bob Martimbeault a été emporté par la maladie.

L'ancien vice-président de la Traversée internationale du lac Memphrémagog (TILM), qui allait fêter ses 70 ans en décembre, a rendu l'âme au CHUS Hôtel-Dieu de Sherbrooke peu après minuit jeudi, lui qui souffrait du diabète et dont la santé s'était grandement détériorée depuis plusieurs années.

« C'est une grande délivrance, a mentionné son bon ami, et ancien président de la TILM, Laurent Pelletier. On a tous de la peine, mais c'était un homme actif qui n'avait plus de qualité de vie depuis quelques années. »

Natif de Drummondville, où il aurait enfilé l'uniforme des Rockets « pendant 7 ou 8 ans » au niveau du hockey junior, Robert Martimbeault y a également été entraîneur, remportant le tournoi Midget de Drummondville avec des joueurs comme Marcel Dionne et Yvon Lambert sous sa gouverne. Il a par la suite été relationniste pour les Nordiques de Québec, dans la défunte Association mondiale de hockey (AMH), en plus de devenir éventuellement propriétaire des Athlétiques de Sherbrooke, au baseball, et président de la Ligue de baseball élite du Québec, aujourd'hui la Ligue de baseball junior élite du Québec. Il a également détenu l'Auberge Orford, à Magog, où il avait pris l'habitude de rassembler différentes personnalités du sport, dont son bon ami Jean-Claude Tremblay, l'ancien défenseur étoile du Canadien de Montréal et des Nordiques de Québec.

« C'était un gars très généreux, toujours de bonne humeur et prêt à aider son prochain. Il était très impliqué dans les organismes et il l'était toujours à Magog. C'était un vrai de vrai et c'est une grande perte pour le milieu sportif », a déploré le journaliste sportif à la retraite et ami de Bob Martimbeault, André Rousseau.

Parmi les innombrables souvenirs qu'on retiendra de lui, on songera d'abord à ses qualités d'orateur ainsi qu'à son immense sens de l'humour, croit Laurent Pelletier.

« C'était un relationniste hors-pair. Il a été le premier relationniste des Nordiques de Québec, dans l'Association mondiale de hockey, et Marcel Aubut disait qu'il n'y avait pas meilleur orateur, parce qu'il pouvait se débrouiller à propos de n'importe quel sujet sans s'être préparé. Avec lui, on avait même le Journal de Montréal qui accordait deux pages à la Traversée, il fallait le faire!»

« C'était tout un personnage, continue M. Pelletier non sans rire légèrement. Il avait un surplus de poids évident et il disait toujours que quand t'es gros, t'es mieux d'être beau, parce qu'un gros pas beau, ben ce n'est pas beau, et qu'on n'est pas beaucoup de beaux gros. C'était un bon vivant qui aimait bien manger avec une bonne bouteille de vin. On a vécu de bons moments.»

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