Giguère de retour au nid

Samuel Giguère a capté ses premiers ballons à l'ouverture du... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Samuel Giguère a capté ses premiers ballons à l'ouverture du camp d'entraînement des Alouettes de Montréal, dimanche, au Coulter Field de l'Université Bishop's.

Imacom, Jocelyn Riendeau

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(SHERBROOKE) Ce ne sont pas les belles histoires qui manquent à l'ouverture du camp d'entraînement des Alouettes.

Entre les tambours et trompettes qui ont suivi l'arrivée du très médiatisé Michael Sam, le nouveau rôle d'entraîneur d'Anthony Calvillo et la chevelure de Jonathan Crompton, on en oublie presque la signature hivernale du Sherbrookois Samuel Giguère.

Déjà cet hiver on titrait que le nouveau Moineau rentrait au nid : cette réalité n'aura jamais été plus vraie que cette semaine pour Samuel Giguère qui foule le terrain du Coulter Field de l'Université Bishop's pour une première fois depuis ses années avec le Vert et Or.

« Lennoxville a toujours été une place spéciale pour moi, la Bishop's College School, mon école secondaire, est juste ici de l'autre côté de la rivière, raconte le receveur qui a aussi étudié au Collège Champlain. C'est beaucoup de souvenirs, c'est super de pouvoir me retrouver ici après toutes ces années. »

À Montréal, Giguère renoue aussi avec son entraîneur chez le Vert et Or, maintenant entraîneur assistant en attaque pour les Alouettes, André Bolduc. Les deux hommes ont toujours gardé contact après le passage universitaire de Giguère et Bolduc ne cache pas que l'arrivée de son ancien poulain et ami l'a réjoui.

« J'espérais un jour que nos chemins puissent se recroiser, quand il a refusé l'offre de Hamilton et décidé de devenir agent libre, il m'a posé beaucoup de questions sur Montréal, sur la direction que prenait l'équipe et je lui ai donné beaucoup d'infos, nous voulions qu'il arrive ici dans une bonne situation pour lui », raconte-t-il.

« Son poste à perdre »

Acquis comme joueur autonome après trois saisons avec les Tiger-Cats de Hamilton, Giguère débarque chez les Alouettes au moment où un nombre impressionnant de noms de receveurs étoiles s'accumule sur la charte des positions montréalaise. Les nouveaux venus Fred Stamps et Nik Lewis, deux vétérans de la Ligue canadienne de football, se sont ajoutés durant l'hiver à ceux déjà présents de S.J. Green, Brandon London, Kyle Graves et Éric Deslauriers, blessé pour six semaines.

« C'est son poste à perdre, souligne André Bolduc. En ce moment il se fait une niche, il était avec le premier groupe aujourd'hui et dans nos plans il est sur l'unité partante avec S.J. Green. »

Voilà une belle marque de confiance qui ne lui avait pas été offerte chez les Tiger-Cats. Ses statistiques n'ont d'ailleurs pas de quoi faire écarquiller les yeux. Jamais le Sherbrookois n'est parvenu à inscrire plus d'un touché en une saison et ses gains par la passe ont atteint 520 verges l'an dernier, 29 de moins que sa meilleure saison en 2012. En comparaison, S.J. Green en a cumulé 1197 au cours de sa meilleure campagne.

« Chaque équipe a son gros nom chez les receveurs. À Hamilton c'était Andy Fantusz. Tu regardes ses statistiques et tu vois qu'il n'en reste pas beaucoup pour les autres. À Montréal, nous, c'est S.J. Green », analyse André Bolduc.

Reste que de son propre aveu, Giguère a du pain sur planche d'ici à ce que s'amorce la saison 2015.

« Pour moi c'est un tout nouveau cahier de jeu, je repars à zéro. À Hamilton, le cahier de jeu, je le connaissais sur le bout de mes doigts, c'est de replonger là-dedans et de passer beaucoup de temps à l'étude », explique-t-il.

Enfin soulever la Coupe

Après deux années consécutives à connaître la déception d'une défaite en finale de la Coupe Grey à Hamilton, Samuel Giguère se retrouve à Montréal avec une équipe qui pourrait bien y aspirer si toutes les pièces tombent en place. Même si les Alouettes n'en sont qu'au jour un de leur camp d'entraînement, le nouveau venu reconnaît que « sur papier, les Als ont tous les éléments pour connaître une grosse saison ». Et selon les dires d'André Bolduc, Giguère n'a pas accepté l'offre de Jim Popp pour rien.

« Sam sait qu'on a une bonne équipe », souligne-t-il.

Avec la plupart des vétérans qui seront de retour en défense, c'est vers l'attaque que tous les regards seront tournés. Le quart Jonathan Crompton a encore tout à prouver après une fin de saison absolument invraisemblable l'an dernier. Pourra-t-il maintenant s'imposer comme un quart dominant? Chose certaine, il pourra compter sur un groupe de receveurs hautement qualifié.

« Tout va se jouer dans les trois premières semaines du camp, indique Giguère. Il faut établir une bonne chimie avec lui et se mettre sur la même page. Il faut qu'à chaque jeu on sache ce que lui veut voir de nous et ce à quoi il s'attend par rapport aux couvertures de passes et aux changements de tracés. »

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