La saison de la cohabitation

Les randonneurs prévoyant profiter du beau temps et... (Archives La Tribune)

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Les randonneurs prévoyant profiter du beau temps et des couleurs automnales au cours de la fin de semaine ont intérêt à vérifier avant de partir si les sentiers où ils comptent se rendre sont ouverts pendant la saison de chasse.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

L'appel de la nature sera quasi irrésistible en fin de semaine avec le combo des couleurs et de la chaleur. Question d'éviter les conflits entre randonneurs et chasseurs, rappelons les bases de la cohabitation.

Question d'abord de rassurer les randonneurs, c'est la période de chasse à l'arc et à l'arbalète qui se superpose à celle des couleurs. Les carabines à longue portée ne résonneront pas en forêt avant la mi-octobre.

Pour l'heure, les coups de feu entendus occasionnellement sont ceux de fusils à plombs utilisés par les chasseurs de petit gibier ou d'oiseaux migrateurs. Ceux-ci sont peu nombreux et sans dire que leurs projectiles sont totalement inoffensifs, ils ne représentent pas le même danger qu'une balle de carabine voyageant sur une longue distance.

La période de chasse la plus intense est celle du chevreuil à l'arme à feu, qui commencera le 31 octobre et courra durant les premières semaines de novembre.

L'arc et l'arbalète étant des armes à courte portée (35 mètres et moins), le risque d'accident est moindre en début de saison. Voilà pourquoi certains sentiers pédestres demeurent ouverts durant ce premier segment de chasse, notamment sur le réseau des Sentiers de l'Estrie.

«Nous convenons de façon cordiale avec les propriétaires ainsi qu'avec des représentants des chasseurs des périodes au cours desquelles la cohabitation est possible ainsi que celles où elle n'est pas souhaitable», explique le directeur général de l'organisme, Jean Lacasse.

Sentiers de l'Estrie détaille sur son site internet ce qui est ouvert ou pas. M. Lacasse invite ses membres à respecter les restrictions.

«La meilleure façon de tuer l'accès aux sentiers pédestres dans le futur, c'est d'ignorer les avis. Hormis le secteur se trouvant dans le parc du Mont-Orford, 100 pour cent de notre réseau se déploie sur des terres privées. Préserver ce privilège passe par la cohabitation», fait-il valoir.

Le réseau du mont Gosford sera accessible aux randonneurs au cours de la fin de semaine même si des archers et arbalétriers chassent le chevreuil. Les sentiers seront toutefois fermés à compter du 3 octobre alors que débutera la chasse à l'orignal.

Les randonneurs fréquentant les sentiers de la Réserve naturelle des Montagnes-Vertes doivent agencer leur calendrier automnal en tenant compte de celui des chasseurs. On trouve l'information sur le site de l'organisme.

Les sentiers de la Forêt Hereford seront fermés durant les périodes de chasse du 24 septembre au 16 octobre, puis du 30 octobre au 15 novembre. Passé cette date, ils resteront ouverts en permanence.

La chasse étant totalement interdite dans les parcs nationaux, leurs sentiers demeurent ouverts durant tout l'automne. Attendez-vous à ce que les parcs du Mont-Orford et du Mont-Mégantic soient particulièrement achalandés en fin de semaine.

De même, les réseaux du Mont-Ham ou des parcs Harold F. Baldwin (mont Pinacle) et de la Gorge à Coaticook ne sont pas affectés par la chasse. Le Centre d'interprétation de l'étang Burbank (Danville) et les sentiers de la Poudrière (Windsor) sont d'autres options pour trouver la quiétude.

Pour celles et ceux qui veulent se limiter au pourtour de Sherbrooke, les parcs du Bois-Beckett et du Mont-Bellevue ainsi que le parc écoforestier de Johnville vous offriront des décors charmeurs sans chasseurs.

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