Un premier marathon pour Vincent Vallières

Vincent Vallières, au Marathon Sugarloaf de Kingfield.... (Photo fournie)

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Vincent Vallières, au Marathon Sugarloaf de Kingfield.

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(MAGOG) Auteur, compositeur, interprète et maintenant marathonien; voilà la nouvelle carte de visite de Vincent Vallières. Adepte de la course à pied depuis déjà un certain nombre d'années, le Magogois d'adoption s'est souvent interrogé à savoir s'il oserait un jour se lancer dans un marathon et surtout s'il pourrait compléter les 42,2 km de cette épreuve d'endurance. Il a maintenant sa réponse après avoir mis 3 h 15 min 51 s pour franchir la ligne d'arrivée au Marathon Sugarloaf de Kingfield, dans l'État du Maine, au pays de l'Oncle Sam.

Si le premier marathon d'un coureur qui fait face à l'inconnu s'avère souvent une boîte à surprises, Vincent Vallières reconnaît d'emblée qu'il est le premier surpris de la tournure des événements en ce qui le concerne. «Selon mes temps à l'entraînement, je visais un chrono de 3 h 15 min. Je suis tombé pile. Dans le meilleur des mondes je me disais que s'il me restait des jambes vers le 36e ou 37e kilomètre, j'accélérerais la cadence pour faire mieux que mon objectif, mais j'ai freiné mes ardeurs. La gestion de la mécanique de mon corps était déjà assez compliquée comme ça», relate Vallières.

Celui-ci a même su éviter le cauchemar de la plupart des marathoniens, soit le fameux mur psychologique, qui survient généralement après le 30e kilomètre. «Je l'ai frappé de plein fouet à l'entraînement lors d'une sortie d'une trentaine de kilomètres. Je commençais à douter quand cela s'était produit. Mais au marathon, je me suis raconté de longues histoires pour l'éviter. La stratégie a fonctionné.»

Pas pour les peureux

Loin de se prendre pour un Forrest Gump qui avale les kilomètres sans se reposer dans le film du même nom, Vincent Vallières ne cachait pas sa fierté devant sa réussite. «On a refait le parcours du marathon en auto en revenant vers Magog. Ça m'a paru encore plus long. J'ai encore plus de respect pour ceux qui se tapent des Ironman et des ultramarathons. Je ne suis pas rendu là. Néanmoins, j'étais bien content d'avoir relevé le défi du marathon et je vous assure que je me considère chanceux d'avoir la santé et la forme pour le faire. À Magog, je crois sincèrement que le Relais autour du lac Memphrémagog de Christian Vachon a eu un impact positif sur la vitalité de notre communauté. Au soccer de mes enfants, au dépanneur du coin, je croise plein de gens de bonne humeur et, surprise, nombreux sont ceux qui se sont mis à la course à pied. Pour plusieurs d'entre eux, c'est Christian Vachon qui a été l'élément déclencheur. Se connecter avec l'activité physique, peu importe la discipline, c'est payant», fait valoir Vallières.

Savourant le moment, reprenant son souffle à la ligne d'arrivée, les interrogations fusaient déjà dans la tête du nouveau marathonien. Vais-je le refaire? Comment m'y prendre pour courir plus vite? Vais-je marcher aisément demain matin? Voilà des questions auxquelles il n'a pas encore de réponse, sauf la dernière. «Le lendemain de la course, je me suis levé et disons que je ne regardais pas les escaliers avec le même enthousiasme. Je ne me suis jamais tant accroché à une rampe», de plaisanter Vallières.

Chanter et courir

De son propre aveu, courir et chanter sont intimement liés. «Dans l'écriture d'une chanson, tu es en quête de mouvement; tu veux que ta chanson se rende d'un point A à B, qu'elle évolue dans le temps. C'est comme ça que ça se passe à la course à pied. Courir, c'est aussi une source d'inspiration pour reprendre un couplet qui justement n'avait plus de vie. Courir, c'est également évoluer en espérant un jour franchir ton mur du son que tu imagines. Chanter et courir, c'est indissociable pour moi», témoigne Vincent Vallières.

Cet été, lors de sa tournée des festivals au Québec, l'auteur-compositeur-interprète pourra continuer à mettre sa philosophie en pratique. «La Route verte passe à peu près partout. Je vais me payer la traite entre les tests de son et le spectacle», promet-il.

En sachant comme Vincent Vallières aime s'adresser à son public en spectacle et lui raconter des histoires, gageons qu'il risque maintenant d'y ajouter un passage sur son expérience de marathonien.

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