Alliance stratégique dans le tourisme faunique

La Sépaq et les pourvoyeurs privés ont jeté les bases... (La Tribune, Luc Larochelle)

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La Sépaq et les pourvoyeurs privés ont jeté les bases d'un partenariat, estimant qu'ils peuvent accroître les activités de pêche, de chasse et de villégiature au Québec en développant des outils communs.

La Tribune, Luc Larochelle

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Luc Larochelle
La Tribune

Alors qu'elles menaient auparavant leurs activités en parallèle, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) et la Fédération des pourvoyeurs du Québec (FPQ) deviennent partenaires dans la promotion du tourisme faunique.

Suivant les termes d'une entente de collaboration et à travers un comité mixte, les deux organisations comptent développer des stratégies communes afin d'accroître les activités de pêche, de chasse et de villégiature dans les réserves fauniques ainsi que dans les pourvoiries de la province.

«C'est une idée que j'avais déjà en tête il y a 16 ans, au moment où je suis devenu président. Mais, les pourvoyeurs ne voyaient pas tous les choses de la même façon. Certains doutaient du bien-fondé de former une alliance avec les gens qu'ils percevaient comme des concurrents. Les mentalités ont évolué. La Sépaq est là pour rester, nous aussi, nos rôles sont complémentaires dans un domaine d'intérêts communs», résume le président de la FPQ, Normand Ouellet.

Ce dernier cite les analyses de marché comme possible collaboration.

«La Sépaq a réalisé des études poussées sur la relève. Nous serions fous de nous en priver et de reprendre le même travail. Le partage d'information ne peut que nous aider à mettre de l'avant, de part et d'autre, des stratégies mieux ciblées».

La porte-parole de la Sépaq, Élaine Ayotte, perçoit les choses de la même façon.

«Une forte proportion de notre clientèle est constituée de pêcheurs et de chasseurs du Québec alors que les pourvoyeurs recrutent davantage à l'extérieur de la province. Les deux organisations ont avantage à tirer dans le même sens pour augmenter la pénétration des marchés», illustre-t-elle.

Les pourvoyeurs québécois ont notamment effectué des percées prometteuses en Ontario ainsi que dans certaines provinces de l'Ouest.

«Les gens là-bas semblent avoir mis les différends politiques de côté et ils ont de plus en plus d'intérêt pour notre offre de chasse. Il faut capitaliser là-dessus», insiste Normand Ouellet.

La Sépaq a lancé certains programmes orientés vers la relève. La Fédération des pourvoyeurs a fait de même.

«Nous aurons sûrement à l'avenir une meilleure portée avec des actions concertées. À cet égard, le défi est le même», indique Mme Ayotte.

Les ressources budgétaires étant de plus en plus rares, en unissant leurs voix, la Sépaq et les pourvoyeurs augmenteront leur pouvoir de représentation auprès des autorités gouvernementales.

«Les pourvoyeurs, la Sépaq, les Zecs, les usagers des territoires libres, ça fait beaucoup de monde à satisfaire. En fixant et en moussant nos demandes conjointement, nous cesserons de prendre les décideurs politiques en tourmente et nous augmenterons nos chances d'aller chercher notre juste part du financement», voit comme autre avantage le représentant des pourvoyeurs.

Ce partenariat est intelligent. Les clients en seront vraisemblablement les premiers bénéficiaires.

À moins que la collaboration ne mène à l'uniformisation à la hausse des prix. Osons croire que les gestionnaires du bien public et leurs partenaires privés sauront rester loin des tentations de collusion.

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