Cougars : le cauchemar se répète

Kevin Benoit, du Collège Français de Longueuil, souleve... (Imacom, Maxime Picard)

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Kevin Benoit, du Collège Français de Longueuil, souleve la coupe NAPA sous les yeux des joueurs des Cougars assommés par leur défaite en finale.

Imacom, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Pour la deuxième fois en autant d'occasions, les Cougars du Collège Champlain ont été éliminés en finale lors du match ultime. Les Sherbrookois avaient en effet la triste impression de revivre le même cauchemar que l'an dernier en voyant le Collège Français soulever vendredi soir la coupe NAPA après son but en prolongation.

Même s'ils se sont rendus en finale, même s'ils ont forcé la tenue d'un match numéro 7 à domicile et même si une prolongation a été nécessaire, les Cougars semblaient tout simplement dévastés à la suite de leur revers de 2 à 1.

«Il faut le vivre pour savoir à quel point ça fait mal, a confié le gardien Alex Leclerc. Ce n'est pas descriptible. Ça fait deux fois qu'on est à 60 minutes du titre. C'est frustrant...»

«J'aurais aimé que ce soit notre année, a avancé l'entraîneur Pascal Rhéaume. Ça fait deux saisons de suite que je pense qu'on aurait dû gagner et après notre revers à Granby l'an passé, je croyais cette fois que c'était la bonne. On a été champions durant toute l'année. Tout ce qui nous manquait, c'était un petit but ou dix minutes de moins au match pour connaître une saison de rêve.»

«On aurait voulu un dénouement différent, surtout pour une deuxième année de suite. C'est dévastateur. On a eu des échappées et plusieurs opportunités. Il n'en manquait pas beaucoup. On ne peut pas avoir de regrets», a presque chuchoté Jérémy Brown, anéanti en regardant sur sa patinoire le Collège Français festoyer.

«Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, a affirmé Michael Rhéaume, qui a disputé son dernier match junior. Il faut apprendre de ça. On a tout donné. Je suis fier de porter la patte sur mon chandail. Je suis arrivé avec les Cougars et je n'étais rien. Je sors d'ici grandi.»

Un duel de gardiens

Les Cougars ont attaqué rapidement en début de match. Michael Rhéaume a obtenu les meilleures chances de compter, mais Kevin Darveau s'est dressé devant chacun de ses lancers.

«Les deux gardiens ont été fantastiques!» a confié l'entraîneur victorieux, Pierre Petroni.

Il aura fallu attendre la dernière minute de jeu de la première période avant de voir Dylan Montcalm inscrire le premier point au tableau grâce à un tir franc et précis, permettant ainsi aux Cougars de prendre l'avance 1-0.

Le gardien du Collège Champlain Alex Leclerc a ensuite apposé sa signature sur le second vingt.

«Alex réalisait l'importance de la partie», croit Pascal Rhéaume.

Le Collège Français a cogné à la porte plus souvent qu'à son tour, mais s'est tout simplement buté à un mur blanc et bleu.

La soirée de travail de Leclerc était alors loin d'être terminée. Le cerbère a été occupé plus que jamais au dernier tiers.

Et ce qui devait arriver arriva : Marc-Olivier Groleau a ramené les deux clubs sur le même pied d'égalité en milieu de troisième période en acceptant une passe d'Anthony Simard dans la zone payante, ce qui n'a pas du tout semblé ébranler le portier des Cougars, qui a effectué un total de 44 arrêts en temps réglementaire.

Guyon ferme les livres

Tous les espoirs étaient permis pour les deux équipes en prolongation. Jusqu'à ce que Maxime Guyon concrétise une montée à deux contre un pour ainsi mettre fin au rêve de la troupe sherbrookoise.

«Nous avons donné ce que nous avions à donner. Je n'ai rien à reprocher à mes coéquipiers», estime le vétéran Jonathan Deslauriers.

«Même si j'ai perdu, j'ai juste le goût de me retrousser les manches et de travailler encore plus fort cet été. Et ce, même si c'est exactement ce que j'ai fait après notre défaite de l'an dernier. Des moments comme celui-là, on ne veut pas vivre ça deux fois et surtout pas trois. Même si j'ai bien gardé les buts, on joue pour avoir la bague autour du doigt et je ne l'ai pas présentement», a expliqué Alex Leclerc, frustré par l'attitude de ses adversaires.

«Ça ne se fait pas de lever la coupe devant l'autre équipe avant de lui donner la main. C'est inacceptable», a-t-il poursuivi.

Du jeu serré

Du côté de l'équipe gagnante, le coeur était évidemment à la fête.

«Ça n'a aucun bon sens de voir à quel point c'était serré entre eux et nous, a observé l'entraîneur Pierre Petroni. C'est un scénario hollywoodien!»

«Le sentiment est incroyable, a admis Guyon. Il s'agit sans aucun doute du but le plus important de ma carrière.»

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