Le CrossFit, une alternative au gym

À regarder les impressionnantes performances réalisées aux Jeux mondiaux de... (PHOTO IMACOM, JESSICA GARNEAU)

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(SHERBROOKE) À regarder les impressionnantes performances réalisées aux Jeux mondiaux de CrossFit qui se déroulent actuellement en Californie, on pourrait être tenté de croire qu'il s'agit d'une activité réservée aux grands athlètes de ce monde. Or, c'est loin d'être le cas, affirme Maxime Lequin Doré, copropriétaire de L'usine CrossFit, à Sherbrooke.

« Je dirais aux gens de ne pas perdre leur temps à essayer d'être en forme avant de venir ici. Il y aura une période d'adaptation à leur arrivée, mais c'est ouvert à tous! » dit-il, précisant que des gens de 14 à 60 ans s'entraînent chaque semaine à L'usine, située sur la rue Wellington Nord.

Les athlètes que l'on voit dans les championnats font partie des gens qui font du CrossFit sous la forme de discipline sportive. Ils constituent toutefois une minorité - 5 à 10 % -, estime M. Lequin Doré.

Dans la plupart des cas, c'est pour remplacer l'entraînement en gymnase que les gens optent pour le CrossFit. C'est ce qui est arrivé au propriétaire de L'usine, mais aussi à François-Laurent Beaudry, qui possède la clinique Axis orthothérapie, qui partage ses bureaux avec le centre de CrossFit.

« J'étais tanné de m'entraîner tout seul dans une salle », lance-t-il d'emblée. « Avec le crossfit, il y a un effet de groupe. Tout le monde se parle, s'encourage... Si tu es le dernier à finir le workout, tout le monde va rester pour t'encourager. [...] Même aux Jeux mondiaux, la dernière personne à finir est souvent celle qui a le plus d'encouragement », dit-il.

M. Beaudry a pratiqué de nombreux sports dans sa vie, notamment le biathlon, le football ou encore le hockey. Avec le CrossFit, il a l'impression de combiner une discipline sportive à sa routine de mise en forme.

60 % de femmes

À L'usine CrossFit, on retrouve environ 60 % de femmes pour 40 % d'hommes. Maxime Lequin Doré croit que l'entraînement donné sous forme de cours dirigé explique en partie cette popularité. « Il y a aussi le fait que tout le monde est considéré comme égal ici. Des fois, les filles ne veulent pas se faire regarder... ici, elles sont tellement nombreuses que c'est quasiment plus les gars qui se font regarder! » ajoute-t-il en souriant.

La médiatisation des performances d'athlètes féminines comme la Québécoise Camille Leblanc-Bazinet, nommée Championne du monde de CrossFit en 2014, peut aussi avoir une influence.

Les exercices de crossfit mélangent haltérophilie, gymnastique et endurance, et travaillent la condition physique générale. Peu de machines sont utilisées; on préfère d'ailleurs recourir au poids du corps le plus souvent possible pour l'entraînement.

En ce qui a trait aux blessures, l'orthothérapeute François-Laurent Beaudry croit qu'il y en a « comme dans n'importe quel sport », et qu'elles surviennent surtout chez ceux qui poussent trop leurs limites.

« Certains veulent aller trop loin rapidement. C'est un peu comme si on prenait quelqu'un qui commence à jouer au hockey et qu'on le faisait jouer dans la LNH : il se blesserait », donne en exemple celui qui insiste sur l'importance de la prévention et d'une supervision adéquate.

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