«André est parti tout doucement»

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(SHERBROOKE) «Bonjour André, c'est Gary Bettman. Je voulais prendre quelques minutes pour te remercier de ton dévouement et de ta passion pour le hockey, tu as travaillé avec honneur et dignité. Prépare-nous la prochaine glace pour la partie que nous disputerons tous un jour.»

C'était le 10 avril dernier. André Blanchette occupait sa chambre à Aube-Lumière, bondée de souvenirs et d'articles de hockey autographiés par les plus grands joueurs ayant évolué dans la LNH.

Au bout du fil, le commissaire de la LNH, Gary Bettman, qui tient à lui adresser quelques mots. Le moment est solennel. «Merci pour la magnifique opportunité», a-t-il simplement dit.

André Blanchette aura finalement perdu son combat contre la maladie, contre le cancer, plus précisément. Ce dernier a cependant dû s'y prendre à deux reprises pour avoir raison du géant de 6'7» à l'immense sourire.

Avantageusement connu dans le milieu sportif, ayant oeuvré chez Inglasco et Sherwood pendant plus de 30 ans, André Blanchette a rendu l'âme samedi dernier à l'âge de 55 ans, entouré des gens qui l'aimaient et de ses souvenirs, témoins d'une vie passionnée et centrée autour du hockey.

André Blanchette a vaincu le cancer une première fois, en 1998. Un cancer des amygdales semblable à celui dont a souffert René Angélil, se plaisait-il à dire.

Trente-sept traitements et une rémission réussie laissaient planer une vie meilleure.

Un mal de dents suspect a conduit André Blanchette chez le médecin, en juin 2013, où il a appris qu'il avait une tumeur près d'un os de la mâchoire. Une opération de 19 heures s'en suit afin de tenter une transplantation. Des rondes de chimiothérapie, le Gamma Knife, 33 traitements de radiothérapie. Une fois de plus, il semblait vouloir prendre le dessus sur la maladie.

«Il n'a jamais lâché. Il aimait tellement vivre, il drivait toujours, il n'arrêtait jamais! Il fut une inspiration pour moi», a dit sa conjointe Cheryl Jones, à travers un sourire nostalgique.

La récidive est survenue quelques mois plus tard. Métastases au cerveau. Les traitements de chimio deviennent trop dangereux. Le 5 février dernier, on lui dit qu'il n'a plus que quatre jours à vivre.

«André voulait retourner à la maison. Il a franchi lui-même le seuil de la porte, au grand étonnement des ambulanciers qui l'accompagnaient. Finalement, il a passé sept semaines à la maison, et six autres à Aube-Lumière!», a dit Cheryl.

André Blanchette a touché à tout, chez Sherwood et Inglasco; la vente, la production, la recherche et le développement. Il servait notamment les clubs de la LNH en articles promotionnels divers. C'est lui qui, en compagnie de Gary Bettman à l'époque, est à l'origine de la fameuse rondelle munie d'électrodes lasers qui diffusait une traînée lumineuse lors de la retransmission des matchs à FOX, aux États-Unis.

De tous ses contacts sportifs à travers le temps, André Blanchette a conservé une collection impressionnante de chandails autographiés, dont un des Racers d'Indianapolis (AMH) signé de la main d'un certain Wayne Gretzky...

«Pour lui, c'était un honneur de travailler dans le monde du hockey. C'était un grand homme, avec un grand coeur. Il est passé tout doucement sur cette terre et il est parti doucement. Il a vu tout son monde, il a même organisé ses funérailles!» a dit Cheryl.

Le dernier adieu a eu lieu samedi à la Résidence Funéraire Steve Elkas, puis à la Basilique Cathédrale Saint-Michel.

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