Camille Provençal-Aubé, toute une recrue

Camille Provençal-Aubé... (Imacom, René Marquis)

Agrandir

Camille Provençal-Aubé

Imacom, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Camille Provençal-Aubé vient seulement de terminer sa première année dans la ligue universitaire de rugby, mais ça ne l'a pas empêchée de faire sa marque au pays.

Membre de l'équipe d'étoiles du RSÉQ et du SIC au terme de sa saison, la Sherbrookoise, qui évolue pendant l'année avec le Rouge & Or de l'Université Laval et le Club de rugby de Québec, a également fait écarquiller des yeux chez RugbyCanada, qui l'a sélectionnée pour faire partie de la formation nationale senior lors de la Super série féminine de Rugby se déroulant en Alberta à la fin du mois.

« C'est vraiment une surprise à laquelle je ne m'attendais pas, a déclaré Provençal-Aubé. C'est tout un honneur parce que sur l'équipe, il y a 12 joueuses qui ont fait la Coupe du monde l'an dernier et qui sont de retour. Quand j'ai reçu ma réponse, je n'y croyais pas. C'est déjà une grande victoire d'être dans l'équipe et c'est une belle surprise. »

Objectif: Irlande 2017

Il s'agira des premières confrontations internationales de l'équipe nationale de rugby depuis sa deuxième place historique à la Coupe du monde tenue à Paris, à l'été 2014. Le Canada affrontera tour à tour la Nouvelle-Zélande, le 27 juin, les États-Unis, le 1er juillet, et l'Angleterre, le 5 juillet, des duels qui serviront principalement à préparer l'équipe canadienne en vue de la prochaine Coupe du monde, prévue en Irlande en 2017. Camille Provençal-Aubé ne cache pas que son rêve est d'impressionner suffisamment pour se voir éventuellement octroyer la chance d'y participer.

« En fait, c'est l'objectif majeur, souligne l'étudiante en sciences infirmières, qui évolue en deuxième ligne aux positions 4 ou 5. C'est le premier événement qu'on fait depuis l'été dernier et on a deux ans pour bâtir une équipe qui va se rendre à la Coupe du monde et la gagner. On a perdu en finale contre l'Angleterre l'an dernier. On ne s'était jamais rendues aussi loin, mais la prochaine fois, on veut l'or. »

L'athlète de 21 ans rappelle toutefois que les 26 joueuses qui l'accompagneront auront le même but en tête et qu'elles sont toutes plus expérimentées.

« J'espère être sur l'alignement, mais on a déjà 12 filles d'expérience et je suis dans les jeunes. J'ai fait les moins de 20 ans en 2014 et c'est ma première année senior; c'est un gros saut entre les deux et je vais me battre pour avoir ma place sur le terrain, mais c'est une chance unique de pouvoir m'améliorer. Mes forces, ce sont les contacts et les ruck, mais je dois améliorer la vitesse de mes passes, comme la majorité des joueuses. »

Elle pourra cependant compter sur un environnement hors pair pour y arriver.

« Les Canadiennes sont très bonnes au rugby. Que ce soit le rugby à 15 ou à 7, nous sommes classées deuxièmes au monde. On est vraiment reconnues et avec les personnes qu'on a dans notre équipe et l'encadrement exceptionnel de notre entraîneur François Ratier, on va avoir un très bon esprit d'équipe. Je n'ai pas peur que le 27 juin, on va déjà avoir une très bonne chimie », résume Camille Provençal-Aubé, qui s'est initiée au rugby au Collège Sacré-Coeur avant de poursuivre avec les Volontaires du Cégep de Sherbrooke.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer