Une surprise pour GSP à Lac-Drolet

Georges St-Pierre croyait bien surprendre les employés de l'usine de bottes... (Imacom, Maxime Picard)

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Imacom, Maxime Picard

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(Lac-Drolet) Georges St-Pierre croyait bien surprendre les employés de l'usine de bottes Royer en s'y présentant vendredi midi à Lac-Drolet, mais il s'est fait prendre à son propre jeu. L'ancien champion d'arts martiaux mixtes a reçu un accueil à la hauteur de sa notoriété.

«Nous l'attendions tous derrière la porte pour lui faire la surprise, lance Patrick Gaudreau, coordonnateur en marketing chez Royer. Georges est notre porte-parole depuis trois ans et il le sera encore pour au moins deux ans grâce à notre entente renouvelée. Il est un Québécois et comme nous, il vient d'un petit village. On tenait à être associés à lui. Il travaille fort, a le souci du détail et il est respectueux. Ses valeurs sont les nôtres. Il est simple et nous aussi. On ne se prend pas au sérieux chez Royer.»

« On est fiers de le voir ici et de le voir porter nos bottes, admet l'employée à la production Maggie Nadeau. C'est très impressionnant! Il est si populaire partout dans le monde et Royer n'est pourtant pas une entreprise très connue.»

«J'ai l'impression de faire partie de la famille et je suis content d'être impliqué chez Royer et de rencontrer les employés, confie GSP. Les fondateurs sont partis de presque rien. Maintenant, Royer fait une botte complète et pour moi, c'est la meilleure botte au monde. Aujourd'hui, je voulais voir où on la fabriquait.»

Pas de sentiment de vengeance

Georges St-Pierre a aussi profité de son passage dans les Cantons-de-l'Est pour parler de son avenir.

«La question qui tue, c'est à savoir si je souhaite venger mon ami Rory MacDonald après sa défaite contre Robbie Lawler. C'est vrai que ça m'a blessé. C'était difficile, parce que Rory, je l'aime beaucoup. Je pensais qu'il allait gagner son combat de championnat. Malheureusement, Lawler était bien préparé aussi. Il a gagné et est même allé jusqu'à passer le K.O. à Rory. Je ne pense pas que tout cela enlève les chances à Rory de devenir un jour champion du monde. Son moment n'était pas encore venu.»

Au moment de répondre à la question portant sur un éventuel retour, GSP a hésité pendant quelques secondes.

«Si je reviens, ce ne sera pas pour une question de vengeance, poursuit-il. La promotion des combats est basée sur les sentiments. Mais les combats ne sont pas gagnés grâce aux émotions, mais bien par la logique et grâce à ce que les athlètes font chaque jour. C'est toutefois le drame et les émotions qui attirent les amateurs. En tant qu'athlète, on doit voir les choses d'une façon logique et non émotive. Je ne dois pas me laisser envahir par les sentiments. Parce que c'est là que je ferai des erreurs et que je pourrais perdre.»

« Dans le cas d'un retour, je ne devrai pas seulement être bon: je devrai être encore meilleur que ce que j'étais, ajoute-t-il aussitôt. C'est pour ça que je me garde en forme. J'ai changé beaucoup de choses dans ma vie et maintenant, tout va bien. Je ne reviendrais pas pour l'argent. Si je décide de reprendre les combats, ce sera par passion et pour avoir du succès. Je ne veux pas faire comme certains athlètes qui ont effectué un retour et faire un fou de moi. Si je reviens, je vais me faire tester et mes entraîneurs ne me permettront pas d'effectuer un retour sans être à la hauteur de leurs attentes.»

Ne trouve-t-il pas alors que les risques sont trop grands?

«C'est certain que j'ai plus à perdre qu'à gagner si j'effectue un retour dans l'octogone. Je prendrais beaucoup de risques en effet. J'aurais quand même quelque chose à gagner. En vérité, le moment n'est pas idéal en ce moment. Puis si je veux revenir, inquiétez-vous pas: vous allez le savoir!»

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