Jimmy Waite: «C'est vraiment vrai!»

Non, Jimmy Waite n'a pas beaucoup dormi après avoir remporté la coupe Stanley... (Photo capture d'écran)

Agrandir

Photo capture d'écran

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Non, Jimmy Waite n'a pas beaucoup dormi après avoir remporté la coupe Stanley avec les Blackhawks de Chicago, la troisième en six ans pour la formation de la ville des vents.

«Mais ce n'est pas grave», prend-il soin de préciser au bout du téléphone, la voix clairement enrouée par les cris qui succèdent bien souvent à l'euphorie.

Le Sherbrookois responsable des gardiens de but à Chicago peinait toujours à croire ce qui venait de lui arriver, moins de 24 heures après avoir soulevé le Saint Graal du hockey.

«Ma femme et moi, on s'est regardé, on s'est dit: on a gagné la coupe, c'est vraiment vrai!On ne réalise quasiment pas encore. Quand j'ai vu Stéphane la gagner, il me disait que c'était toute une expérience et je suis vraiment content de pouvoir la lever à mon tour.»

«Tout se passe assez vite, souligne du même souffle Jimmy Waite. On a gagné la Coupe à la maison, ce qui n'avait pas été fait à Chicago depuis 1938. Les partisans étaient vraiment excités de la voir et même Joel Quenneville disait que c'était vraiment spécial cette année même si c'est sa troisième en six ans. On sentait un énorme buzz autour de la ville.»

De sa première coupe Stanley, Jimmy Waite retiendra principalement le parcours en montagne russe qu'il faut traverser pour l'obtenir.

«Gagner la Coupe c'est tellement éreintant. Il y a tellement de hauts et de bas. Tu tires de l'arrière 3-2 contre une équipe de hockey comme Anaheim et t'es aussitôt très inquiet. Même contre Nashville dans le premier match, on perdait 3-0 avant de gagner en prolongation. Tu ne gagnes pas la Coupe sans avoir vécu des hauts et des bas comme ça. Ç'a été très dur. Je me souviens m'être réveillé down quelques fois, mais il faut savoir se retrousser les manches pour gagner ce trophée», mentionne Waite, qui compte bien présenter la coupe aux Sherbrookois cet été.

Et s'il admet qu'il aurait grandement aimé vivre l'expérience en tant que joueur, lui qui a disputé 106 matchs dans la LNH, dont 58 avec les Blackhawks, Waite assure que de soulever le trophée de Lord Stanley en complet est tout aussi mémorable.

«En 1992 on s'était rendus en finale de la Coupe contre Pittsburgh. Ça avait été une grosse déception de perdre. J'aurais aimé la vivre en tant que joueur, mais c'est aussi gratifiant en tant qu'entraîneur.

«J'espère que le monde va commencer à arrêter de le sous-estimer comme c'est le cas chaque année.»


Ce sont les joueurs qui sont sur la glace, mais derrière eux, on met beaucoup beaucoup d'heures là-dedans et c'est très gratifiant.»

Quant à Corey Crawford, l'athlète devant lui, Waite espère que la perception des gens à son sujet sera rectifiée après avoir été critiqué à plusieurs reprises.

«J'espère que le monde va commencer à arrêter de le sous-estimer comme c'est le cas chaque année. Il a eu le malheur de mal commencer contre Nashville, mais il a connu toute une saison de hockey où il a terminé presque à égalité avec Carey Price et je suis vraiment fier de voir comment il est revenu après une première série plus difficile. Si ça n'avait pas été de Nashville, il aurait certainement été un prétendant au Conn Smythe.»

Dire qu'à pareille date l'an dernier, c'est le talent du jeune Evan Fitzpatrick que Jimmy Waite avait le mandat de peaufiner, lui qui venait d'être nommé entraîneur des gardiens de but avec le Phoenix de Sherbrooke. Pas étonnant qu'il doive toujours se pincer pour s'assurer qu'il n'est pas en train de rêver.

«Ça s'est bousculé beaucoup dans la dernière année! opine Waite. C'était vraiment le fun de pouvoir m'amener à Sherbrooke avec une belle organisation et des amis, mais ç'a changé tellement rapidement. J'ai eu quelques offres de plusieurs équipes de la LNH et j'ai eu un choix à faire. Comme j'avais joué à Chicago durant ma carrière, ç'a été une décision facile et ça prouve aujourd'hui que c'était la bonne décision. Chicago, pour les Waite, c'est une place spéciale.»

Difficile de le contredire.

Une expérience mémorable pour Yanic Perreault

Même s'il vient de savourer son deuxième titre en trois ans, Yanic Perreault se garde bien de tenir quoi que ce soit pour acquis à Chicago.

L'ancien joueur de centre qui a notamment porté les couleurs des Maples Leafs de Toronto, des Kings de Los Angeles, du Canadien de Montréal et des Blackhawks au cours de sa carrière est bien placé pour savoir à quel point il est difficile d'atteindre la finale de la coupe Stanley, et encore plus de la remporter. En près de 1000 matchs en carrière dans la Ligue nationale de hockey, le Sherbrookois n'était jamais parvenu à s'en approcher.

« Je me suis rendu souvent en deuxième ronde, mais être capable d'en gagner quatre, c'est difficile, relate celui qui agit depuis trois ans à titre d'entraîneur au développement des joueurs à Chicago. Ce n'était déjà pas facile de gagner auparavant et ça l'est encore moins de gagner quatre rondes maintenant dans une ligue nationale aussi équilibrée. Chicago a beaucoup de profondeur et avec les acquisitions d'Antoine Vermette, Kimmo Timmonen et Andrew Desjardins, ça a aidé grandement. »

« Les Kings ont gagné l'an passé et ils n'ont pas fait les séries cette année », rappelle-t-il.

Pour cette raison, Perreault savoure pleinement cette deuxième opportunité qui s'offre à lui d'ajouter une coupe Stanley, d'autant plus que les Hawks l'ont gagnée à domicile et que les Perrault ont définitivement emménagé à Chicago il y a deux ans seulement.

« Gagner ça devant ses partisans, c'est très spécial; et de le vivre avec la famille, c'est une belle expérience dont on se rappellera pour le restant de nos jours. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer