• La Tribune > 
  • Sports 
  • > Steve Mitchell : « Torrey a toujours été un passionné » 

Steve Mitchell : « Torrey a toujours été un passionné »

C'est dans le sous-sol de sa résidence de la banlieue montréalaise, entouré... (Photo La Presse, Bernard Brault)

Agrandir

Photo La Presse, Bernard Brault

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) C'est dans le sous-sol de sa résidence de la banlieue montréalaise, entouré d'amis, que Steve Mitchell a vécu l'un de ses plus beaux moments à vie, mercredi soir dernier.

Voir son fils Torrey marquer un but en séries éliminatoires, dans l'uniforme du Canadien de Montréal, avait quelque chose de profondément irréel.

Si Steve et Sheila Mitchell ont toujours suivi avec grand intérêt la carrière de hockeyeur de leur fils cadet depuis qu'il a terminé avec ses succès ses études à l'Université du Vermont, en 2006-07, leur intérêt a décuplé depuis que le Canadien de Montréal a fait son acquisition, en mars dernier, en provenance des Sabres de Buffalo.

Résidants de la banlieue montréalaise depuis une trentaine d'années, Steve et Sheila sont tous les deux originaires de Lennoxville et leurs familles y résident encore.

Ils ont tous les deux étudié à l'Université Bishop's, et ils ont par la suite poursuivi leur parcours académique à l'Université McGill, où le programme d'éducation physique était offert en anglais.

Sheila a même enseigné au Collège Champlain pendant plus de 30 ans. La famille a déménagé ses pénates à Montréal au début des années 1980 alors que Steve a eu l'opportunité de décrocher un poste de directeur des sports à la prestigieuse Selwyn House School, à Westmount. Une école où l'éducation physique se pratiquait chaque jour, insiste Steve Mitchell.

Cette passion de Torrey Mitchell pour le sport, et le hockey en particulier, n'est pas étrangère à la génétique.

« J'ai joué mon hockey mineur à Lennoxville et au Collège de Stanstead, pendant quatre ans, en plus de jouer au football. Même chose à l'Université Bishop's. Disons que j'étais passablement actif! J'ai participé à plusieurs reprises à l'école de hockey de Howie Meeker à Stanstead, plusieurs joueurs du Canadien, dont Guy Lafleur, s'y présentaient. »

« Torrey a toujours eu cette passion pour le hockey en lui; j'avais l'habitude de construire une patinoire derrière la maison et il pouvait y passer des heures. Jouer dans la LNH, et surtout pour le Canadien, ça a toujours été son rêve. On a retrouvé un vieux vidéo qui a été filmé après un match d'un tournoi novice, à St-Constant, alors que Torrey avait sept ou huit ans. Vous savez, le genre de vidéos que l'organisation produit et vend aux parents après le tournoi? Alors, il y avait une personne qui faisait le tour des joueurs et leur posait des questions, comme un journaliste à des professionnels. Le monsieur lui a demandé s'il voulait un jour évoluer dans la LNH, Torrey a tout de suite dit oui, et avec le Canadien de Montréal en plus! »

« Il a réussi, il a accompli son rêve; je dois préciser qu'il a travaillé fort, sa passion lui a permis de repousser ses limites. »

Le quotidien des Mitchell est donc légèrement bousculé depuis que Torrey s'est joint au Canadien, au début mars. Mais jamais autant que depuis le match de mercredi soir.

Mitchell et le quatrième trio furent les grands responsables de ce gain de 4-3 du Canadien, Torrey Mitchell marquant un but et en étant nommé la deuxième étoile de la rencontre.

« C'est un peu fou, en effet! La radio, la télévision, les journaux, tout le monde veut en savoir un peu plus sur Torrey! On nous a même demandé de participer à l'émission 24 CH! À la blague, Torrey nous a demandé de ne pas dire trop de niaiseries », a indiqué Steve en rigolant.

« Le sport a été une formidable discipline pour lui, mais aussi pour son frère. Je me rappelle des automnes fort occupés qu'il avait, en jouant à la fois au hockey, au football et au baseball. Il avait un horaire tellement chargé, mais il n'y dérogeait jamais. Je n'ai jamais eu à la lever du lit pour qu'il participe à ses entraînements! C'est un peu la mentalité qu'on a toujours eue, ma femme et moi. Tout ce qu'on voulait, c'est qu'il ait du plaisir à jouer, qu'il devienne un bon joueur, mais surtout, une bonne personne. »

Le parcours hockey de Torrey Mitchell, repêché par les Sharks de San Jose repêché au 126e rang (4e ronde) en 2004, a par la suite évolué par Minnesota, Buffalo et Montréal. Âgé de 30 ans, il a disputé 457 matchs en carrière dans la LNH.

« Tout cela fut parsemé de hauts et de bas; ma femme et moi avons toujours insisté sur le positif que chaque changement de direction pouvait lui apporter. En même temps, Torrey faisait son chemin seul, animé de cette passion qui est ancrée en lui. Ce genre de passion que tu ne peux pas acheter à l'épicerie du coin, cette passion qui anime et te force à te dépasser. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer