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Les Nordiques devront gagner, dit Jean-Guy Gendron

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Jean-Guy Gendron

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(SHERBROOKE) Une trentaine de «vieux de la vieille» du milieu sportif québécois se retrouvent une fois par été pour tirer une partie de golf, boire quelques verres d'huile à birdie et se remémorer les bons et mauvais moments du passé. Ils appellent ça la Ligue du vieux poêle, qui sert de prétexte pour se rencontrer. La Tribune en a profité pour se chauffer les pieds aux bords de l'actualité.

Les bonzes de Québecor ont inauguré en grande pompe le rutilant Centre Vidéotron de Québec mardi et ce sont les Remparts, plutôt qu'une nouvelle mouture des Nordiques, qui auront le loisir d'en fouler la glace les premiers samedi. On jase un peu de l'hypothétique retour des Bleus avec Jean-Guy Gendron, un Nordique de la première heure.

Jean-Guy Gendron s'excuse d'emblée. Il aime s'occuper de sa terrasse, «taponner dans ses fleurs» et jouer au golf, un sport au sein duquel il a évolué en tant que professionnel après sa carrière de hockeyeur. Sur les différents parcours de la Floride, où il passe trois mois chaque hiver, il se soucie peu du hockey, et encore moins des Panthers.

«Les Panthers, j'y suis allé une fois, mais le Golf Channel, lui, il est souvent ouvert chez moi», donne-t-il en guise d'exemple.

Et de son propre aveu, les près de 900 matchs qu'il a disputés dans la LNH avec les Rangers, le Canadien, les Bruins et les Flyers, tout comme les quatre ans qu'il a passés avec les Nordiques de Québec à leurs débuts dans l'Association mondiale de hockey, ça remonte à loin.

«C'est loin pas mal 1972... et la mémoire est beaucoup moins bonne qu'elle était», se désole M. Gendron avec la même sincérité qu'il emploie pour déplorer son dix de handicap en dépit de ses 81 ans bien sonnés.

Il n'en demeure pas moins toujours en contact avec le milieu dans lequel il a oeuvré pendant plus de 20 ans, entre 1951 et 1974. Il était d'ailleurs de l'inauguration du Centre Vidéotron mardi et sera du match des Remparts demain «où on déroulera un tapis jaune, et non un tapis rouge... anyway». Oui, anyway!

Alors qu'on se faisait plaisir cette semaine à TVA Sports à nous présenter un Michel Bergeron à la gorge nouée et aux yeux rougis lorsqu'on lui a fait visiter le nouvel amphithéâtre, on ne trouvait pas pareille émotion chez Jean-Guy Gendron.

«J'ai été quatre ans pour les As de Québec et quatre ans avec les Nordiques dans l'AMH, dont deux ans comme instructeur. J'ai trouvé ça très bien fait, le centre est très joli, mais Michel en met peut-être un peu...» note-t-il accompagné d'un immense sourire.

Visiblement, le départ des Nordiques en 1996 laisse l'ancien ailier gauche auteur de 383 points en carrière songeur. Croit-il au succès de la LNH à l'autre bout de l'autoroute 20?

«Oui et non. À court terme c'est certain, mais à long terme j'espère que ça va bien aller. Quand tu regardes Québec, ce n'est pas Montréal et ce n'est pas New York. Ce n'est pas un grand marché. Au prix que ça coûte aller voir un match de hockey et avec le dollar canadien qui chute, ça fait une méchante différence.»

Un contexte qui n'aidera pas à remplir les exigences des partisans, qui seront les mêmes qu'ailleurs, signale Jean-Guy Gendron. Si les Nordiques pouvaient se vanter d'avoir des partisans modèles qui n'hésitaient pas à remplir l'aréna malgré le fait qu'ils étaient bons derniers du circuit à une certaine époque, ce sera différent à leur retour, croit le résidant de Québec.

«Le prix des billets était moins cher dans le temps, c'était plus facile d'encourager une équipe perdante. S'il peuvent avoir une équipe transférée comme les Panthers, ce serait bien, mais s'il s'agit d'une équipe d'expansion, avant que ce soit bien rodé, ça va prendre quelques années et les gens de Québec, comme ceux de n'importe où ailleurs, veulent gagner.»

Notez à quel point le naturel revient au galop lorsqu'on prend le temps de le chasser.

Les souvenirs de Jean-Guy Gendron remontent à loin, mais il n'a pas oublié que le golf n'a pas toujours bonne presse dans l'esprit des partisans de hockey.

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