De petit homme à détenteur de records

Joanick Boislard détient le record québécois en développé... (IMACOM, Jessica Garneau)

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Joanick Boislard détient le record québécois en développé couché : il a soulevé une charge de 529 livres, dépassant le dernier record québécois de 512 livres... établi par lui-même!

IMACOM, Jessica Garneau

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Gabrièle Roy
La Tribune

(SHERBROOKE) Le poids de ses deux enfants est seulement une infime fraction de ce que le Sherbrookois, Joanick Boilard, est capable de soulever.

L'athlète de développé couché («bench press») âgé de 32 ans détient le record québécois dans la classe des 93 kg. Dimanche dernier, il a dépassé son propre record en soulevant une charge de 529 livres. Il surpassait ainsi son dernier record effectué le 25 avril dernier, une charge de 512 livres, qui lui avait donné le premier rang au classement «livre pour livre» des meilleurs leveurs de tous les temps au Québec.

«Disons que j'ai toujours eu le complexe du petit homme. J'ai toujours voulu être plus gros parce que j'étais plus petit», dit-il avec un grand sourire. «À l'âge de 20 ans, je m'entraînais au Maxi-Club et je suis tombé sur Marcel St-Laurent qui était le parrain de la dynamophilie au Québec.»

Cette rencontre l'incite à essayer ce sport qui consiste à mesurer la force absolue en soulevant le plus de poids possible dans une répétition. Après quelques années d'entraînement, il est recruté par un centre d'entraînement de Montréal. Le Sherbrookois remporte rapidement le Championnat canadien de dynamophilie, soit en 2010, et répète son exploit en 2011.

C'est toutefois à la suite d'une blessure aux jambes qu'il décide de se concentrer sur le développé couché, qui est aujourd'hui sa grande passion.

«C'est devenu quelque chose dont je ne peux pas me passer. C'est toujours un défi personnel. Je vais en compétition pour me surpasser moi-même», relate celui qui se faisait surnommer «Crazy Jo» lors des compétitions aux États-Unis.

S'il se classe lors du championnat provincial en novembre prochain, il pourra se rendre au Chamionnat Canadien et par la suite au Championnat du monde, où la compétition sera féroce. «La barre que je fais présentement, qui est mon record, surpasse de loin le minimum requis pour se rendre au Championnat canadien. Au Québec, je n'ai pas de compétition directe», explique-t-il. Il est donc très confiant pour ce qui l'attend.

«Idéalement, tant que mon corps va suivre, je vais continuer.»

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