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Soccer: on inspectera les terrains deux fois dans la journée

Les clubs de soccer et la Ville de Sherbrooke croient bien avoir trouvé la... (Imacom, Julien Chamberland)

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Imacom, Julien Chamberland

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(SHERBROOKE) Les clubs de soccer et la Ville de Sherbrooke croient bien avoir trouvé la solution afin d'éviter les fermetures prolongées, et trop souvent hâtives, des terrains de soccer à surface naturelle sur le territoire. Un mécanisme qui existait pourtant en 2013, mais dont on avait malencontreusement oublié l'existence.

«Le principe est de procéder à des fermetures partielles lorsque c'est le cas, en faisant l'évaluation des terrains concernés non pas seulement une seule fois en avant-midi, mais bien à deux reprises, en y ajoutant une évaluation en milieu d'avant-midi. C'est ce qu'avait mis de l'avant l'ancien président du Dynamik de Sherbrooke Luc Tremblay, en 2013. C'est lui qui a suggéré de revenir à cette procédure cette année», a expliqué hier l'actuel président des Verts de Sherbrooke, Mario Boutin.

Rappelons que les pluies répétées des dernières semaines ont forcé la Ville de Sherbrooke à fermer ses terrains à plusieurs reprises, dont une séquence de quatre journées consécutives, la semaine dernière.

En conséquence, les activités de soccer étaient tout simplement annulées.

Ce que les clubs espèrent, grâce à la réinstauration du processus de fermeture partielle, c'est de pouvoir garder ouverts les terrains qui, malgré une pluie abondante, seraient toujours praticables.

«On a remis ce dossier à jour jeudi dernier et, déjà, on l'a mis en application en début de semaine, alors que seulement deux terrains ont été fermés et que les autres ont pu ouvrir. Dorénavant, une deuxième visite des terrains sera faite à 14h pour confirmer le tout; avant, la Ville prenait une décision unilatérale vers 10h ou 11h, c'était beaucoup trop tôt», a continué M. Boutin.

Ce dernier s'est également réjoui des propos tenus par la conseillère municipale Annie Godbout qui, à la séance mensuelle du conseil municipal, lundi soir, militait pour une action concertée afin d'établir un plan de réfection des terrains de soccer.

Mais l'histoire de tout ce dossier étant ce qu'elle est, M. Boutin attendra des actions concrètes avant de se réjouir.

«La Ville connaît toutes nos demandes, sait exactement ce qu'il y a à faire pour corriger la situation et ce, depuis des années. Maintenant, ça prend un leader, un élu qui va prendre la pôle et s'impliquer afin que ça se concrétise enfin. On ne peut en faire plus, ça fait 10 ans qu'on jase. On comprend qu'avec 45 installations, la Ville ne peut tout corriger en même temps. Mais si on avait un plan concret qui proposerait, par exemple, la réfection d'un terrain par année, on aurait au moins l'impression d'avancer un peu», a réitéré M. Boutin.

Partenariat à revoir

Ce dernier souhaiterait également que le partenariat entre la Ville et certaines institutions propriétaires de terrains à surface synthétique ou naturelle puisse être revu.

«Par exemple, le terrain Concorde (terrain à surface naturelle situé à proximité de la station d'épuration JM Jeanson, chemin North Hatley, NDLR), qui a été bâti pour les Jeux du Canada, il n'est accessible que depuis une semaine seulement. C'est le meilleur terrain qu'on a construit ici en 40 ans, mais ce n'est pas logique qu'il soit seulement ouvert seulement à la mi-juin! Dans ce cas, et selon les coûts impliqués, pourquoi ne pas avoir construit un terrain synthétique?»

«Nous devons revoir notre modèle de collaboration, car pour l'instant, c'est un peu tout le monde qui tire la couverture de son côté, pour l'utilisation des terrains synthétiques entre autres.»

Aucun terrain fermé en plus de dix ans à Victoriaville

En 11 ans de travail au sein de la division des bâtiments et équipement de la Ville de Victoriaville, Claude Doré n'a pas assisté une seule fois à la fermeture prolongée d'un terrain de soccer. Il explique cette situation par l'effort mis de l'avant lors de la construction du terrain, ainsi qu'à l'entretien.

« Lorsque nous aménageons un terrain, nous nous assurons qu'il y a une légère pente, à peine perceptible, mais qui permet l'écoulement efficace de l'eau lors d'averses importantes », explique-t-il.

Victoriaville n'a pas l'impression de réinventer quoi que ce soit non plus en ce qui a trait à l'entretien. On ne ménage pas les efforts afin d'assécher les terrains et de s'assurer d'une bonne irrigation. M. Doré compare les infrastructures estivales à une patinoire.

« Si on décidait de ne refaire la glace qu'aux six heures, on économiserait de l'argent, mais on n'offrirait pas un service de qualité à nos citoyens. C'est la même philosophie pour tous les autres plateaux sportifs, les gens paient des taxes afin d'obtenir un service. C'est notre rôle de nous assurer qu'ils disposent d'infrastructures de qualité », poursuit-il.

Les employés de la Ville de Victoriaville piquent les terrains deux fois et épandent de l'engrais quatre fois par saison afin d'assurer la qualité du gazon et une bonne irrigation du terrain.

Le directeur de la division ajoute qu'une bonne collaboration avec les clubs sportifs de la région est primordiale. Il est effectivement arrivé qu'à la suite d'une pluie torrentielle on ait dirigé des équipes de soccer vers d'autres terrains situés sur le territoire afin d'éviter de briser la surface ou un entraînement devait avoir lieu. Ces empêchements ne durent toutefois jamais plus que quelques heures.

« Il pleut aussi à Victoriaville », admet Claude Doré en rigolant.

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