• La Tribune > 
  • Sports 
  • > Desharnais encore aux anges après sa victoire au lac St-Jean 

Desharnais encore aux anges après sa victoire au lac St-Jean

Xavier Desharnais... (Imacom, Jessica Garneau)

Agrandir

Xavier Desharnais

Imacom, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) C'est le sourire aux lèvres du vainqueur au visage, mais avec les stigmates d'une lutte sans merci contre les éléments du capricieux lac Saint-Jean que le nageur Xavier Desharnais est débarqué en Estrie, quelques heures avant le début de la 37e édition de la Traversée internationale du lac Memphrémagog version 2015, sans le marathon de nage FINA.

S'il est encore aux anges d'avoir dompté et gagné sur le lac Saint-Jean, et pour une deuxième année consécutive, Desharnais sait qu'il ne pourra pas lutter à armes complètement égales avec ses collègues nageurs, jeudi après-midi, pour la course de 10 km invitation pro présentée dans les eaux entourant la pointe Merry, à Magog.

«Généralement, ça prend une dizaine de jours pour se remettre d'une course de 32 km; c'est sûr que j'aimerais beaucoup gagner à Magog, mais avec seulement quatre jours de récupération, contre des gars qui sont reposés et habitués à des courtes distances, ce ne sera pas facile», a indiqué le jeune homme de 25 ans, mercredi, en conférence de presse chez l'un de ses partenaires financiers.

S'il a terminé ex-aequo l'an dernier au lac Saint-Jean, c'est seul qu'il a touché la plaque d'arrivée, samedi, après une lutte de quelque sept heures et ving minutes dans les eaux froides, contre des vagues faisant jusqu'à 1,82 mètres (six pieds). Une course qui a forcé plus d'une dizaine de participants à l'abandon.

«On est parti assez rapidement et on s'est échappé à trois, par la suite; c'était motivant, ça assurait pratiquement un podium. Je suis fier de moi, je n'ai pas abandonné; en fait, je n'ai jamais abandonné l'une de mes courses. Ce fut vraiment une «game» mentale intense. Je suis aussi fier d'avoir gagné deux fois de suite.»

Desharnais a donc fini un peu plus d'une minute avant un autre Québécois, Philippe Guertin; en 2014, Desharnais et le Macédonien Tomi Stefanovski ont touché la plaque d'arrivée en même temps, stoppant le chrono après sept heures et neuf minutes de nage.La semaine de préparation de Desharnais cette année avant Magog est donc sensiblement chamboulée; l'organisation de la Traversée a en effet décidé de ne pas présenter le marathon de 34 km et la coupe 10 km, deux événements chapeautés par la FINA. Des contraintes budgétaires et financières ont motivé cette décision.S'il dit comprendre la décision, sur le fond, Xavier Desharnais rêve toujours de pouvoir réaliser un vieux rêve et de gagner à Magog, préférablement une véritable traversée de 42 km, qui débuterait à Newport, au Vermont, et qui aboutirait à la Pointe Merry, comme c'était le cas il y a quelques années.

«J'ai entendu les rumeurs à ce sujet, d'un possible retour du marathon de 42 km; en apprenant cela, ça met un baume sur mes plaies de voir le marathon absent cette année. Ce serait vraiment un rêve que d'avoir la chance de pouvoir gagner devant les miens», a indiqué celui qui a complété des marathons de 34 km à sept reprises.Xavier Desharnais a complété son baccalauréat en kinésiologie à l'Université de Montréal; il amorcera une maîtrise dans ce domaine à l'automne, dans le but ultime afin d'améliorer ses notes (il a une moyenne de 3,8 sur 4,3) et d'appliquer en médecine, pour l'automne 2016.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer