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Que faire pour sortir le CRRF du gouffre financier?

Le Centre récréatif Rock Forest est un gouffre financier depuis trop longtemps. (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau

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(COMMENTAIRE) Le Centre récréatif Rock Forest est un gouffre financier depuis trop longtemps. Sa mise en tutelle virtuelle, soit l'intention d'achat proposé en janvier dernier par la Ville de Sherbrooke n'effacera pas du jour au lendemain les erreurs du passé.

Mais une prise de décision ferme, et surtout, une orientation claire, pourrait éviter que la situation se reproduise de nouveau dans le futur.

Le dossier du Centre récréatif Rock Forest reviendra devant le conseil municipal quelque part au cours des prochaines semaines, fort probablement avant la période estivale.

Le plan, c'est que la Ville se porte acquéreur de la bâtisse et qu'elle confie, par l'entremise d'un nouveau contrat, la gestion à la Corporation de développement économique social et communautaire (CDESC) pour une période de deux ans.

Ce qui veut donc dire que la Ville, qui cautionne déjà quelque 95 % de la dette accumulée du CRRF, continuera à la faire pour au moins les 24 prochains mois. Dans les faits, donc, rien ne changera dans le «day-to-day», outre le fait que la bâtisse, avec ses avantages et ses lacunes, sera dorénavant propriété municipale. On parle ici d'un actif de quelque cinq millions de dollars.

Avec un déficit accumulé qui dépasse les trois millions de dollars, il semble évident que la CDESC peine à trouver les ressources, et les initiatives, pour bonifier l'offre de services du bâtiment qui abrite une glace, des courts de tennis et de racquetball, un petit comptoir de restauration, et ainsi se dégager une marge de manoeuvre financière.

Le manque d'investissement est criant; le système d'éclairage devra être refait, entre autres si on veut continuer d'accueillir Tennis Canada et le tournoi Futures.

Quant aux vestiaires et installations sanitaires, que ce soit pour le tennis ou le hockey, un sérieux réaménagement doit être envisagé.

Quel serait donc l'avantage pour la Ville d'acquérir le CRRF, sachant que certaines réparations urgentes seront particulièrement onéreuses, dont le système d'éclairage évalué à 150 000 $?

Quel serait l'avantage de la Ville de garder la même gestion en place?

Dans un cas comme dans l'autre, des sommes importantes devront être investies, on n'y échappera pas. Le commettant devra, une fois de plus, mettre la main dans sa poche.

Le CRRF à vendre?

Il est maintenant connu que le Groupe Thibault, Rhéaume et associés a été approché par la Ville de Sherbrooke, qui souhaitait tâter de son intérêt à se porter acquéreur des actifs du CRRF, en tout ou en partie.

La Tribune a appris que les discussions sont au point mort depuis quelque temps déjà dans ce dossier qui devient hautement politisé. Déjà gestionnaire du Complexe Thibault GM, le Groupe Thibault, Rhéaume et associés n'a jamais caché ses visées d'expansion.

Pour le Groupe Thibault, acquérir le CRRF signifierait un investissement inférieur à la construction d'une troisième glace adjacente à son complexe. Du moins, on le suppose.

Une acquisition qui délesterait par le fait même la Ville d'une infrastructure qui peine, c'est le moins que l'on puisse dire, à se rentabiliser, à se renouveler.

N'oublions pas une donnée primordiale dans ce dossier; le CRRF et le Complexe Thibault patinent tous les deux sur la même aire de jeu, soit la location d'heures de glace.

Et dans un cas comme dans l'autre, la Ville de Sherbrooke est, disons, un client important : plus de 1300 heures au Complexe Thibault et plus de 1500 au CRRF.

Les tarifs, par contre, ne sont pas les mêmes. Puisque les services offerts ne sont pas les mêmes.

En fait, c'est tout l'écosystème de la location des heures de glace, à Sherbrooke, qui serait appelé à être modifié advenant une acquisition du CRRF par le Groupe Thibault.

Les prochaines semaines risquent d'être intéressantes.

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