Josée Bélanger à 77 jours de son rêve

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(SHERBROOKE) «Je suis contente et fière de m'être donnée une deuxième chance de réaliser mon rêve, d'avoir mis de côté les obstacles, les blessures, qui m'ont autrefois ralenti. Jouer en Coupe du monde, au Canada en plus, est un rêve que je caresse depuis que je suis toute petite. J'ai maintenant plus de maturité pour accepter mon rôle au sein de l'équipe et je vais tout faire pour aider le pays à obtenir le meilleur résultat possible. »

La Coaticookoise Josée Bélanger est à 77 jours, précisément dimanche, de réaliser son rêve de jouer en Coupe du monde FIFA.

Il y a quatre ans, l'attaquante de 28 ans avait dû se contenter d'un rôle de spectatrice à la Coupe du monde de soccer féminin, alors disputée en Allemagne, elle qui fut pour l'occasion analyste des matchs pour Radio-Canada, écartée de l'équipe à cause d'une blessure à la cheville.

Des blessures, entre autres, qui ont considérablement ralenti sa course.

Déjà membre de l'équipe canadienne junior il y a une dizaine d'années, Bélanger se destinait logiquement à une place sur l'équipe nationale canadienne bien avant.

Josée Bélanger a par la suite évolué pour le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke où elle a complété ses années d'admissibilité, et pour les Verts, au soccer civil.

Elle a aussi oeuvré comme directrice technique adjointe pour les Verts.

«J'ai eu beaucoup d'obstacles sur mon chemin, surtout, des choses sur lesquelles je n'avais pas de contrôle, et c'était un peu frustrant. Cela m'a rendu plus forte. Les gens me demandent, à l'aube de la Coupe du monde, si je suis craintive. Je leur réponds non. J'ai mis mes efforts sur ce que je pouvais contrôler dans ma préparation; ma diète, mon entraînement. C'est tout ce que je peux faire.»

Toujours pas assurée d'un poste

Josée Bélanger était au Nouveau-Brunswick jeudi, à Moncton plus précisément, où la Monnaie royale canadienne a dévoilé des pièces de monnaie unique visant à immortaliser ce tournoi d'importance qui sera disputé dans six villes du Canada, du 6 juin au 5 juillet 2015.

L'effervescence est là, et il grandit chaque jour qui rapproche l'équipe canadienne de sa participation à la Coupe du monde, dit Josée Bélanger.

L'équipe canadienne fait belle figure dans sa préparation depuis le début de la présente année; elle a remporté la Coupe des Quatre Nations, disputée en Chine, et elle s'est inclinée en finale 1-0 face à l'Angleterre à la Coupe de Chypre, tout récemment.

Fait à noter, le seul but accordé par l'équipe canadienne dans ce tournoi le fut en finale.

Il faut le préciser, l'équipe canadienne est en préparation, donc en évaluation du personnel; si elle a joué des minutes de qualité tant en Chine qu'à Chypre, Josée Bélanger n'est toujours pas assurée d'un poste.

La formation finale d'Équipe Canada ne sera dévoilée qu'à la fin du mois d'avril.

«J'ai joué entre 60 et 70 minutes par match et j'ai fait le 11 partant à Chypre; c'est très encourageant, mais je ne tiens rien pour acquis. J'ai eu une dernière grosse année et demie de préparation où je devais me remettre à niveau, retrouver la vitesse internationale, la prise de décision et les enchaînements techniques. Et si je suis revenue au niveau désiré, sur plusieurs aspects, j'ai même dépassé mes attentes. Bien sûr, j'espère être choisie, on pratique ce sport pour se rendre aux plus hauts niveaux.»

Si le volet personnel est plus que positif, le volet collectif l'est tout autant, confirme Bélanger.

Meilleure atmosphère dans l'équipe

Les changements apportés à la direction de l'équipe ont changé l'atmosphère dans l'équipe et autour d'elle.

C'est l'Anglais John Herdman qui a pris la direction de l'équipe à compter de 2011, en relève à l'Italienne Carolina Morace. L'équipe canadienne venait de connaître une désastreuse présence à la Coupe du monde 2011 avec trois défaites en autant de rencontres, ce qui a précipité une vague de changements.

«Je savoure pleinement mon expérience actuelle; le nouveau staff mise sur la compétition et sur tous les aspects de la préparation. La direction est claire. On est vraiment bien préparées et encadrées; on a des thérapeutes physiques, des psychologues sportifs. C'est excitant de voir qu'on nous prépare à être à notre top pour la Coupe du monde. Disons que l'ancienne administration misait un peu trop sur la compétition à l'interne, entre les filles», a dit Bélanger, qui occupe la position d'attaquante latérale.

Les filles ont encore deux matchs préparatoires au menu dans les prochaines semaines; elles seront en France le 9 avril pour y affronter une équipe française régénérée, et elles croiseront de nouveau le fer avec l'Angleterre le 29 mai, à Hamilton.

L'équipe canadienne est présentement classée 9e au monde; le Japon (qui a gagné la dernière Coupe du monde), les États-Unis (championnes olympiques à Londres), de même que la France et l'Allemagne sont les quatre grandes puissances féminines.

Les Canadiennes démarreront leur parcours à la Coupe du monde Féminine de la FIFA, Canada 2015 le 6 juin face à la Chine au Stade du Commonwealth à Edmonton.

L'équipe devra ensuite se mesurer à la Nouvelle-Zélande (11 juin à Edmonton) et aux Pays-Bas (15 juin à Montréal) pour tenter de se hisser au sommet et poursuivre en ronde éliminatoire en route vers la finale, le 5 juillet à Vancouver.

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