Moins éprouvant que l'hiver précédent

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

Comme nous, les cerfs ont affronté un froid persistant et souvent mordant au cours du dernier hiver. Ils n'auraient cependant pas souffert autant qu'à devoir composer avec l'épais couvert de neige de l'hiver précédent.

C'est ce que révèle le rapport saisonnier produit par la direction régionale de la Faune en se référant à l'indice NIVA, qui mesure le niveau d'enfoncement ainsi que la période au cours de laquelle les chevreuils se retrouvent dans une épaisseur de neige critique. À une profondeur de 50 cm et plus, leurs déplacements pour s'alimenter deviennent beaucoup plus difficiles.

Le cumul des lectures des derniers mois donne un indice de rigueur de 113 pour cent pour l'hiver dont il reste encore des traces dans les secteurs montagneux. Ce fut néanmoins pour les cerfs un hiver moins éprouvant que celui de 2013-2014 qui, de par ses conditions, avait poussé la courbe de référence à 130 pour cent. Plus l'indice NIVA est élevé, plus il y a de mortalité hivernale chez les chevreuils.

« Quand les cerfs sont en santé, ils ont la fourrure et le couvert pour résister aux grands froids. Cela devient par contre un facteur de mortalité lorsque les bêtes sont affaiblies par un manque de nourriture. Nous avons reçu passablement de neige cet hiver mais comme celle-ci n'était pas compactée, les déplacements des cerfs demeuraient possibles sans trop hypothéquer leurs réserves », résume le biologiste Éric Jaccard.

Responsable de la grande faune en Estrie, M. Jaccard s'est référé à ces données pour fixer le nombre de permis spéciaux qui seront délivrés au cours des semaines comme mesure de contrôle pour la récolte de cerfs sans bois durant la saison de chasse de l'automne prochain.

Dans la zone 4, le ministère maintient le quota de 3500 permis.

« Lorsque le tirage au sort a été instauré pour la saison de poudre noire, il avait été convenu de s'en tenir à ce nombre durant quelques années, le temps de se constituer une base de référence fiable. Même si le cheptel est susceptible d'augmenter un peu, nous maintenons cette cible », précise M. Jaccard.

Après avoir été abaissé l'an dernier à 1200 pour tenir compte des impacts de l'hiver sévère, le nombre de permis est d'autre part ramené à 1500 dans la zone 6 sud en prévision de l'automne 2015.

« La récolte des chasseurs l'automne dernier nous a fourni un indice de reprise. Il est possible de revenir au niveau de 2012 ».

C'est la zone 6 nord qui vit cette année le réajustement le plus significatif alors que le nombre de permis est réduit de 5000 à 4500.

« C'est la première fois que nous diminuons la pression de chasse dans cette zone où la densité se maintenait auparavant nettement au-dessus de la cible du plan de gestion. La récolte en baisse de l'automne 2014 suggère que nous nous rapprochons de la densité idéale. Nous allons en ce sens ».

M. Jaccard ajoute que les décisions ont été prises de manière prudente jusqu'à ce qu'une deuxième saison de chasse vienne valider que les contrecoups de l'hiver rigoureux de la saison 2013-2014 sont derrière nous.

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