Mises en échec: la LHPS se sent ignorée

Si le RSÉQ s'est finalement plié aux exigences de Hockey Québec, la Ligue de... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Si le RSÉQ s'est finalement plié aux exigences de Hockey Québec, la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS) semble plus éloignée que jamais de la fédération provinciale.

La mésentente va bien au-delà de la simple application d'un règlement concernant les mises en échec, rappelle le président de la LHPS, Martin Lavallée. La volonté de Hockey Québec d'interdire la mise en échec complète chez les hockeyeurs de 13 et 14 ans du hockey scolaire n'a été que la goutte qui a fait déborder le vase. Cette décision a forcé la LHPS, au sein de laquelle évoluent les Marquis du Mont-Sainte-Anne, à mettre fin à son entente le mois dernier, un peu plus d'un an après l'avoir paraphée.

L'accord entre les deux parties prévoyait notamment que les joueurs auraient le libre choix de la structure dans laquelle ils évolueraient.

«Le débat, pour nous, n'est pas lié aux mises en échec, mais autour de la reconnaissance de notre structure. On pense qu'il y a plus d'une façon de former l'élite. On était en accord avec la mise en échec restrictive sous le m15 mineur, parce que ça permet un apprentissage graduel, mais il était entendu avec Sylvain Lalonde (le directeur de Hockey Québec) qu'elle serait permise dans le m15 majeur.

On pense que ça vient altérer cette liberté de choix qui avait été reconnue lorsqu'on s'était entendus en mars 2014.»

Lavallée soutient que la LHPS était prête à accepter plusieurs contraintes pour demeurer sous l'égide de Hockey Québec, comme le fait qu'aucun de ses joueurs ne pouvait être affilié à une équipe de la LHJQ, du midget AAA ou de la LHJMQ, mais qu'il était impossible de toutes les satisfaire.

«On peut travailler avec certaines contraintes, mais avec toutes les contraintes, ça devient difficile. Plutôt que de contraindre les ligues, comment peut-on les développer? Parce que si on veut favoriser le développement de l'élite, il faut se donner tous les outils de le faire, et ça comprend les ligues scolaires. Il faut donner le choix aux élèves athlètes d'évoluer dans l'environnement qui leur convient.»

Le président de la LHPS se dit également prêt à répondre aux questions du gouvernement, qui a été invité par Hockey Québec à intervenir pour obliger les ligues scolaires à reconnaître son autorité sur le hockey dans la province. Il indique avoir déjà fait part au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport de ses démarches.

«On avait à s'apprivoiser comme instances, on voulait tranquillement avancer ensemble et se développer ensemble. Un joueur de hockey demeure un joueur de hockey. Il n'appartient à personne. L'important, c'est qu'on lui donne les outils pour réussir, peu importe les objectifs qu'il s'est fixés, que ce soit d'étudier dans les meilleures universités ou d'atteindre la Ligue nationale de hockey. On a tendu la main à Hockey Québec, mais malheureusement, ça ne semblait pas suffisant», résume Martin Lavallée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer