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Les premiers chasseurs de gros gibier s'apprêtent à grimper dans les miradors.... (Archives La Presse)

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

Les premiers chasseurs de gros gibier s'apprêtent à grimper dans les miradors. Déjà!

La saison du chevreuil à l'arc et à l'arbalète commence samedi dans les zones 4, 5 ouest et 5 est. La cohorte de chasseurs s'élargira le 26 septembre avec les archers et les arbalétriers des zones 6 nord et 6 sud.

Autrement dit, les chasseurs en habit de camouflage des secteurs les plus à l'est et les plus à l'ouest de l'Estrie entrent dans le bois ce weekend tandis que ceux du corridor central doivent patienter une semaine de plus.

Comme pour l'orignal, en raison de sa précision et de sa force de frappe, l'arbalète a nettement pris le dessus sur l'arc pour chasser le chevreuil. Pas au point par contre de suggérer des changements réglementaires comme ceux nécessaires afin de réduire la pression sur l'orignal.

La courbe des cinq dernières années montre une croissance continue mais modérée de la récolte de cerfs à l'arc et à l'arbalète dans les zones 4 et 6 nord. En isolant les données seulement pour l'arbalète, les écarts grimpent à 20 pour cent dans la zone 4 et à 21 pour cent dans la zone 6 nord.

Comme l'illustre le tableau accompagnant cette chronique, cette tendance n'entraine toutefois pas de changements importants en proportion de la récolte totale de cerfs dans ces deux zones.

Avec une hausse de 45 pour cent entre 2010 et 2014 (51 pour cent arbalète seulement), la croissance de la récolte est nettement plus marquée dans la zone 6 sud. Mais encore là, les résultats du dernier automne n'envoient pas le signal d'une menace immédiate lorsque ramenés en proportion des 5740 cerfs abattus dans cette zone.

«Nous savons que la popularité de l'arbalète ne se dément pas. La tendance est là pour durer. Il faut en tenir compte dans chaque plan de gestion. Jusqu'à maintenant cette arme a été plus utile pour atteindre nos cibles de réduction ou de maintien du cheptel qu'elle n'a suscité de crainte d'un impact trop grand sur les cerfs», analyse le biologiste Éric Jaccard, responsable de la grande faune en Estrie.

Selon M. Jaccard, il n'y a pas lieu d'envisager pour l'arbalète un contingentement semblable à celui qui a été introduit afin d'exercer un meilleur contrôle sur le prélèvement de cerfs sans bois avec l'émission de permis par tirage au sort pour la saison à poudre noire.

Mâles et veaux seulement

Une chronique entière sera prochainement consacrée à la saison de chasse à l'orignal qui approche, elle aussi, à grands pas en région. D'ici là, petit rappel pour éviter toute confusion : l'automne 2015 n'en sera pas un permissif. À nouveau cette année, seule la récolte d'un mâle ou d'un veau est autorisée en Estrie.

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