Bain de soleil et poussée d'adrénaline !

Ayant opté pour des leurres de profondeur pour... (Photo fournie)

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Ayant opté pour des leurres de profondeur pour pêcher sous un soleil de plomb, Fanny Bissonnette et son copain Guillaume Paradis ont dû unir leurs efforts pour capturer ce brochet de neuf kilos (20 lb) lors d'une récente excursion dans la réserve faunique de La Vérendrye.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

La pêche est plus difficile en juillet. Les captures ont d'ailleurs été rares pour Fanny Bissonnette et son copain Guillaume Paradis lors d'un récent séjour dans la réserve faunique La Vérendrye.

N'empêche, n'en fallait qu'une pour rendre cette excursion mémorable, et elle le sera ! Livrer bataille à un brochet de 9 kg (20 lb) sous un soleil de plomb a de quoi provoquer des sueurs. Des sueurs froides, même.

La jeune femme d'Asbestos avait déposé sa canne dans le fond de la chaloupe, le temps de rafraîchir sa protection solaire.

«Le coup a été si sec que l'extrémité de ma canne s'est détachée. N'eût été du réflexe de Guillaume, qui a réussi à l'intercepter, le brochet aurait pris le large avec. Ça aurait pas mal compliqué les choses», relate-t-elle.

Comment donc! Avec seulement une demi-canne, du monofilament pas tellement robuste et sans avançon d'acier pour résister aux dents acérées d'un brochet aussi imposant, les pêcheurs auraient dû lui concéder l'avantage.

Ce ne fut pas le cas.

«Une fois la canne redevenue fonctionnelle, je l'ai tenue fermement, je vous jure. Mon plus gros poisson à vie ne pesait pas la moitié de celui-là. Quand le brochet s'est approché du bateau, j'avais peine à le croire.»

L'opération pour le hisser à bord a été délicate.

«Mon père avait la grande épuisette, nous, la petite pour la truite. C'était pas évident de faire entrer le brochet là-dedans. Chaque fois que j'essayais d'approcher le filet, il repartait de plus belle», décrit à son tour Guillaume Paradis.

Ce dernier a employé une ruse pour finalement réussir à gober la prise exceptionnelle de sa blonde: il a utilisé le moteur à très bas régime pour s'en approcher tout en tenant le filet immobile.

«Il faisait extrêmement chaud, j'étais habillée comme une pêcheuse de plage. J'étais en gougounes. Quand tu vois apparaître une gueule comme celle-là dans la chaloupe, t'essaies de garder les pieds loin. Je n'en revenais pas, j'avais un tout petit leurre et il était à peine accroché. J'ai vraiment eu de la veine», concède Mme Bissonnette.

«Fanny était excitée. En même temps, elle restait concentrée pour éviter des erreurs qui auraient pu nous le faire perdre. Elle le méritait bien», juge son copain.

Après les photos d'occasion, le brochet a repris sa liberté.

«Comme le poisson était à bout de force, Guillaume lui a laissé le temps de récupérer. La remise à l'eau a duré quasiment aussi longtemps que la capture. Le brochet a repris lentement de la vigueur. Puis, il est reparti. C'était beau à voir».

Le géant a sans doute regagné les profondeurs d'où il venait.

«Nous pêchions dans une vingtaine de pieds», précise M. Paradis.

J'ai vécu semblable expérience avec un brochet du même gabarit au lac Berthelot, près de Senneterre. «Pêcher creux, c'est souvent pêcher gros», nous avait conseillé le pourvoyeur.

Il avait donc raison.

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