Le début d'une belle aventure pour Patrick Roy

Patrick Roy a remporté 10 des 13 matchs...

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Patrick Roy a remporté 10 des 13 matchs auxquels il a pris part lors des séries éliminatoires de 1985, propulsant le Canadien de Sherbrooke vers la coupe Calder.

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(SHERBROOKE) Patrick Roy n'aura passé que quelques mois à Sherbrooke, avec le club-école du Canadien de Montréal. Quelques mois qui, de son propre aveu, furent assurément le départ d'une fantastique carrière.

Si on se rappelle ses exploits en 1986 et en 1993, alors qu'il conduisit le Canadien de Montréal à la conquête de la coupe Stanley, ou encore aux exploits accomplis avec l'Avalanche du Colorado par la suite, on a souvent tendance à occulter le succès connu par «Casseau» à Sherbrooke, seulement une année avant qu'il ne prenne d'assaut la LNH avec son impétuosité et son style papillon.

Bien peu d'experts connaissaient alors le jeune homme sélectionné en troisième ronde du repêchage de 1984 par le Canadien de Montréal. Roy évoluait alors pour les Bisons de Granby, dans la LHJMQ, où il passa trois saisons.

«Il ne restait qu'une dizaine de matchs à la saison du Canadien de Sherbrooke, en 1985, et comme les Bisons n'allaient pas participer aux séries, on m'a envoyé à Sherbrooke. Je devais par contre attendre que Granby soit officiellement éliminé avant de pouvoir jouer dans la LNH. J'ai disputé un seul match avant la fin de la saison, un gain de 7-4 contre New Haven, si ma mémoire est bonne», s'est remémoré l'ancien gardien.

«Je me souviens surtout de ma première pratique avec Sherbrooke; j'étais le troisième gardien derrière Greg Moffett et Paul Pageau. Alors comme je m'attendais à davantage rester accoté sur la bande, j'ai décidé d'essayer de nouvelles jambières. Je n'aurais jamais dû faire ça; c'est là que j'ai rencontré François Allaire (l'entraîneur des gardiens de but). Il m'a vraiment fait travailler fort, je n'ai pas arrêté cinq minutes. Lui et moi, ça a cliqué dès le premier contact.»

Les Canadiens de Sherbrooke ne se sont assurés d'une place en séries que lors du dernier match de la saison régulière. Les espoirs n'étaient donc pas au zénith à l'amorce des séries.

«On a amorcé les séries contre Fredericton, en gagnant les deux matchs là-bas. De retour à Sherbrooke, on a perdu le troisième match. C'est lors du quatrième match, alors qu'on perdait 3-0, le gardien partant Moffett a eu un bris d'équipement; comme Pageau était absent, c'est moi qui suis embarqué. On a remonté la pente, 3-1 et puis 3-2 et même au retour de Moffett, [l'entraîneur-chef Pierre] Creamer a décidé de me garder dans les buts. Ce fut la chance de me mettre en valeur.»

Roy a continué sur sa lancée avec 10 victoires en 13 matchs, une moyenne de 2,93 et une victoire en six matchs contre les Skipjacks de Baltimore en grande finale, qui a permis à la formation de soulever la coupe Calder.

«Sur le moment, bien sûr, on ne réalise pas l'importance de ces moments. Ce n'est qu'avec les années qu'on peut constater l'importance de certaines décisions, de certaines actions. Je crois que ce passage à Sherbrooke a joué un grand rôle pour le reste de ma carrière. Pierre Creamer a eu une belle ouverture d'esprit. Moi, tout ce que j'y voyais, c'était la chance de jouer en séries, de me faire voir pour atteindre la LNH un jour.»

«Aussi, pour la première fois, j'ai eu la chance d'avoir un entraîneur des gardiens à temps plein. Cette relation avec François fut déterminante», a précisé Patrick Roy.

Roy et Allaire ont consolidé leur partenariat à Montréal, où le gardien a réinventé le style du gardien de but, axant désormais son positionnement afin de couvrir davantage le bas du filet. Une technique qui fut reproduite par la très grande majorité des gardiens par la suite.

Au total, six joueurs de cette édition victorieuse ont poursuivi leur chemin jusqu'à Montréal et ont remporté la Coupe Stanley avec le Canadien, l'année suivante.

«J'ai toujours beaucoup de plaisir à revoir les Boisvert, Richer, Larose, Lalor ou Gingras. Ces deux championnats consécutifs sont de beaux souvenirs. Les gars étaient fiers de la Coupe Calder, c'était un peu inattendu, surtout pour une équipe qui avait accédé aux séries lors du dernier match. Ce fut très agréable et le début d'une belle aventure pour moi.»

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