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Ironman du Mont-Tremblant : Une 2e place qui réjouit Eva Alexy

Eva Alexy... (Imacom, René Marquis)

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Eva Alexy

Imacom, René Marquis

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(MAGOG) Eva Alexy a plusieurs raisons de savourer pleinement sa dernière participation à l'Ironman du Mont-Tremblant. En plus de mettre derrière elle les mauvais souvenirs de son Ironman précédent en 2014 à Lake Placid, la triathlète de Saint-Élie-d'Orford, nouvellement retraitée, a non seulement terminé bonne deuxième de son groupe d'âge chez les 60-64 ans, elle peut également se vanter d'avoir été la participante la plus âgée à la ligne de départ.

D'ailleurs, la principale intéressée avoue que son plus gros exploit se situe à ce niveau. «Je ne savais pas que j'étais la plus âgée parmi toutes les femmes inscrites à l'Ironman de Tremblant. Ils me l'ont appris à la remise des médailles. La première place chez les 60-64 ans m'a glissé entre les doigts et je trouve mon chrono un peu lent à mon goût, mais de savoir que j'étais la plus âgée au départ et à compléter la distance, disons que cela m'a arraché un sourire» , raconte Eva Alexy.

Crampes

À 64 ans, par une chaleur suffocante, Alexy a ficelé le parcours de 3,8 km à la nage, 180 en vélo et 42,2 à la course à pied en 14 h 30 min. «J'ai souffert de crampes dans le marathon de course à pied. Du kilomètre cinq à 37, j'ai alterné entre la marche et la course. Cela m'a fait perdre beaucoup de temps. C'est la première fois que j'étais aux prises avec des crampes dans un Ironman. Notre corps n'est pas une machine et je viens d'avoir la preuve qu'on ne le contrôle pas toujours. La deuxième montée en vélo m'a épuisée et je crois que j'en ai payé le prix à la course à pied. Je me suis quand même battue et je me suis rendue au bout. L'an dernier à Lake Placid, il faisait tellement froid et j'avais souffert d'hypothermie, ce qui m'avait empêchée de franchir la ligne d'arrivée. Je viens de chasser ce cauchemar de mon esprit», soutient celle qui a compté sur l'appui de ses garçons à Mont-Tremblant. «Mes deux enfants étaient à la ligne d'arrivée. J'y tenais beaucoup. À mon âge, on ne sait jamais quand ce sera le chant du cygne», enchaîne celle qui en était à son cinquième Ironman en carrière.

70 minutes

Trois ans plus tôt, Eva Alexy avait mis 70 minutes de moins sur le même parcours. «J'avais quand même trois ans de moins à supporter sur les épaules et surtout 10 degrés de moins à combattre. C'est certain que mon temps de cette année n'est pas une bonne indication de ce que je peux réaliser, mais en fin de compte, j'ai refusé d'abdiquer et pourtant ce n'est pas l'envie qui manquait quand les crampes me faisaient grimacer. J'ai quand même fini solide sur mes deux jambes. L'équipe médicale avait beaucoup de boulot, mais j'ai pu m'en sauver», raconte fièrement celle qui profite des conseils judicieux de Daniel Poirier du groupe Endurance Aventure d'Orford dans son entraînement.

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