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Faire revivre le Géant Ferré en bande dessinée

André Roussimoff, alias André le Géant Ferré... (Archives La Presse)

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André Roussimoff, alias André le Géant Ferré

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(SHERBROOKE) « Les gens me regardent et se demandent... est-ce que c'est vraiment un homme? »

La vie d'André Roussimoff, alias André le Géant, a tout pour faire un bon livre. Déjà, la prémisse : un homme atteint d'une maladie - l'acromégalie - qui fait en sorte que sa croissance ne s'arrête jamais. Une maladie qui lui donne l'impressionnante et encombrante stature d'un homme de 7'4» et 463 livres... assortie d'une espérance de vie de 40 ans et de nombreux problèmes physiologiques.

Avec la carrière monstre que ce lutteur a connue, ce n'est pas surprenant qu'on se soit décidé à raconter son histoire en bande dessinée. L'auteur américain Box Brown, qui s'est acquitté de la tâche avec brio, a réussi à éviter le piège de tomber dans le pathos. Il n'a pas fait de la vie du Géant Ferré une histoire dramatique; plutôt une histoire humaine, dont les meilleurs passages sont d'ailleurs ceux où la lutte est à l'honneur.

Car c'est vraiment dans les scènes de combat, dessinées sur fond noir et lors desquelles un narrateur entre en jeu, que la bédé nous fait le plus embarquer dans l'histoire. Que André se mesure à Black Gordman et Great Goliath à Los Angeles en 1974 ou encore au boxeur Chuck Wepner à New York en 1976, on arrive à ressentir ce que vivaient les spectateurs et les lutteurs. Tout particulièrement lors du « combat du siècle », en 1987 au Silverdome Pontiac, alors que notre héros affronte Hulk Hogan devant une foule de 90 000 personnes.

«Partout autour du monde, des gens l'aimaient. L'industrie de la lutte le respectait.»


Ça paraît; Box Brown est un vrai passionné de lutte, comme il l'explique dans une brillante et concise préface de trois pages. À la lecture de la bande dessinée, on s'enfarge toutefois un peu dans la multitude de brèves tranches de vie, dont certaines auraient pu être retranchées pour aérer l'histoire ou laisser plus de place aux scènes de combat. On est bien contents cependant, parmi celles-ci, de voir le Géant s'arrêter à Montréal en 1972, ou encore participer à l'émission Late Night with David Letterman.

C'est avec un amour évident pour son sujet que l'auteur raconte l'histoire d'André. Comme il le dit lui-même : « Il incarne tout ce qui est bon dans la lutte professionnelle. Partout autour du monde, des gens l'aimaient. L'industrie de la lutte le respectait. »

Évidemment, concède Box Brown, la recherche a été parfois difficile, et il a fallu prendre quelques libertés dans l'écriture.

En tant que lecteurs, vous accepterez bien quelques entorses à la réalité? Allez, vous savez que c'est ce qui fait un bon spectacle.

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