Football: opération charme pour le Vert et Or

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(MONTRÉAL) L'équipe de football du Vert et Or déploie l'artillerie lourde pour séduire ses prochaines têtes d'affiche.

L'ancien défenseur du Tricolore et président de la corporation du Vert et Or, Serge Savard, rien de moins, recevait dans ses bureaux de Montréal cinq des meilleurs étudiants-athlètes de la région métropolitaine en vue de la saison 2016. L'objectif, leur exposer, en compagnie de l'équipe d'entraîneurs, ce que représente un parcours universitaire à Sherbrooke.

Frédéric Paquette-Perrault, quart-arrière pour les Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal, était du groupe privilégié. La direction du Vert et Or ne cache pas qu'elle perçoit en ce prometteur jeune homme le remplaçant tout indiqué de Jérémi Roch, qui en sera à ses dernières passes avec l'équipe cet automne.

«On a préparé le coup quand Shoiry est parti, c'est Jérémi Roch qui est arrivé et la même synchro s'applique avec Frédéric. En général, je pense que Sherbrooke est le meilleur endroit pour lui», exprime le directeur général du programme de football, Alain Lapointe.

Sherbrooke n'est pas la seule à désirer danser avec l'un des plus beaux espoirs collégiaux. Le principal intéressé est parmi les athlètes que les recruteurs universitaires ont à l'oeil depuis un certain temps et les offres ne manquent pas dans son cas.

«Présentement je rencontre beaucoup d'équipes, j'essaie de voir quel est leur système de jeu, je veux mettre l'école en premier, mais j'essaie de trouver ce qui correspond le mieux à mes attentes», mentionne l'athlète de 6'2 qui n'a pas voulu révéler ses préférences pour le moment.

Les entraîneurs avaient également de bons mots pour les quatre autres athlètes-étudiants invités, soit le joueur de ligne défensive Antoine Gagnon, les demi-défensifs Jérémy De Villers-Riel et Vincent Dethier ainsi que le rapide receveur de passe Dominic Perron.

«Une équipe de football c'est un roulement continuel, mais ce n'est pas un hasard si c'est un quart-arrière, si c'est un centre-arrière, un demi-défensif. On les cote selon nos besoins», souligne M. Lapointe.

Des étudiants avant des athlètes

«Ce dont on a le plus besoin, ce sont des athlètes qui recherchent l'excellence académique et l'excellence sportive», a insisté l'entraîneur-chef du Vert et Or, David Lessard.

Le message a été répété à maintes reprises aux cinq étudiants et leurs parents : à Sherbrooke, les études priment sur les performances sportives. Tellement qu'une membre du service du registraire de l'Université de Sherbrooke était de la rencontre afin de livrer des informations sur les différents programmes.

«Ce n'est pas comme un repêchage», disait l'entraîneur Lessard, soulignant que chacun des cinq athlètes invités se démarquaient autant académiquement que sur le terrain.

«Ils sont dans le modèle Vert et Or», a-t-il résumé.

Un Moineau aux plumes vertes et or

L'ancien porte-couleur du Vert et Or et maintenant membre des Alouettes de Montréal, Nicolas Boulay, était lui aussi présent afin de discuter de ses années sur la colline universitaire, particulièrement de l'esprit de camaraderie et de l'effervescence qui entoure le football à Sherbrooke.

Une présence qui a sans aucun doute eu son effet.

«Ils ont montré d'excellents points. Oui de se déplacer de chez soi pour vivre ailleurs, mais aussi vivre une expérience qui est différente. C'est l'une des belles universités que j'ai vues jusqu'à présent», commentait après coup le joueur de ligne défensive du Cégep Lionel-Groulx Antoine Gagnon, dont la mère a elle-même fréquenté l'Université de Sherbrooke.

L'exercice sera maintenant répété vers la mi-juillet, à Québec, avec une quantité semblable d'athlètes de la région.

Tel un paon, le Vert et Or a démontré son éventail de couleurs. Reste maintenant à voir quelle proportion des cinq athlètes réunis se seront laissés charmer par l'appel sherbrookois.

MONTRÉAL

Lorsqu'on demande à l'entraîneur-chef de l'Université de Sherbrooke quelle équipe de la NCAA il préfère, celui-ci répond sans hésiter l'Université Stanford.

»C'est la seule équipe dans l'histoire de la NCAA qui a remporté le Rose Bowl, avec Andrew Luck, avec 100 % comme taux de graduation», raisonne David Lessard.

Ce dernier rêve de reproduire cet exploit avec sa formation, soit de remporter un championnat canadien en obtenant un taux de graduation parfait.

Stanford, Sherbrooke. Les comparatifs avec la manière américaine de faire les choses ne manquaient pas hier pour convaincre les cinq athlètes de choisir le Vert et Or.

C'est que l'organisation n'a pas lésiné sur les moyens pour en mettre plein la vue à leurs invités, une méthode de recrutement agressive qui n'est pas sans rappeler les efforts imposants déployés par les universités au sud de la frontière.

«On s'inspire de ce qui se fait aux États-Unis, mais après on doit le ramener à la sauce sherbrookoise», explique M. Lessard.

Et qu'est-ce que la sauce sherbrookoise?

La vie universitaire, bien entendu. Élément clé de toute forme de recrutement pour l'Université de Sherbrooke, le campus à l'américaine a été mis de l'avant tout comme l'importance de l'équipe de football pour la communauté universitaire et sherbrookoise.

Là était d'ailleurs l'enjeu de l'activité : se démarquer des puissances incontournables de football qu'ont été l'Université Laval et l'Université de Montréal au cours des dernières années.

«On ne veut pas être un deuxième Montréal ou un deuxième Québec, on veut être Sherbrooke», a lancé le directeur général de l'équipe Alain Lapointe.

Être Sherbrooke tout en s'inspirant de la formule Stanford, voilà la philosophie derrière le modèle Vert et Or.

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